Enfances & Psy
érès

I.S.B.N.2-7492-0103-9
160 pages

p. 140 à 147
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Dossier

no21 2003/1

2002 enfances & PSY Dossier

« Ça me fait du bien, on parle et on partage »

Le récit d’une mère

Annick Le Nestour Maya Gratier Annick Le Nestour, psychiatre, est praticien hospitalier à l’Aubier, 7e Intersecteur des Hauts-de-Seine, eps érasme.Maya Gratier est psychologue clinicienne, laboratoire de psychologie clinique et pathologique, Université René Descartes, Paris V.
Madame M. a dit lors de la première consultation : « Personne ne s’est intéressé aux aspects positifs de ma personne dans mon enfance. » Elle passera de longues séances à retrouver le peu d’amour et d’affection parentale et grand-parentale dans le tourbillon d’une enfance qui s’est déroulée sous le sceau de la violence et des dérapages incestueux annulant tout repère.
Madame M. avait confié à la psychologue de la crèche de l’hôtel maternel où elle vivait qu’elle n’arrivait pas à changer la couche de son fils Charles-Édouard, alors âgé de 9 mois, parce qu’il bougeait trop : elle avait peur de s’énerver et de devenir violente. Elle était encore aux prises avec une dépression importante. Son mari était décédé du sida durant la grossesse. Elle avait subi précédemment une interruption de grossesse thérapeutique au cours d’une hépatite aiguë fulminante avec coma. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle avait appris sa séropositivité.
Dès la première consultation, Madame M. avait pressenti qu’elle devait, malgré son enfance particulièrement traumatique, réunir toutes les ressources existantes en elle pour ne pas sombrer dans la répétition.
Un travail de thérapie hebdomadaire lui a permis, en s’appuyant sur notre empathie, de développer dans l’observation de son fils une intuition particulièrement fine quand elle racontait ses histoires d’enfance.
Mais laissons-la parler. L’entretien de recherche s’est déroulé après une année de prise en charge alors que Charles-Édouard avait vingt mois.
Maya Gratier : En quoi les professionnels du service vous ont-il aidée ?
Madame M. : Quand on est déstabilisée, on ne sait pas ce qu’on doit faire. Quand on m’a envoyée ici, j’étais, comment dire… perdue. Ce que l’on m’a apporté ici m’a beaucoup aidée, car lorsque j’étais jeune comme lui (elle montre son enfant), je n’ai pas eu le privilège d’avoir de l’attention. Bien sûr que j’avais un foyer, mais mes parents n’étaient stables ni l’un ni l’autre et nous, quand nous sommes arrivés les uns après les autres – neuf en dix ans –, cela a été très dur. On n’avait pas l’attention et l’amour qu’on aurait dû avoir. Ma mère n’était pas la maman qu’elle aurait voulu être parce que c’est vrai qu’elle aurait voulu nous apporter ce qu’elle n’avait pas reçu. C’était très dur et moi, j’ai peur de reproduire sur mon fils ce que ma mère a reproduit sur moi : à savoir des coups, des choses comme ça.
Ma mère a cherché à nous aimer, mais elle n’a pas réussi à l’exprimer.
Ici, on vous a soutenue, on vous a aidée à vous retrouver comme mère, comme bonne mère pour votre fils ?
Madame M. : Bonne mère, c’est un très grand mot. Ils m’ont apporté des conseils. J’ai arrêté de tout regarder en négatif. Ils m’ont montré qu’un enfant, il faut le laisser faire telle et telle chose, par exemple être curieux.
La curiosité pour nous, c’était un vilain défaut, une faute. Il fallait prendre ce qu’on nous donnait et pas chercher à savoir plus loin. Moi, ça m’a beaucoup gênée dans ma vie, des choses comme ça. Alors quand on m’a dit « Vous pouvez laisser votre fils, il faut le laisser découvrir », cela a été quelque chose de fort.
La curiosité, c’est une qualité alors ! Quand on m’a dit ça au bout de quarante ans, j’étais déstabilisée, quoi …
Vous avez découvert beaucoup de choses ?
Madame M. : Oui, mais cela a été très dur pour moi au départ. C’était fort de retourner dans le passé pour éviter de faire des erreurs dans le présent. Certaines choses… C’est très dur, il y a toujours des choses que je n’arrive pas à accepter.
Par rapport à quoi ? à votre passé ?
Madame M. : Oui, il y a des choses totalement négatives dans mon entourage et qui deviennent, aujourd’hui, un peu positives. Alors, c’est dur à gérer. C’est vrai qu’avec lui (Charles-Édouard), par sa façon totalement inattendue de vivre et de voir les choses, je me laisse guider. Je crois que c’est lui qui est presque mon professeur plutôt que moi son éducateur.
Que dire du travail des professionnels avant l’Aubier ?
Madame M. : J’ai été gâtée avec l’assistante sociale formidable qui m’a guidée depuis 1994. Elle travaillait en collaboration avec le médecin de l’hôpital de jour. J’ai pas eu beaucoup de choses à faire. Tout s’est fait au fur et à mesure comme, par exemple, téléphoner à tel docteur, puis tel autre. J’ai rien eu à faire. J’étais comme un enfant guidé par des parents. Cela a été pour moi une chose très forte, car à cette époque j’étais perdue. Je n’aurais rien pu décider moi-même. Ça a été un privilège pour moi, cette as !
Et puis, j’ai apprécié la communication entre tous. On me disait « fais ça », je le faisais, j’étais déstabilisée, j’allais aux rendez-vous sans me poser de questions. Vous savez, j’étais épuisée, j’habitais au cinquième sans ascenseur. Et puis, avec Charles-Édouard par la suite, c’était encore plus épuisant ; c’est là que l’as m’a trouvé le centre maternel.
C’était le temps de partir, c’est là qu’il a commencé à bouger. Pourtant, tout est devenu difficile. Très jeune, il ne voulait plus, comment dire, de la poche kangourou, ni ci, ni ça… il fallait que je trouve quelque chose, je ne savais pas ce que ça allait faire si je restais comme ça.
Et ensuite, il y a eu l’Aubier.
Qu’est-ce que vous y avez rencontré de spécifique ?
Madame M. : Beaucoup plus d’assurance et de sécurité de moi-même. Je me suis sentie plus entourée, plus sûre de moi. Il reste encore des choses négatives, mais c’est moi-même qui me sent encore trop négative de moi-même, c’est pas l’entourage. Ici, on m’encourage beaucoup.
Charles-Édouard, lui aussi, il m’aide beaucoup quand je suis découragée pour certaines choses. Je dis toujours « c’est mon mari qui voulait cet enfant », mais il est décédé de cette maladie qui l’a emporté en peu de temps. Je me suis retrouvée seule attendant cet enfant que moi-même… enfin, que j’avais accepté pour lui. Puis, je me suis trouvée face à face avec cet enfant qui grandissait en moi. Il ne bougeait plus, j’ai cru en être débarrassée, j’étais épuisée, le décès de son père. Et puis… il bougeait plus… je me suis ressaisie, j’avais l’angoisse qu’il soit mort.
Et puis l’accouchement, alors, là c’était extraordinaire. Une infirmière m’a dit : « Voilà votre fils. » J’ai dit : « Mais, qu’est-ce que je vais en faire ? » L’infirmière a répondu : « Vous allez apprendre avec nous, tout s’apprend au jour le jour, il n’est jamais trop tard. » Quand je suis arrivée ici, j’en ai beaucoup parlé avec le Dr L. qui m’a encouragée et toutes les personnes qui m’entourent et maintenant, ça va beaucoup mieux.
Il faut bien dire, l’instinct maternel, en vérité, je n’en ai pas. L’enfant, c’est une responsabilité pour le faire grandir, lui donner de la force, de l’amour. On essaie d’aller plus loin, mais parfois, il va trop vite pour moi.
Qu’avez-vous trouvé ici, pour votre prise en charge qui puisse être important à dire.
Madame M. : Au début, j’étais un peu surprise. Il y a eu un rendez-vous, deux, et puis j’ai commencé à comprendre que je viendrais une fois pas semaine.
Je me suis demandée : « Mais où suis-je donc ? C’était comme un cercle. J’avais vu une pancarte “Centre du Tout-Petit”. » J’ai réfléchi, j’avais eu des cours de formation pour les personnes âgées. Là, j’avais appris qu’un être humain, ça a des capacités, des déterminations autres que ce que je pensais à ce moment-là. C’est pour ça que ça m’a intéressée.
Et puis, avoir des enfants, je ne me sentais pas prête. Alors, il y a eu les circonstances. Charles-Édouard est arrivé malgré nous. Mon mari m’a trahie. Il ne m’avait pas dit qu’il était séropositif. Cet enfant est sous haute surveillance depuis les débuts de ma grossesse pour… enfin, pour qu’il soit en bonne santé, c’était un gros risque.
Mais peut-être y a-t-il des points positifs dans ces prises en charge mais aussi des points de ressemblance ?
Madame M. : C’est difficile de gérer une maladie comme celle-ci, une maladie importante, mais qui ne se voit pas. Des fois, on me dit : « Tu devrais te remarier » mais quand on a cette maladie, comme elle évolue, le mariage, ce serait difficile même s’il y a des précautions. La pilule, c’est pas mon style. Je suis suivie à l’hôpital. Des fois, je suis démontée, je voudrais aller de l’avant, mais il y a toujours des limites qui font que… c’est peut-être une phrase banale mais quand Charles-Édouard s’est endormi dans mes bras avant-hier soir, il a fait « au revoir papa ». C’est très dur quand il me parle de son père. Je lui ai expliqué « Là-haut, Jésus… ». Mais lui, il le prend en dansant et en chantant. Pour moi, c’est très dur. Ça me rend joyeuse pour lui, mais pour moi, ça me fait très mal encore.
Avez-vous apprécié d’être reçus tous les deux par deux thérapeutes ?
Madame M. : Ça m’aide. L’évolution de Charles-Édouard est tellement rapide qu’il fait des choses que j’attends pas. Par exemple, il met déjà des carrés, des triangles dans les trous correspondants. On m’a dit qu’il était avancé. C’est vrai, pour la musique aussi. Pour lui, c’est magnifique. (Elle caresse alors la tête de Charles-Édouard en le regardant tendrement.)
Mais, ceci me renvoie à une double responsabilité car il faut parfois mettre des limites, des limites pour deux personnes et bien des fois, c’est difficile. Je peux être trop sévère dans un sens, je me reprends, alors il s’en aperçoit et il en profite pour renchérir. C’est pas évident.
Venir à l’Aubier, cela vous aide plus vous ou plus Charles-Édouard ?
Madame M. : Il faut dire la vérité, c’est peut-être égoïste, mais c’est plus moi. Lui, il est à l’aise, il se fait des copains avec les personnes de l’équipe du service. Il va au groupe des enfants et, là aussi, il se fait des copains. Pour moi, c’est plus difficile pour certaines choses. Pour réussir à aller de l’avant, c’est dur car il faut toujours reparler, revenir au passé. Ça fait mal quand on appuie sur certaines choses qu’on ne voudrait plus avoir. Et voilà qu’on est obligé de repasser par là pour avancer, c’est dur, des fois.
Il y a des moments de silences qui vous font arracher des souvenirs du passé.
Quand on y repense, ça soulage un peu mais pour les sortir, c’est dur toutes ces choses qu’on a préféré oublier (très émue).
Ça fait du bien maintenant, oui. Charles-Édouard, c’est un petit garçon étonnamment éveillé, heureux et fier de lui. C’est sûr, le travail ici a soulagé beaucoup de choses.
Les grands-parents paternels sont au pays. Je ne peux pas y aller.
Le taux viral de ma personne empêche les vaccinations. J’ai le virus mais pas la maladie. (Madame M. raconte toutes les précautions qu’elle prend pour ne pas contaminer l’enfant).
Lui, c’est une bénédiction, un miracle. Il est né négatif 100 %, et il est toujours en très bonne santé (elle le regarde amoureusement).
Vous pensez venir ici pendant combien de temps ?
Madame M. : Aussi longtemps que Dieu le permettra. Je viendrai parce que j’en ai besoin. C’est difficile à dire. Je me sens plus en sécurité, plus en famille. Je reconnais que même si certains conseils me semblent négatifs, ils deviennent positifs. Tant qu’ils m’aident et me font du bien, je viendrai ici.
(À son enfant, elle dit : « Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? » Elle le prend dans ses bras et l’embrasse.)
Vous avez l’impression que Charles-Édouard aime bien venir ?
Madame M. : Ah oui ! dès qu’il entend le mot Aubier, il monte dans sa poussette. Quand hier soir j’ai dit que j’y allais seule, il était déçu. Alors, je lui ai dit : « mais demain, on ira ».
Vous avez été étonnée quand on vous a proposé un rendez-vous toutes les semaines. Et maintenant, qu’est-ce que vous en pensez ?
Madame M. : Maintenant, ça me paraît logique. Il faut pouvoir parler, puis laisser décanter les choses. Il y a des moments où l’on a du mal à s’exprimer. Ah, puis je me dis « j’aurais dû en parler », mais ça n’est pas venu sur le coup ; ça vient après. J’emmagasine mais des fois, ça s’efface. Continuer à réfléchir, cela se poursuit, je calcule le pour et le contre parfois lorsque je dois parler, pour savoir si ça va m’aider ; car c’est sûr, seule, je perds mes limites. Il me pousse à bout, il veut continuer même s’il est fatigué. Je lui dis : « Moi aussi, j’ai mes limites. Je range les jouets, tu les déranges. Si tu continues comme ça, je ne vais pas y arriver. J’ai le dîner, le coucher à préparer. »
Il a l’air d’avoir compris. Je lui parle souvent, sinon, je me fâcherais, ça c’est sûr. Ici, ils m’ont aidé à comprendre que mon enfant pouvait comprendre.
Il y a des limites, il lui faut aussi des limites. Je lui dis non quand il renverse tout.
Tout le monde me dit que je suis courageuse, mais je n’arrive pas à le reconnaître. C’est là la question.
Elle s’adresse à l’enfant : « Toi, qu’est-ce que tu en penses ? je suis courageuse ou pas ? » Il y a un moment de silence, dans le calme.
Si vous deviez expliquer à une amie ce que l’on fait ici…
Madame M. : Je lui dirais tout simplement : « Ça m’a rendue service à moi et peut-être ça pourrait te servir. » Je lui dirais : « Moi, ça me fait du bien, on parle et on partage. Charles-Édouard trouve son compte ici, c’est donc que c’est bon » (elle calme l’enfant qui s’agite en l’installant confortablement sur ses genoux).
Au centre maternel, c’est pareil, ils m’aident à trouver des solutions, par exemple, Coup de Pouce.
Je ne savais pas qu’un enfant pouvait comprendre. Quand j’ai dû le laisser, ils m’ont dit, comme ici : « Il comprend. » Mais quand je suis venue le chercher, il s’est jeté dans mes bras ; je devais donner un papier, il a eu peur que je l’abandonne, je me suis alors rendu compte qu’un enfant comprenait bien ; ça m’a fait tout drôle.
Que pensez-vous des institutions qui s’occupent des parents et des enfants ?
Madame M. : Je suis positive là-dessus. Il vaut mieux ça qu’avoir un enfant maltraité ! Personnellement, je suis contre l’avortement ; je préfère qu’un enfant soit donné à une famille où il sera heureux mais je suis contre la naissance sous X. Une mère a le droit de voir son enfant. Tous ces établissements facilitent qu’on se stabilise dans la vie. C’est important. Pour moi, c’est une bénédiction que les professionnels comprennent qu’il faut aider les parents, des mères comme moi pour le bien-être de l’enfant plutôt que d’être tapé. S’il y avait eu ça à mon époque, j’aurais été contente. J’étais chez mon oncle et ma tante, mais je ne me sentais pas chez moi. C’est important qu’un enfant voie sa mère, mais c’est important aussi qu’il existe des institutions pour soulager quand une mère est débordée.
Et les liens entre les différents professionnels, leurs communications entre eux ?
Madame M. : C’est positif parce que si un professionnel voit blanc et l’autre noir, c’est comme si un enfant grandissait dans la guerre ; pour moi, c’est pas bon, j’en sais quelque chose ! Il faut que les professionnels partagent et si ça arrive, alors c’est merveilleux ; c’est dur quand on connaît pas la personne à qui on va se confier. Même si elle dit qu’il y a le secret professionnel, on se méfie : après est-ce qu’elle ne va pas nous trahir ? J’ai toujours eu peur de ça même ici, au départ.
Quand j’ai vu que je pouvais faire confiance, je me suis lancée. Je le faisais pour voir, mais, intérieurement, j’étais mal à l’aise, j’avais peur jusqu’au jour où j’ai réalisé que je pouvais vraiment me confier.
Comment l’avez-vous réalisé ?
Madame M. : Par le contact. Avec la personne devant soi, comment elle se comporte à l’égard de vous. Parce qu’il y en a à qui vous faites confiance et qui vous trahissent, c’est pas qu’elles soient méchantes, mais ça fait très mal.
Madame M. fait alors référence au fait qu’un médecin avait parlé de ses taux viraux en présence de sa sœur et aussi du sirop qu’elle appelait « vitamines » pour Charles-Édouard afin que personne ne sache rien de leurs traitements à tous deux.
Qu’est-ce qui vous a donné confiance, ici ?
Madame M. : La confiance, je l’ai trouvée dans le sourire, la chaleur de l’accueil. Ça c’est important. Quand vous êtes bien accueillie, vous avez envie de rester, mais ensuite, quand le repas est bon, alors vous avez encore plus envie de rester. Le médecin sait vous mettre en confiance, vous rassurer, vous encourager. C’est merveilleux pour moi, personnellement, pourtant, ça a été très dur au départ.
Madame M. associe alors sur le début de sa grossesse : « Mon mari est parti et Charles-Édouard est arrivé, j’ai pas eu le temps de réaliser tout ça ; je savais plus ce que je devais faire ; heureusement, les professionnels étaient là ! »
*
À la relecture de cette cassette que Madame M. avait souhaité revoir, les échanges avec les thérapeutes ont été extrêmement fructueux. Au moment où elle parle de la rupture avec sa famille alors qu’elle avait 22 ans (le frère aîné a repris l’exploitation familiale où elle travaillait alors beaucoup, « comme un homme »), Madame M. exprime de nouveau comment elle ne s’est plus senti de place.
Le thérapeute questionne : « Et maintenant, regrettez-vous cette place d’homme ou êtes-vous contente de votre condition de femme ? »
Après quelques secondes, Madame M. répond : « Si je n’étais pas une femme, je n’aurais pas pu être mère. Et elle ajoute, très émue : Alors, je n’aurais pas fait Charles-Édouard ce (elle cherche son mot) ce chef-d’œuvre comme vous m’avez dit vous-même une fois. »
Charles-Édouard a été accueilli dans cette institution de voisinage quand Madame M. a été hospitalisée. Il avait 12 mois.
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis