De l’appréhension cognitive au plaisir d’apprendre
Marie-Luce Verdier-Gibello
En s’appuyant sur son expérience professionnelle, au carrefour de
la pédagogie, de la clinique et de la psychothérapie, l’auteur propose une
réflexion sur l’articulation dynamique des apprentissages individuels spontanés
et des apprentissages collectifs imposés. Elle insiste sur la métamorphose de
la pensée et de la vie relationnelle, qui s’opèrent au cours des deux premières
années de la scolarité primaire, lorsque les enfants ont une maturité
suffisante et suffisamment de temps pour s’inscrire en leur nom dans la réalité
scolaire. Elle rappelle l’influence déterminante de cette période de passage
entre la petite et la grande enfance, sur les investissements cognitifs et
narcissiques qui garantissent, à long terme, les potentialités adaptatives de
l’individu. Selon qu’ils ont été initiés avec soin, ou seulement « affranchis »
en hâte, les enfants n’ont pas le même destin. Il incombe aux « passeurs » qui
croisent leur chemin d’être suffisamment clairvoyants et suffisamment exigeants
pour les interroger et restaurer leur capacité d’investir pour eux-mêmes leur
quête cognitive.
Mots-clés :
Apprentissages, créativité, quête cognitive, omnipotence infantile, théories infantiles, groupe des pairs.
• Le poète et l’écolier
• Affranchis et initiés
• Maîtres et passeurs de l’enfance
• Bibliographie