2003
enfances & PSY
Dossier
Comment les enfants apprennent à écrire
Yves Le Roux
Yves Le Roux est psychomotricien, formateur de professeurs
des écoles, docteur en Sciences de l’éducation
Apprendre à écrire nécessite un certain niveau de développement
moteur, perceptif, intellectuel et affectif. Tout ce qui favorise ces divers
aspects du développement est donc favorable à l’apprentissage de l’écriture.
D’où la pertinence d’une éducation psychomotrice dès l’école maternelle et
jusqu’à la fin de l’école élémentaire. L’enseignement spécifique de l’écriture,
qui vise l’apprentissage du tracé des lettres et de leur liaison, s’intègre à
cette éducation. Afin de le concevoir au mieux, le professeur des écoles ne
peut se satisfaire de recettes pratiques mais doit approfondir ses
connaissances sur l’acte graphique et sur le développement de l’enfant.
L’observation constitue pour lui le fondement d’une pratique pédagogique
adaptée aux besoins des enfants.
Mots-clés :
Écriture, éducation psychomotrice, apprentissage de l’écriture.
Écrire, c’est exprimer sa pensée par le langage écrit, par les
mots, les phrases, le texte. Mais c’est aussi et d’abord tracer ces ensembles
organisés de lettres, de signes. Et c’est cette première acception du terme
écrire qui va retenir ici notre
attention. J’exclurai de mon propos toute autre forme d’écriture que celle que
réalise la main avec un outil scripteur et que nous appelons écriture
manuscrite. Comment les enfants apprennent-ils donc à tracer les lettres et à
les assembler pour former des mots puis du texte ?
Désirer grandir pour pouvoir écrire
Certaines conditions sont nécessaires à cet apprentissage. Il
faut une maturation perceptive et motrice suffisante, cela va de soi, mais
aussi un certain niveau de développement intellectuel : il est en effet
nécessaire que l’enfant accède au sens du signe, à la fonction sémiotique. Il
faut aussi une certaine maturité affective : l’enfant doit avoir le désir de
grandir, car le langage écrit, c’est le langage « des grands ». Et ce n’est pas
forcément si facile d’accepter de grandir : cela suppose un renoncement.
Apprendre à écrire n’est pas une simple acquisition en termes d’avoir ; c’est
aussi et sans doute surtout une évolution en termes d’être. Le travail de
thérapeute donne souvent l’occasion de le constater. Je l’illustrerai par un
exemple. Pierre est en cp, donc dans
la classe où l’apprentissage de l’écriture tient une place considérable, et
c’est justement cet apprentissage qui lui pose problème. L’examen psychomoteur
ne révèle aucune difficulté perceptivo-motrice qui pourrait expliquer ce
problème. Lors des premières séances de thérapie, Pierre investit le jeu
symbolique dans lequel il répète toujours la même situation : je suis son père
qui meurt. Au cours d’un entretien où Pierre est présent, son père raconte
qu’il a perdu son propre père lorsqu’il avait huit ans. Grandir représente
probablement pour Pierre le risque de voir son père mourir. Ne pas réussir à
apprendre à écrire peut donc constituer une tentative d’empêcher son père de
mourir. Lors de séances suivant cet entretien, Pierre change de jeu puis,
progressivement, investit l’activité graphique. À l’école, il progresse dans
l’apprentissage de l’écriture… puisque c’est à l’école que se fait en grande
partie celui-ci.
Écriture et développement sensori-moteur
Mais quand a lieu cet apprentissage de l’écriture ? Car s’il
fait l’objet d’un enseignement scolaire, essentiellement en fin d’école
maternelle et en début d’école élémentaire, il commence sans doute bien avant
et se poursuit après. « La nécessité des exercices préparatoires à l’écriture
est une notion bien établie depuis un siècle » écrivaient Julian de
Ajuriaguerra et Marguerite Auzias (1960) qui ont classé ces exercices en deux
grandes catégories : d’une part les exercices moteurs et sensoriels, d’autre
part les exercices graphiques. Ceux de la première catégorie concernent
l’éducation physique et sportive et l’éducation des gestes qui peut se faire à
travers des activités manuelles (modelage, découpage, collage, enfilage, etc.),
ainsi que les jeux sensoriels et perceptifs (éducation de l’orientation
spatiale, éducation des directions et tracés dirigés, éducation du sens des
dimensions, éducation de l’attention à partir d’exercices de perception et de
mémoire des formes, exercices « sensoriels » de Maria Montessori). La seconde
catégorie, celle des exercices graphiques, comporte des tracés libres, des
dessins libres, des dessins décoratifs, des tracés dirigés, réguliers et précis
et l’étude de lettres. On peut donc se demander avec Ajuriaguerra et Auzias «
où commencent et où finissent les exercices préparatoires à l’écriture ». Ce
qui apparaît clairement, c’est que l’enfant doit développer suffisamment ses
capacités motrices et perceptives pour pouvoir apprendre à écrire et que
l’école maternelle met en place des situations pédagogiques propres à favoriser
ce développement. Mais celui-ci s’effectue aussi en dehors de l’école, dès lors
que l’enfant exerce sa motricité et ses sens. Les activités extra-scolaires,
qu’elles s’exercent dans le cadre familial ou dans des lieux d’éducation,
contribuent indirectement à l’apprentissage de l’écriture. À propos des sens,
il convient de préciser que les cinq sens ne correspondent pas à l’intégralité
de la sensitivité ; ils ne traitent que les informations dites extéroceptives,
celles qui parviennent de l’extérieur du corps. Mais les informations
proprioceptives, celles issues des muscles, des tendons, des articulations et
de l’oreille interne, sont fondamentales pour la construction de l’espace
visuo-moteur. On comprend leur importance pour l’apprentissage de
l’écriture.
Au-delà des capacités perceptives et motrices, l’écriture met
également en jeu des capacités intellectuelles et affectives dont le
développement peut aussi être favorisé par la pédagogie. Il n’est pas question
pour autant de confondre les rôles : l’enseignant n’est ni le parent ni le
thérapeute de ses élèves. Mais, si l’enseignant n’est pas le seul à devoir se
préoccuper de ce développement, il n’en reste pas moins que c’est aussi son
rôle. Une éducation psychomotrice à l’école prépare et accompagne
l’apprentissage de l’écriture. En maternelle, « la priorité revient à la
formation des attitudes affectives et à l’équilibre de la fonction énergétique
» (Le Boulch, 1998), et le travail effectué dans ce sens se prolonge « par
l’amélioration des fonctions psychomotrices opératives, porte d’entrée à la
rationalité » ; ces fonctions concernent l’ajustement, qu’il soit
sensori-moteur ou cognitif (programmé mentalement), et la perception du corps
propre et des données extéroceptives (objets, espace, temps). Ainsi, l’enfant
va pouvoir progressivement passer de l’impulsivité à l’ajustement contrôlé, à
un niveau de vigilance favorable à l’exercice et au développement de
l’intelligence. Il va structurer son schéma corporel et parvenir à une image
du corps orientée opératoire. On
pourrait concevoir l’éducation psychomotrice comme extérieure aux
apprentissages scolaires tels que celui de l’écriture. Mais on peut aussi, avec
Le Boulch, considérer l’enseignement de l’écriture comme un élément de
l’éducation psychomotrice, car il « sollicite de nombreuses fonctions
psychomotrices » : l’ajustement postural avec prise de conscience, le contrôle
tonique, l’indépendance segmentaire, l’habileté manuelle, l’orientation
spatiale. Dans cette perspective, l’apprentissage de l’écriture s’intègre à
l’éducation psychomotrice qui se poursuit au cycle 2 pour favoriser le
développement de l’enfant.
Investissement du corps, investissement de l’écriture
Dans l’apprentissage de l’écriture, ce n’est pas seulement la
trace laissée qui nous intéresse, mais surtout l’acte qui produit cette trace
et le sujet de cet acte, l’enfant, dont il s’agit de favoriser le
développement. La trace n’est que le résultat de l’action d’un sujet scripteur
qu’il convient de prendre en compte en essayant tout d’abord de favoriser son
investissement du langage écrit, « ce rapport à l’écriture [qui] est le plus
généralement inséré dans un rapport au monde, matériel et social »
(Barré-de-Miniac, 2000). On peut aussi affirmer que ce rapport au monde est lié
au rapport à soi-même dans sa corporéité même. L’investissement de l’écriture
passe par un investissement du corps propre, de sa motricité, en dehors et dans
le cadre de l’enseignement de l’écriture.
Le Boulch (1998) propose pour l’école des activités
correspondant aux différentes fonctions psychomotrices qu’il s’agit de
développer à travers cet apprentissage. Il propose également des exercices
graphiques de reproduction de formes dérivant de la courbe et de formes
dérivant du trait, des exercices graphiques orientés de gauche à droite
destinés à permettre « la bonne synchronisation gauche-droite du graphisme et
de l’automatisme de poursuite visuelle » et des exercices de succession de
formes de gauche à droite et d’intégration des notions d’avant et après en
fonction de cette orientation dextroverse (de gauche à droite) : association
avant-gauche et après-droite. On trouve de tels exercices graphiques dans les
précédents ouvrages de Le Boulch et dans bon nombre de livres d’enseignement de
l’écriture destinés aux enseignants. Quant aux exercices concernant la
motricité en dehors de la motricité manuelle et du graphisme, ils sont
généralement associés à l’éducation physique et sportive. C’est le problème du
cloisonnement disciplinaire de l’école qu’une conception psychomotrice de
l’éducation peut permettre de dépasser.
Le rapport à l’écriture interroge aussi le mode d’évaluation
associé à cet apprentissage. Que signifient les notes et/ou appréciations
portées par l’enseignant sur le cahier de l’élève ? Comment l’évaluation
peut-elle conduire l’enfant à porter davantage d’intérêt à l’activité de
scripteur et à s’y considérer en tant que sujet ? Marie-Thérèse Zerbato-Poudou
(1994) fait sur ce point une proposition tout à fait intéressante : elle
suggère d’établir des critères de réussite et de réalisation qui vont permettre
à l’enfant de s’auto-évaluer. Les critères de réussite concernant le
fonctionnement du code, les aspects formels et conventionnels, sont «
relativement stables et collectivement reconnus » ; les critères de réalisation
sont individuels et évolutifs car « il s’agit des savoir-faire techniques et
procédés utilisés par les élèves pour fabriquer le produit ». Cela permet de
modifier le rapport à l’évaluation : « L’évaluation est appréhendée dans sa
fonction de régulation plutôt que dans sa fonction de mesure, de contrôle et de
conformisation. La situation d’apprentissage proposée sollicite la
verbalisation des critères dans le but d’améliorer le fonctionnement des élèves
en apprentissage. L’analyse de leurs travaux repose sur une pratique
d’évaluation des résultats de l’action mais également de l’action elle-même.
»
Avant d’évaluer, il faut apprendre, et cet apprentissage doit
être organisé, structuré. L’écriture s’apprend… l’écriture s’enseigne.
L’apprentissage de l’écriture résulte en partie d’un enseignement
indispensable. On ne peut pas laisser les enfants découvrir seuls la manière de
tracer les lettres et de les lier. Il « semble que c’est
après 5,6
[1] que les enfants tirent le plus parti de
l’enseignement qu’ils reçoivent sur le plan de l’écriture » (Auzias et coll.,
1977) C’est aussi le point de vue de Liliane Lurçat. Les programmes actuels de
l’école maternelle, qui parlent d’une « exploration » du geste graphique,
précisent que celle-ci « ne sera pas totalement aboutie à la fin de l’école
maternelle et devra donc être poursuivie à l’école élémentaire ». La tenue de
l’instrument scripteur fait l’objet d’un apprentissage dès l’école maternelle.
Si les programmes officiels parlent d’exploration, il ne peut s’agir d’une
simple exploration libre ; l’enseignant montre, enseigne cette façon de tenir
l’outil. Et, comme pour toute action motrice, l’exercice permet ensuite
l’affinement du geste. L’acquisition de l’écriture cursive (minuscule et
majuscule) relève, selon le ministère de l’Éducation nationale, du cycle 2 et
l’écriture doit encore s’exercer au cycle 3. Le législateur a beau affirmer que
« le développement et l’enrichissement du geste graphique relèvent à la fois
d’un processus de maturation et de l’action attentive de l’enseignant », les
indications pédagogiques qu’il fournit demeurent succinctes. C’est à
l’enseignant d’élaborer sa pédagogie de l’écriture. Quels pourront donc être
ses repères pour que l’enfant apprenne au mieux à écrire ?
Comprendre l’acte d’écrire
Une compréhension de l’acte même d’écrire paraît indispensable
pour concevoir son apprentissage. Il s’agit alors de l’appréhender non
seulement chez l’adulte, mais aussi et surtout chez l’enfant qui l’apprend, en
tenant compte de son niveau de développement. Autrement dit, les enseignants ne
peuvent faire l’économie ni d’une connaissance de l’acte d’écrire ni d’une
connaissance du développement de l’enfant. Certes, des ouvrages de pédagogie
pratique ont été écrits à leur intention, leur indiquant ce qu’ils doivent
faire, mais ces documents ne peuvent constituer des recettes à appliquer et ne
dispensent pas d’un regard critique fondé théoriquement, et ce d’autant moins
que les désaccords entre eux ne manquent pas, sans parler parfois de
contradictions internes à un même ouvrage. Le savoir de l’enseignant est donc
ce qui lui permettra une observation de l’enfant à partir de laquelle il pourra
penser ses interventions pédagogiques.
L’acte d’écrire met en jeu la biomécanique dont il faut tenir
compte. Un axe vertébral vertical permet un port de tête sans effort, une bonne
distance des yeux par rapport à la feuille, et une indépendance des membres par
rapport au tronc. La maturation du système nerveux permet l’acquisition
progressive de cette verticalité stable ainsi que de la détente et de
l’indépendance des membres supérieurs. L’attention à ces aspects posturaux est
importante pour la dynamique corporelle et la santé. Il ne s’agit pas d’obtenir
de l’enfant une posture idéale maintenue par effort excessif, mais de lui
permettre l’acquisition d’une posture favorable à l’acte graphique tout en
tenant compte de son besoin de mouvement. Ces éléments sont différents chez le
sujet droitier et chez le sujet gaucher, ce qui a des conséquences sur le
positionnement de la feuille, dans l’hémichamp droit pour le droitier, dans
l’hémichamp gauche pour le gaucher. L’éducation du schéma corporel conscient
fait partie de l’éducation posturale. C’est ainsi que sera favorisé le geste
graphique le plus économique possible, suffisamment rapide et permettant la
lisibilité.
Écrire, c’est tracer des formes dans l’espace. Celui-ci se
construit chez l’enfant à partir de l’action et de la perception. Les
informations proprioceptives sont premières dans cette construction, d’où
l’importance de la motricité active. Faire de l’éducation physique favorise
donc indirectement l’apprentissage de l’écriture. L’enfant identifie les formes
graphiques en se les appropriant par l’action. Certains auteurs suggèrent par
exemple de tracer des lettres avec différentes parties du corps. Lurçat
souligne la nécessité d’un enseignement non seulement de la forme, mais aussi
de la trajectoire, car il ne suffit pas de savoir reproduire la forme d’une
lettre pour que l’écriture soit économique sur le plan moteur. Tracer un
e en trois mouvements, donc avec deux
levers de « plume », n’est pas efficace (l’exemple n’est pas inventé !). Lurçat
(1985) estime que le modèle kinesthésique, c’est-à-dire à main guidée, est le
plus facile ; vient ensuite le modèle visuel cinétique, celui que l’enseignant
trace sous les yeux des enfants, en le commentant éventuellement comme l’a
décrit Auzias (1966). Le modèle kinesthésique pose la question de l’activité
motrice de l’enfant qui est guidé passivement et qui se trouve dans un rapport
de proximité avec l’enseignant qui peut être plus ou moins bien vécu. La
motricité active favorise l’intégration de la forme des lettres, mais celle-ci
peut aussi faire l’objet d’activités de discrimination perceptive, de
reconnaissance d’une lettre parmi d’autres, de verbalisation de sa constitution
: bien tracer une lettre implique de savoir comment elle est faite.
Les lettres étant apprises, il convient d’apprendre à les lier,
de repérer les divers modes de liaison. L’enfant s’habitue à passer d’une
lettre à l’autre sans lever le crayon sauf devant les lettres rondes. Il exerce
ainsi la coordination des mouvements d’inscription (de la lettre) et de
progression (le long de la ligne). Cet apprentissage suppose que l’enseignant
donne des indications à l’enfant, puis l’observe au cours de l’exercice et
intervienne en cas de besoin pour améliorer le geste.
En outre, l’apprentissage de l’écriture met en jeu l’attention
et la mémoire. La copie, en évitant le recours fréquent au modèle, permet de
les développer et facilite la cursivité de l’écriture. Et ce mode de copie
s’apprend, s’exerce.
Nous avons vu que la maturation nerveuse n’est pas encore
achevée à la fin du primaire ; les capacités motrices augmentent donc encore à
cet âge. Ajuriaguerra et Auzias (1964) ont étudié l’évolution de l’écriture
jusqu’à l’âge de 14 ans. Si l’enfant a intégré l’essentiel des formes et
trajectoires des lettres et appris à les lier essentiellement au cycle 2, il
continue à exercer son geste graphique ensuite sous le regard vigilant de
l’enseignant.
Comprendre cet enfant qui apprend
Enseigner l’écriture, c’est éduquer le sujet scripteur. Il
convient de prendre en compte le rapport de l’enfant à l’écriture. Certes,
l’exemple de Pierre, cité au début de cet article, relève du thérapeutique.
Cependant, une attitude compréhensive de l’enseignant qui sait que les
difficultés de l’enfant, qu’elles soient perceptives, motrices, intellectuelles
ou d’investissement de la tâche, ont du sens est un facteur favorisant
l’apprentissage de l’enfant. Plus celui-ci est mis en situation de réussite,
plus il peut investir l’apprentissage et, de ce fait, effectivement mieux
réussir. Il est donc nécessaire de prendre en compte le niveau de développement
réel des enfants, non pas leur âge ; à cet égard, l’organisation de l’école en
cycles pluriannuels
[2]
est tout à fait pertinente, avec la Grande section maternelle qui appartient à
la fois au cycle 1 et au cycle 2.
Comment les enfants apprennent à écrire ? Comme nous l’avons
vu, cet apprentissage commence tôt même si l’enseignement systématique des
lettres et de leur liaison s’effectue à partir de la fin de la grande section.
Le développement des capacités psychomotrices précède et accompagne
l’apprentissage de l’écriture dont l’enseignement peut être considéré comme
élément d’éducation psychomotrice. Le rôle de concepteur de sa pédagogie dévolu
aujourd’hui au professeur des écoles l’engage à approfondir sa connaissance de
l’acte d’écrire et celle du développement de l’enfant. L’observation lui permet
alors d’adapter ses propositions aux capacités de chaque élève.
Quelques difficultés rencontrées par l’enfant et évolution de
l’écriture
Difficulté d’alignement, lettres a et g en deux gestes,
tremblement
Écriture script parce que cursive impossible, difficulté de
proportion des lettres.
Un t pas fini, forme du g et du m, mauvaise liaison ev,
difficulté spatiale dans la liaison ba
·
Ajuriaguerra, J.
de et coll. 1964.
L’écriture de l’enfant, tome I,
L’évolution de l’écriture et ses
difficultés, Paris, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé.
·
Ajuriaguerra, J.
de ; Auzias, M. 1960. « Méthodes et techniques
d’apprentissage de l’écriture », La psychiatrie
de l’enfant, 1960, volume III, fascicule 2, p. 609-717.
·
Auzias, M. 1966.
L’écriture de l’enfant, Paris,
Armand-Colin.
·
Auzias, M. ;
Casati, I. ;
Cellier, C. ;
Delage, R. ;
Verleure, F. 1977.
Écrire à 5 ans ? Paris,
puf.
·
Barré-de-Miniac, C.
2000. Le rapport à l’écriture, aspects théoriques
et didactiques, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du
Septentrion.
·
Lurçat, L. 1979.
L’activité graphique à l’école
maternelle, Paris, Éditions sociales françaises.
·
Lurçat, L. 1985.
L’écriture et le langage écrit de l’enfant en
écoles maternelle et élémentaire, Paris, Éditions sociales
françaises.
·
Le Boulch, J. 1998.
Le corps à l’école au
xxe siècle, Paris,
puf.
·
Ministère de l’éducation nationale. 2002.
Qu’apprend-on à l’école maternelle ? Les nouveaux
programmes, Paris, cndp.
·
Ministère de l’éducation nationale. 2002.
Qu’apprend-on à l’école élémentaire ? Les
nouveaux programmes, Paris, cndp.
·
Zerbato-Poudou, M.-T.
1994. De la trace au sens. Rôle de la médiation
sociale dans l’apprentissage de l’écriture, thèse de doctorat,
ufr de psychologie et sciences de
l’éducation, Université de Provence-Aix-Marseille.
[1]
5,6 signifie l’âge de 5 ans 6 mois.
[2]
Le cycle 1 correspond à l’école maternelle ; le cycle 2 inclut
la dernière année d’école maternelle et se poursuit pendant les deux premières
années de l’école élémentaire ; le cycle 3 est constitué par les trois
dernières années de l’école.