2004
enfances & PSY
Lectures croisées
Lectures
Le corps adolescent,
Annie Birraux, Bayard, 2004
Le livre d’Annie Birraux arrive à point nommé, à un moment où
les questions adolescentes éveillent les préoccupations de nos dirigeants et
des tutelles : suicides des adolescents, accidents de la route, consommations
de cannabis, etc.
L’auteure dépeint, sans moralisme et sans concession aucune, le
tableau socioculturel dans lequel émergent aujourd’hui les pathologies
adolescentes : valorisation des apparences et de l’agir immédiat au détriment
de la pensée, perte des repères symboliques, de la différence des sexes et des
générations – parents qui ont des difficultés à assurer (et à assumer) leur
autorité, fonctions maternelle et paternelle qui tendent à se confondre où
l’adolescent est placé en position de parent de ses propres parents.
Dans ce livre, des détours heureux par l’histoire, la
philosophie, la sociologie, la littérature et les arts viennent enrichir une
clinique psychanalytique déjà solidement documentée. Ainsi, les histoires
cliniques nous font-elles percevoir la complexité des enjeux du rapport de
l’adolescent à son corps. Il s’agirait alors de resituer la marque (ou le
marquage) du corps dans une perspective de recherche du sens et d’inscription
dans une histoire personnelle, familiale et transgénérationnelle.
L’auteure nous rappelle si l’en faut l’importance des tout
premiers échanges mère-bébé, et la naissance de la constitution de l’image du
corps, « dans un maillage du somatique et de la pensée qui différencie
progressivement l’interne de l’externe », processus au fondement même de la
constitution du sentiment d’existence. Le corps adolescent ou comment, à
l’adolescence, refont surface en quelque sorte les ratés de cette étape
primordiale…
Annie Birraux nous aide alors à comprendre différemment les
appels lancés par les corps meurtris, blessés, scarifiés à l’adolescence, comme
autant de messagers du malaise interne certes, mais également comme autant de
tentatives de s’extraire de ce monde interne chaotique et violent, tentatives
d’assurer un lien avec l’extérieur et de maintenir le sentiment de son
unité.
Loin du constat amer et stérile sur une société en perdition,
Annie Birraux nous propose avec ce livre un regard lucide et éclairant, nous
donnant à penser et à repenser les liens ténus entre le corps, ses
représentations et la construction du sujet adolescent dans ses rapports aux
autres et au monde.
Faroudja
Hocini
Humeurs et pratiques d’art-thérapie,
Sous la direction de Jean-Luc Sudres, Guy Roux et
Muriel Laharie, L’Harmattan, collection « Psychanalyse et
civilisations », 2003.
Voici un livre stimulant et dont les auteurs n’ont pas peur de
mettre (raisonnablement) les pieds dans le(s) plat(s) de l’art-thérapie
!
Les professionnels qui travaillent avec des enfants et des
adolescents s’appuient très souvent sur les médiations artistiques. Depuis des
années, l’art-thérapie, les psychothérapies à médiation artistique, les
ateliers d’expression fleurissent et donnent lieu à de multiples pratiques, à
des débats, à des écoles, à des initiatives, qui témoignent d’une diversité et
d’une créativité impressionnantes.
Ce petit livre part d’une idée originale de la Société
internationale de psychopathologie de l’expression et d’art-thérapie (sipe) : publier régulièrement dans sa
Newsletter les « petites humeurs » de
ceux qui s’intéressent, à différents titres, à l’art-thérapie. L’ouvrage
regroupe ainsi une quarantaine de textes d’autant d’auteurs, parfois très
brefs. Ce sont des témoignages, des mises au point, des partages de pratiques,
des réflexions théoriques, des convictions, nés d’une libre expression dans un
cadre souple mais contenant (cela nous rappelle bien entendu quelque chose). Et
le résultat est forcément hétérogène mais vraiment intéressant. Les idées
circulent, les prises de position s’expriment parfois avec fougue, des points
de vue très différents se suivent, et finalement le lecteur, qu’il soit
néophyte ou lui-même en questionnement quant à sa propre pratique de
l’art-thérapie, voit sa pensée bousculée et enrichie.
Parmi les auteurs, on relève quelques noms prestigieux, mais
surtout une grande diversité des professions représentées, toutes « traitées »
de la même façon. Qu’ils soient thérapeute, artiste, infirmier,
psychomotricien, éducateur spécialisé, critique d’art, responsable
d’association, historien, ils ont souvent plusieurs cordes à leur arc (on
devrait dire de nombreuses couleurs à leurs palettes).
Au total, que l’on intervienne auprès d’enfants, d’adolescents
ou d’adultes, il est rare de trouver une telle liberté de ton et une telle
diversité des approches et des regards. On sort de cette lecture avec des idées
nouvelles, des certitudes moins certaines, quelques grincements de dents et
l’envie d’en lire plus pour mieux connaître la pensée de certains
auteurs.
Par les temps qui courent, où tout se passe comme si l’on
prononçait le mot psychothérapie à ses risques et périls, une telle
démonstration de passion, d’énergie, de liberté de créer et d’écrire, et de
tolérance pour la pensée d’autrui est à la fois rassurante et
vivifiante.
Lire Dolto aujourd’hui,
Sous la direction de Claude Schauder,
Édition érès, collection « Actualité de la psychanalyse », 2004
Figure incontournable de la psychanalyse en France, Françoise
Dolto consacra, sa vie durant, son œuvre à la cause des enfants. Se situant aux
confins de la psychanalyse et de la pédiatrie, ce « médecin de l’éducation » –
comme elle aimait à se qualifier elle-même – se démarqua par sa remarquable
intuition clinique et la hardiesse de ses interprétations, au plus près de
l’inconscient, et dont le génie a été de repousser les limites de
l’intervention psychanalytique au premier jour de la vie. Fidèle à la
découverte freudienne et poursuivant le travail initié par ses précurseurs
comme Melanie Klein ou Winnicott, Françoise Dolto a incontestablement contribué
par son travail avec les tout-petits à bouleverser en profondeur le regard posé
sur le petit d’homme en lui reconnaissant son statut d’être de langage et de
désir.
Interrogeant le rôle du psychanalyste dans la cité, Dolto – par
ses prises de position publiques en matière d’éducation – a réussi par un tour
de force à sortir du lieu de la cure pour le déplacer sur la scène sociale et
médiatique. Cette exigence éthique, qui fut la sienne, de transmettre un savoir
et une parole vraie, celle qui parlerait la vérité de l’enfant, a contribué à
une très large diffusion de son enseignement auprès des parents comme des
professionnels. Suscitant tour à tour engouement ou méfiance à son égard, cette
surmédiatisation dont l’impact fut retentissant dans le champ de la
psychanalyse a en tout cas eu pour effet certain d’éviter une étude rigoureuse
que l’œuvre de Dolto mérite indéniablement.
Se dégager de cet apparent pragmatisme clinique qui a fait la
particularité du « style Dolto » pour revenir au texte grâce à une lecture
approfondie des principaux apports conceptuels de son enseignement, voilà donc
ce que proposent avec justesse les auteurs de Lire Dolto aujourd’hui. Rassemblant, sous la
direction de Claude Schauder, les contributions de nombreux psychanalystes,
élèves ou proches collaborateurs de Dolto, cet ouvrage collectif se fait témoin
de l’héritage toujours vivant d’une pensée dont la pertinence clinique et
théorique s’avère plus que jamais d’actualité. L’occasion est ainsi offerte au
lecteur de découvrir, ou de redécouvrir, la complexité de certaines de ses
constructions théoriques relatives au fonctionnement précoce de l’appareil
psychique de l’infans, parmi
lesquelles nous retrouvons ses concepts majeurs d’« image inconsciente du corps
» et de « castrations symboligènes ». Cet ouvrage répond par ailleurs au projet
initial proposé par Claude Schauder, celui de voir se confronter
dialectiquement les théorisations de Dolto à celles de Lacan, unis l’un l’autre
par une solide amitié et un fidèle compagnonnage. S’agissant de « faire
travailler l’écart » entre ces deux figures de la psychanalyse contemporaine,
un certain nombre de questions majeures se verront ainsi mises en tension,
parmi lesquelles la question du sujet, de l’Autre, de la structure et de
l’infantile.
Si l’œuvre de Dolto connut toute une série d’élaborations et de
réélaborations successives, avec son lot nécessaire de contradictions, de
reprises, d’oppositions entre les diverses périodes de sa vie, c’est bien la
marque, nous rappelle Alain Vanier, d’un effort de théorisation constant dont
la contrainte est à la mesure de la difficulté inhérente « aux tentatives de
cerner l’objet même de la psychanalyse ». Derrière ces allers-retours de la
pensée, ce qui organise l’œuvre de Dolto restera ce témoignage sans cesse
renouvelé d’une pratique et d’une conviction unique : l’enfant est par essence
un sujet de langage. Certes, le bébé ne peut encore parler mais, parce qu’il
est tout entier pris dans la fonction symbolique du langage, elle anticipe
qu’il peut écouter, comprendre et être pacifié par une parole vraie si elle lui
est directement adressée. « Avec les mots qui parlaient, nous dit Eva-Marie
Golder, de ce que l’enfant vivait au jour le jour avec ceux qui l’entouraient,
elle lui traduisait ce qu’il en était d’une éthique du sujet. » Dégager
l’infans du langage pervertissant de
l’autre maternel pour lui permettre d’advenir comme sujet désirant à une parole
singulière. Cette éthique fondamentale de la parole fondée sur l’écoute du
sujet-enfant (mais aussi de l’enfant-sujet resté dans l’adulte) constitue cette
part essentielle de l’héritage transmis par Dolto dans le travail avec les
bébés et les tout-petits et dont témoignent, dans leur style et leur
particularité, les contributions de Catherine Mathelin et de Marie-Hélène
Malandrin, cofondatrice de la Maison verte.
Entendre l’archaïque à partir de l’intuition de ce que ressent
un bébé, de ce qu’il éprouve, de ce qui le traverse, conduisit donc Dolto très
tôt à s’intéresser au texte d’avant le langage parlé, texte en deçà « qui se
vit dans le corps et qui laisse des traces qui sont de l’ordre de
l’inscription, de la lettre à déchiffrer ». De cette capacité innée à se mettre
dans la peau du bébé, à trouver les mots qui lui donneront le sens de ses
sensations internes et l’espace « parlable » de ses images du corps,
s’élaborera son concept central d’image
inconsciente du corps dont le tranchant clinique ne manquera pas
d’être rappelé tout au long de cet ouvrage, notamment par Claude Schauder et
Gérard Guillerault. « L’image du corps, dit Dolto (1984), est la synthèse
vivante de nos expériences émotionnelles : interhumaines, répétitivement vécues
à travers les sensations érogènes électives, archaïques ou actuelles. Elle peut
être considérée comme l’incarnation symbolique inconsciente du sujet désirant
et ce avant même que l’individu en question soit capable de se désigner par le
prénom personnel Je, sache dire Je (…). C’est grâce à notre image du corps
portée par – et croisée à – notre schéma corporel que nous pouvons entrer en
communication avec autrui. » Il s’agit donc de ne pas se méprendre sur la
terminologie utilisée par Dolto : l’image du corps est ici tout sauf une image
puisqu’elle se constitue à partir des perceptions sensorielles non scopiques,
telles que le gustatif, l’auditif, le tactile… Appelées à chuter dans
l’inconscient, ces images du corps sont donc par essence non visuelles, non
spéculaires. Là où Lacan inscrivait l’expérience du stade du miroir
(concomitante de l’enracinement narcissique du sujet) dans la catégorie
exclusive du visible, Dolto envisage au contraire l’image comme invisible et la
traite « comme une écriture, à lire ». « L’image inconsciente du corps serait,
dit Vanier, une théorie de l’image pour se déprendre précisément de l’image.
»
Nous voyons en tout cas à partir de cette élaboration se
dessiner l’orientation principale de ce que Dolto vise. Pour chaque enfant,
elle cherche à atteindre l’institution de la séparation symbolique, en
particulier grâce aux « castrations symboligènes » qui ont pour but de couper
l’enfant du corps à corps avec la mère. Partant de la première castration, la
castration ombilicale qui signe la naissance d’un être et qui est le prototype
de toutes les autres, Dolto fait reposer sa théorie non pas sur une castration
symbolique issue de la loi dont le père est le représentant mais sur l’idée de
strates de développement (oral, anal, génital) ayant à chaque fois à être
dépassées par un don – don d’une coupure d’avec la mère, devenue pour
l’occasion agent symbolique de la castration. Ainsi comprises, les castrations
– également appelées « castrations humanisantes » – vont permettre la
symbolisation et contribuer à modeler l’image du corps édifiée sur le rapport
du corps au langage et sur le rapport langagier à autrui.
Si cette conception de la castration ainsi entendue,
c’est-à-dire dégagée de sa dimension phallique, ne va pas sans soulever
quelques questions, ce que n’a pas manqué de faire en particulier Alain Vanier,
il semblerait que le point d’accrochage fondamental qui ait divisé Dolto et
Lacan repose sur le problème des stades de développement. La différenciation
essentielle entre les deux théorisations réside dans le fait que Lacan s’en
tient à une approche structurale de l’infantile, radicalement opposée à la
perspective développementale, alors que Dolto considère que l’on ne peut se
passer, lorsque l’on parle de l’enfant, de la dimension temporelle propre aux
stades. Visant à construire de l’antériorité au sujet, Dolto ira jusqu’à
intégrer dans l’analyse qu’elle fait du développement de l’enfant une dimension
idéologique et philosophique en affirmant qu’il y a du sujet depuis toujours,
c’est-à-dire qui préexiste à sa venue même au monde et qui conditionne son
désir de vivre. Cette conception du sujet « déjà-là », qui restera une
constante dans l’œuvre de Dolto, marquera, rappelle Nazir Hamad, une rupture
supplémentaire avec Lacan pour qui ce qui préexiste est, non pas le sujet, mais
la parole, l’Autre, l’Autre « déjà-là » devenant la condition du sujet. Ce qui
fut considéré par certains comme une dérive, et qui aura eu pour effet de
diviser encore un peu plus les psychanalystes entre eux, tient à l’hypothèse
que Dolto fait de ce sujet « déjà-là » défini comme incarnation de l’Autre
sacré. En affirmant : « Il n’y a pas de sujet sans Dieu. Si j’existe, c’est
parce que Dieu existe », Dolto révèle sans détour sa foi et ses convictions de
croyante, brouillant ainsi les pistes entre éthique, morale et idéologie et
engageant radicalement son acte et sa position transférentielle à l’endroit de
la psychanalyse.
Sonia Araquistain
La folie adolescente, Psychanalyse
d’un âge en crise, Didier Lauru, Denoël,
collection « L’espace analytique », 2004.
Ce livre sur les problématiques adolescentes trace un portrait
en demi-teinte des adolescents. D’une part, l’auteur balaye les arcanes de la
psychopathologie rencontrée dans la pratique illustrée par des exemples
cliniques, d’autre part il prend du recul pour tenter de situer cette folie
adolescente dans la culture contemporaine.
Didier Lauru n’hésite pas à puiser de-ci de-là pour disserter
sur le thème de la folie et de la déraison adolescentes. On y retrouvera aussi
bien Freud, Lacan et Winnicott, forcément Winnicott. Mais son expérience
praticienne nous apporte aussi quelques vignettes cliniques qui étoffent
utilement son propos.
« Je considère l’adolescence non comme une structure de
passage, mais comme un passage dans la structure », affirme-t-il. Il y a là
matière à réflexions.
Les passages sont périlleux, ils ne se réalisent jamais sans
risques ni dangers. « C’est le temps des inclinations amoureuses, du choix
difficile des objets de ses désirs, si délicats à négocier, comme dans tout
commencement. » Or l’adolescent doit en passer par là, « par cette curieuse
“maladie d’amour” pour se constituer comme sujet de l’inconscient à part
entière ».
Et l’amour, Didier Lauru, ça lui cause et il en parle, et
l’adolescent, c’est précisément ce qui lui importe, il ne peut en faire
l’économie. « Les problématiques adolescentes passent par les arcanes de la
sexuation : positionnement dans l’identité sexuée et délicate opération du
choix d’objet amoureux et sexuel. Comment négocier ce virage dangereux, cette
bascule dans l’inouï, dans ce qui n’a pas été éprouvé jusque-là par le sujet ?
»
L’apparition du sentiment amoureux, le temps de la
sexualisation de la pensée et du rapport à l’Autre… avouez qu’il y a de quoi y
perdre son latin. C’est entre l’expérience d’un renoncement aux imagos
infantiles et l’établissement d’une nouvelle donne affective que l’adolescent
va devoir construire son indépendance. Lourde tâche, comme disait un célèbre
général.
Parallèlement, il nous met en garde : « Les analystes vont être
par l’adolescent interpellés, au vif du transfert, avec des demandes qui bien
souvent vont mettre à mal l’idéal de leur position d’analyste, sa neutralité
dite bienveillante et sa réserve. »
À l’analyste donc de donner de lui-même et de mouiller sa
chemise à l’autel de la sacro-sainte authenticité qu’exige l’adolescent de
celui ou celle qui détient la place du supposé savoir. « C’est par un retour à
sa propre adolescence et à la façon dont elle a été reprise dans son analyse
personnelle » qu’il pourra se risquer à cette aventure.
L’adolescence a le charme ambigu du paradoxe, le parfum des
affects de l’enfance, et l’amour est son mal nécessaire. Comme l’amoureux,
l’adolescent est pris dans la tourmente, les mots lui manquent, sa pensée
s’absente. « Cet imparlable, cet insaisissable est précisément ce qui en fait
sa richesse, son énigme… Mais c’est aussi ce qui peut le porter vers les rives
incertaines de la psychopathologie. » Il s’avère donc fondamental de repérer,
au-delà des faits et gestes qui peuvent en imposer pour de la folie, que c’est
le procès du symbolique qui souterrainement est à l’œuvre : « La folie recouvre
le champ des incertitudes du désir, des faillites de l’être qui ne justifient
pas un classement nosographique, maladie scientiste de notre ère post-moderne.
Elle est inspirée par un souffle créateur, celui de la vie qui, par le biais du
symbolique, tente de s’exprimer. »
L’auteur sort des sentiers battus pour tenter de trouver une
position originale dans ses partis pris théoriques et dans la position de
psychanalyste qu’il soutient avec les adolescents.
Il s’explique sur ce qu’il entend par folie : « La folie
(adolescente) serait alors une tentative de singularisation, au temps des
transformations pubertaires, face à l’implacable de la répétition et de son
assignation à l’impossible complémentarité dans l’Autre. […] La singularité de
l’être et sa complexité montrent que l’adolescent, malgré ses efforts, ne peut
éviter ce qui l’attend : une traversée des turbulences du symbolique jusqu’à se
constituer dans un devenir qui lui appartienne, dans l’acceptation de son
aliénation dans l’Autre. »
Voilà une saine lecture qui nous dégage des certitudes
consensuelles hâtives et qui n’hésite pas à redonner sens au symptôme. À mettre
entre toutes les mains !
Nicole Vacher
Neill