2005
enfances & PSY
Lectures croisées
La grossesse
La grossesse, l’enfant virtuel et la
parentalité, Sous la direction de Sylvain Missonnier,
Bernard Golse, Michel Soulé, Monographies de la psychiatrie de
l’enfant, Paris, puf, septembre
2004
Voici un ouvrage de référence dans le domaine de la
périnatalité. Inspiré de communications présentées à la journée de la
waimh francophone intitulée : « La
grossesse entre Mummy blues et Arrêt Perruche » ayant eu lieu en novembre 2001
à l’hôpital Necker-Enfants malades, il s’est enrichi d’autres écrits dans les
suites de cette journée. La diversité des auteurs et leurs origines variées
(psychiatre, psychanalyste, psychologue, anthropologue, pédiatre,
obstétricien..) conduisent à une grande richesse théorique et clinique. Les
articles peuvent se lire de manière séparée et le lecteur ne souffre pas de
répétition. L’ouvrage passe en revue toutes les périodes de la vie fœtale mais
aussi la naissance et la période postnatale. Des difficultés de conception aux
grossesses difficiles en passant par les grossesses dites normales chez des
patientes ayant des troubles de la personnalité ou des troubles mentaux, toutes
les situations sont discutées à la lumière d’expériences cliniques de terrain
en s’appuyant le plus souvent sur les théories psychanalytiques.
La première partie de l’ouvrage traite de l’accueil en général
de la grossesse normale.
Travailler sur les représentations mentales que la mère et le
père ont de l’enfant aura une utilité dans la constitution du lien entre le
nouveau-né et ses parents. Sylvain Missonnier dans son article intitulé : «
L’enfant du dedans et la relation d’objet virtuel » nous invite à une réflexion
sur la dialectique entre l’enfant du dedans, virtuel, dont l’investissement
narcissique de la mère est extrême, et l’enfant du dehors, du réel dont
l’investissement viendra plus tard et sera différent. Le premier sera le
support de l’investissement préobjectal ; il conditionnera la matrice de la
relation d’objet ultérieure. L’auteur développe la construction de cette
relation parallèlement aux mouvements psychiques de la mère tout au long de la
grossesse. La mère s’identifie à une mère archaïque en début de grossesse, mais
elle peut aussi présenter un mouvement régressif, équivalent à une certaine
nostalgie de la vie utérine, c’est un mouvement protonarcissique. Enfin, la
mère s’identifiera au fœtus lors du dernier trimestre liant ainsi le bébé
virtuel au bébé réel, et permettra ainsi la relation objectale.
Les représentations du père dans la société mais aussi les
représentations que se font les pères de la grossesse et de leur enfant sont
aussi traitées dans un article consacré au « complexe de grossesse du père ».
Un homme devient père par la parole de sa femme qui le désigne comme tel ; il
se différencie, dès le départ, du vécu maternel biologique « intrinsèque » de
la grossesse.
Il doit donc adopter l’enfant comme l’enfant plus tard
l’adoptera. Les mouvements de paternalité prennent leur origine dans les
racines infantiles et renvoient aux projections narcissiques du père. Ils
peuvent conduire au fantasme d’enfantement ou encore de couvade diététique
(développé dans l’article).
Les mouvements psychiques durant la grossesse permettent au
père une identification à la « mère-devenant-mère », et conduisent au
dépassement de l’ambivalence à l’égard de la mère et de l’enfant. Le père devra
également composer avec l’éternelle incertitude de sa paternité.
Un autre article, plus original, traite des mouvements
psychiques de la mère lors de l’attente d’un second enfant. Celui-ci fonde la
famille contrairement au premier qui a une fonction plus narcissique pour le
couple. Plusieurs composantes sont alors présentes pour la mère et peuvent la
fragiliser, comme le fait d’être plus seule face à cette grossesse, d’être
moins soutenue par l’attention des autres. Il existe aussi une culpabilité de
la mère pour son aîné. Ces mouvements sont intéressants à connaître pour le
suivi des grossesses.
Le vécu des parents dans des situations particulières est
également développé. Dans la procréation médicalement assistée, les
représentations que peuvent se faire les mères receveuses (de don d’ovocytes)
de leur grossesse peuvent être proches d’une grossesse normale.
Leurs fantasmes comportent un déplacement de la scène primitive
dans un autre lieu (in vitro) et un autre temps (hors du coït). Les propos des
femmes à cet égard indiquent un grand investissement de la représentation de la
grossesse mais également de la fécondation par le sperme du mari, comme si
elles annihilaient le fait d’être stériles par le portage d’un ovocyte fécondé
par leur époux.
Cet artifice de technique permet quelque part une certaine
réparation de la castration. Pour les stérilités masculines, c’est la fonction
sociale de père qui réparera cette défaillance biologique.
Pour les parents adoptants, la procédure d’agrément d’adoption
est réalisée de telle manière qu’il puisse s’effectuer une « grossesse
psychique » permettant d’accueillir au mieux ce nouvel enfant.
B. Golse revisite les diverses étapes de cette grossesse
psychique, passant de l’enfant fantasmatique constitué tout au long de
l’histoire personnelle et dès le plus jeune âge, par l’enfant imaginaire, issu
des rêveries conscientes, ou préconscientes à l’enfant narcissique, réceptacle
de tous les désirs parentaux et ne devant pas décevoir, enfant porteur du
mandat transgénérationnel (Lebovici), et enfin l’enfant culturel, portant lui
les représentations de la société suivant l’époque et le contexte. Il nous fait
également part des mouvements psychiques autour de cette attente suivant les
délais, avec des risques de rigidité des représentations si l’enfant tarde trop
à venir.
La position du pédiatre accueillant une naissance difficile, ou
des troubles fonctionnels est aussi donnée. Il est confronté à la souffrance
psychique des familles face aux problèmes somatiques à la naissance. Nathalie
Boige, gastro-pédiatre, plaide en faveur d’une écoute attentionnée de la part
du pédiatre et même d’une facilitation de la narration pour ces parents dont
les liens précoces avec l’enfant sont perturbés et entraînent des
dysfonctionnements.
« Accueillir la haine du fœtus, autoriser l’ambivalence et la
dépressivité maternelle est une situation difficile pour le pédiatre qui doit
soigner le bébé mais également les parents qui le lui amènent », précise-t-elle
alors que les demandes de soins des parents sont souvent pressantes, voire
agressives, et dont l’existence d’une partie psychique est niée.
Des questions d’éthique autour de l’échographie obstétricale,
ou concernant la pma, la place de
l’embryon dans la société, sont également soulevées.
Dans une seconde partie, les auteurs proposent de traiter
l’accompagnement des grossesses en souffrance. Après une définition du cadre de
travail des professionnels en périnatalité par M. Bydlowski et des modalités
d’interventions (ponctuelles ou psychothérapies brèves) auprès des patientes,
en référence aux théories psychanalytiques, M. Soulé développe la place du
psychanalyste dans une équipe de soins médico-chirurgicale.
Sur le modèle des poupées gigognes, il voit l’analyste portant
l’équipe, portant elle-même les parents, portant eux-même le bébé. Il évoque la
place de l’analyste dans son expérience d’observateur de l’examen
d’échographie.
Il nous invite à nous interroger sur l’impact de telles
pratiques et sur les remaniements psychiques qu’elles induisent. Par exemple,
dans la dialectique bébé imaginaire-bébé de la réalité, où viennent se situer
les images du bébé lors de l’examen ?
Il traite également les réactions accompagnant les annonces de
diagnostics de malformation et le travail psychique que cela nécessite pour les
parents mais aussi pour les soignants. Il évoque la nécessité de soutenir les
parents au moment de l’annonce d’une malformation, ou d’un diagnostic de
pathologie vitale, et favorise un accompagnement non seulement pour éviter le
désinvestissement de l’enfant, mais aussi pour élaborer les réactions que cela
entraîne pour le reste de la grossesse, pour l’accouchement, pour les relations
précoces parents-enfant et enfin pour les grossesses futures. Il évoque
également le deuil possible lorsque le travail psychique n’a pas été
contourné.
S. Missonnier traite également de la place du thérapeute dans
la prise en charge de la grossesse : il s’intéresse spécifiquement à la
consultation thérapeutique anténatale. Il la compare à la consultation
thérapeutique parents-bébé et reprend à cette occasion les positions de
Winnicott, Bowlby et plus récemment Lebovici. L’analyste serait comme miroir
maternel contenant de l’enfant contenu dans l’adulte en train de devenir
parent. Le bébé est lui aussi présent mais virtuellement, il est présent dans
la mesure où il a son « nid psychique » dans l’esprit des parents.
L’analyste se situe bien dans un rapport contenant/contenu, il
permet l’élaboration des projections et des conflits parents-fœtus, tentant par
là d’assouplir les rigidités de fonctionnement et favorisant la mise en place
d’une relation objectale même si elle est utérine.
L’ouvrage met également en lumière la dépression anténatale,
jusque-là négligée au profit de la dépression postnatale, alors qu’elle
semblerait plus fréquente (Evans et coll. 2001) dès le deuxième trimestre de
grossesse. Celle-ci a pourtant lieu d’être dépistée le plus tôt possible, dès
lors qu’un accompagnement psychique peut s’effectuer. Comme la dépression
post-natale, elle est dite atypique et volontiers masquée. Les troubles anxieux
doivent également être recherchés et traités.
Guedeney évoque quant à lui la disparité des situations lorsque
des femmes atteintes d’un trouble mental tombent enceintes, en faisant le point
sur les différentes pathologies et leur influence pour la grossesse. On
retiendra que chaque cas est particulier mais que l’accompagnement doit être de
rigueur pour prévenir au mieux les dysfonctionnements de la dyade mère-bébé
dans un perpétuel respect de la mère et de l’enfant. De même plusieurs articles
traitent des hospitalisations conjointes mère-bébé et du travail réalisé auprès
de ces mères. Prévenir la maltraitance : de la négligence de son corps par la
future mère qui malgré les recommandations ira jusqu’au bout, jusqu’à
l’accouchement hautement prématuré, à la maltraitance réelle du fœtus par
l’abus de toxiques, en passant par la maltraitance psychique.
Cette prévention a lieu tout au long de ces périodes pré et
post-natales, et de manière continue. Loin de la dramatisation de la scène
publique, il faudra s’attacher à s’intéresser au sujet en souffrance. Il faudra
pouvoir aborder le sentiment de haine à l’encontre du fœtus, sentiment
inconscient refoulé et qui parfois domine la scène périnatale.
Ce sentiment de haine risque de provoquer un blocage du
développement psychique du bébé à travers les difficultés d’intersubjectivité.
S. Missonnier s’interroge alors sur la pertinence d’une prévention
psychanalytique de la maltraitance. Il redéfinit ainsi le concept de prévention
et la relation de la psychanalyse avec le temps et les causes des souffrances
psychiques.
Il conclura que l’approche psychanalytique a une pertinence au
sein du dispositif de prévention de la maltraitance périnatale dès lors qu’elle
s’intéresse aux dysfonctionnements des relations parents-fœtus de la manière la
moins spécifique possible.
Cette prévention pourrait ne pas être mégalomaniaque mais
pourrait anticiper les phénomènes de répétition par un « processus de
réparation ».
Benoit Bayle propose, lui, une « approche psychopathologique de
la conception humaine » correspondant à des problématiques psychopathologiques
émergeant dès la conception et entravant le développement mental.
Dans certaines situations comme l’enfant de remplacement,
l’enfant issu d’un viol ou d’un inceste, l’enfant survivant de la période
anténatale, l’enfant conçu dans le déni de la grossesse, il n’y a pas
précisément de maladie mentale mais des difficultés de subjectivation qui
peuvent être liées à ces histoires « conceptionnelles » spécifiques.
Ce même auteur s’engage à une recherche systématique des abus
sexuels lors des grossesses par une formulation de type : « Avez-vous vécu des
choses pénibles qui vous ont marquée voire traumatisée ? » Il base cette
pratique sur son expérience comme psychiatre d’adultes auprès de femmes issues
d’une population psychiatrique. Mais il s’appuie aussi sur son expérience
auprès des délinquants sexuels et sur son expérience en périnatalité, ainsi
qu’à la dimension médicale de morbidité liée au traumatisme d’abus sexuels lors
de l’accouchement. Toutefois, il s’interroge sur la généralisation possible
d’une telle pratique à toutes les grossesses et plaide alors pour un dépistage
massif basé sur l’observation de symptômes évocateurs, par une écoute
bienveillante amenant parfois à un interrogatoire plus incisif.
Enfin la dernière partie du recueil est consacrée à des
histoires cliniques autour de la dépression maternelle ou encore autour de
mères psychotiques et de leur prise en charge. Ces vignettes sont souvent
riches et nous invitent, à la suite des théories, à l’articulation de notre
pratique et au mouvement perpétuel cherchant à lier la clinique à la théorie.
Une note spécifique est à mentionner pour l’article de M. Dumoulin, qui
rapporte une réflexion et une pratique autour des rituels de deuils et de
l’accompagnement, psychique mais aussi pratique, des familles endeuillées après
une grossesse interrompue pour quelque raison que ce soit. Elle nous rappelle
la législation à cet effet ainsi que les conséquences des différentes pratiques
pour la famille et les grossesses futures.
Cet ouvrage est très intéressant, abordable par tous les
professionnels s’occupant de la femme enceinte, du fœtus mais encore du
nouveau-né. La diversité des expériences et des références théoriques permet
une lecture à différents niveaux. De la découverte d’une pratique spécifique à
la volonté d’explorer au mieux la genèse des développements et de
l’intersubjectivité, il peut satisfaire la curiosité de tous.
Manuel à l’usage des parents dont les
enfants regardent trop la télévision, Serge
Tisseron, Paris, Bayard, 2004.
Serge Tisseron est psychiatre, psychanalyste, il travaille
depuis plusieurs années sur les rapports qu’adultes et enfants entretiennent
avec les médias. Si ce manuel est à l’origine à l’usage des parents, il a tout
à fait sa place auprès des professionnels travaillant dans le monde de
l’enfance. Que ce soit dans le monde de l’éducation ou dans le domaine
médico-social, nous nous interrogeons sur la place à accorder aux images ou
encore sur l’impact de celles-ci sur les enfants. À travers des questions de
Brigitte Canuel, l’auteur nous invite à redécouvrir ce monde du virtuel et les
liens qui y unissent les enfants.
Il nous fait débuter ce périple par le développement de
l’enfant, ses capacités à voir et à nommer les objets et les images, mais aussi
progressivement à se reconnaître dans le miroir et à découvrir les autres. Dès
le début, il invite les parents à mettre en mots les émotions de l’enfant face
aux images qu’il rencontre. Tout support peut donner lieu à un échange entre
l’enfant et ses parents. C’est cette idée principale qu’il véhiculera tout au
long de ses conseils. Devant les premières traces de l’enfant, il nous incite à
favoriser le ressenti de l’enfant, de même devant les livres d’images et
ensuite les lectures quotidiennes et ritualisées du coucher. Rapidement les
parents peuvent aussi partager le plaisir de regarder l’album familial ;
empreinte de l’histoire familiale, il aide à la représentation du temps et des
liens familiaux. Au détour de ces chemins, il nous rappelle que l’enfant a
différents moyens de réagir face à l’image. Il peut mettre en mots ses
émotions, mais le plus souvent il les racontera à travers ses jeux par les
imitations et la mise en scène. Enfin, l’enfant peut encore en faire des
scénarios intérieurs dans le but de les intégrer à son système de
représentation. Il lui faut pour cela un interlocuteur. Comme le nouveau-né a
besoin de sa mère pour lui retranscrire les émotions du monde extérieur en vue
de s’en faire des représentations, l’enfant a besoin de ses parents pour «
interpréter » le contenu des images.
Ensuite, l’auteur évoque le rapport des enfants aux images
télévisées. Ici encore il suggère les échanges autour des images. Il part de
l’idée que chaque individu réagit différemment aux images. Une image est
violente par la situation qu’elle met en scène et donc par son contenu
représentatif, mais aussi par les émotions ressenties par le spectateur. À ce
propos, une image violente pour l’adulte n’est pas forcément traumatisante pour
l’enfant, alors que celui-ci peut être choqué par d’autres qui nous paraissent
insignifiantes. Ainsi, l’auteur conduit l’adulte à commenter ses affects face
aux médias. Celui-ci a un peu un rôle de tampon entre les images du petit écran
et les enfants. La violence des images peut également contenir le risque d’être
utilisée comme modèle. C’est alors aux parents d’apprendre à l’enfant à avoir
une distance critique avec celles-ci. Ainsi, éduquer l’enfant à exprimer ses
doutes, ses peurs, ses joies devant les images permettrait d’atténuer les
effets potentiellement néfastes des images.
Ces échanges sur le ressenti face aux images doivent avoir lieu
en famille, mais également dans le milieu scolaire où les réactions –
différentes du nid familial – favorisent l’ouverture sur le monde extérieur.
L’équipe pédagogique a alors sa place dans la critique des médias.
Tisseron évoque également le problème des films pornographiques
et l’accès des adolescents à ce type d’images. Ici, la référence à la loi et
aux interdits (âge limite pour voir un film) est toujours suivie. Ces
interdictions seront le plus souvent transgressées, mais comment pourrions-nous
l’empêcher ? Mais, ici encore les paroles des parents pouvant dissocier l’amour
physique et psychique et condamnant l’utilisation de la femme comme objet, sans
respect, aideront l’adolescent dans sa construction identitaire.
Enfin, il dédramatise l’utilisation d’Internet et des jeux
vidéos en soulignant les aspects positifs de ces derniers sur le développement
de l’enfant (intérêt culturel, échange en réseau avec création de liens). Il
revient sur la nécessité qu’ont les parents et les enfants d’échanger à travers
ces outils. Ceux-ci ne doivent pas conduire à l’isolement d’un jeune au sein de
sa famille ou du groupe de ses pairs.
Ainsi loin de diaboliser les médias ou de vouloir en extraire
les enfants, Serge Tisseron nous invite à les accompagner tout au long de leur
développement dans la découverte de ceux-ci et d’en faire le support de
relations affectives.
Noëlla Darcq
psychiatre
« Marlène grignote tout le temps »,
de Dominique de Saint-Mars et Serge Bloch,
Édition Calligram, coll. « Ainsi va la vie ».
« Lili et Max » abordent dans ce soixante-quatrième numéro le
problème individuel des « rondeurs » et le thème sociétal de la « mal bouffe
».
Sous la forme d’une bande dessinée au format poche et au
graphisme plaisant, le jeune lecteur concerné pourra facilement s’identifier à
la petite Marlène qui tente de surmonter son mal-être par le grignotage. Au
travers d’un séjour de vacances dans la famille (modèle) de sa copine Lili,
Marlène nous fait traverser avec ses amis et les parents de Lili, ses émotions,
affects et conflits internes, de la plage à la table familiale. Le dénouement
est plutôt heureux et le petit lecteur pourra savourer en fin de numéro de
précieux conseils.
Anne-Sylvie Pelloux
pédopsychiatre