Maladie et handicap à l’adolescence : le visible et le non-visible
Patrick Alvin
Le degré de visibilité d’un état de maladie ou d’un handicap est souvent assimilé à son degré de gravité ou de difficulté à vivre. C’est le contraire du marquage volontaire du corps, généralement compris comme une revendication d’ordre esthétique et identitaire. À l’adolescence, ce que l’on sait de la susceptibilité de l’image corporelle et de l’importance prise par l’apparence vient naturellement renforcer ces présupposés. En réalité, peu d’études se sont penchées sur ce sujet, et l’effet de la visibilité d’un état de maladie ou de handicap à cet âge apparaît moins simple, moins proportionnel qu’on pourrait le penser.Mots-clés :
adolescent, maladie chronique, puberté, psychologie, sexualité, piercing.
The visibility of a disease or a disability is often equated with its severity or difficulty to cope with. In contrast, voluntary body marks are usually understood as an aesthetic or identity quest. With adolescents, these impressions are naturally reinforced due to the known sensitivity of body image and the importance of appearance at that age. Yet, studies on this topic are relatively few, and the impact of illness visibility during adolescence appears less straightforward than one may thinkKeywords :
adolescent, chronic disease, puberty, psychology, sexuality, body piercing.
• Quelques études pertinentes
• Le visible, le non-visible et l’incertain
— Self-consciousness et incompréhensions à l’adolescence
• En conclusion : trois vignettes cliniques
— Antoine, entre visibilité et faux ami : « On me prend pour un fou »
— Audrey, entre handicap visible et non visible : « Où est donc ma place ? »
— Alice, entre maladie non visible et piercing : « C’est mon corps, c’est à moi »
• Bibliographie