Effet de frontière et interaction spatiale
Les migrations alternantes et la frontière linguistique en
Belgique
Claire Dujardin
Cet article a pour objectif de mettre en évidence et de
quantifier l’effet de la frontière linguistique sur les schémas de migrations
alternantes entre arrondissements administratifs en Belgique, grâce à l’analyse
des résidus de modèles d’interaction spatiale (cartographie et indice de
perméabilité). Les résultats de ces analyses indiquent un effet réducteur de la
frontière linguistique sur la migration alternante et incitent à une prise en
compte de l’appartenance régionale dans la formulation des modèles
d’interaction spatiale appliqués aux données belges.
The purpose of this paper is to show up and quantify the effect
of the linguistic border on commuting patterns between administrative districts
in Belgium. This is achieved through an analysis of the residuals of spatial
interaction models (cartography and permeability index). The results show that
the linguistic border exerts a reduction effect on commuting and suggest the
need to take regional adherence into account in the formulation of spatial
interaction models applied to Belgian data.
Keywords :
Belgique, frontière
linguistique, interaction
spatiale, migration
alternanteBelgium, commuting, linguistic
border, spatial
interaction.
• Introduction
• L’étude des effets de frontière sur l’interaction spatiale
• Données et échelle d’analyse
• Structure spatiale des migrations alternantes
• Méthode : modèles d’interaction spatiale et analyse des
résidus
— Formulation des modèles de gravitation
— Méthodes d’analyse des résidus
• Résultats
— Première étape : cartographie des résidus d’un modèle de
gravitation non contraint
— Deuxième étape : indice de perméabilité de la frontière
• Conclusion
• Références