Les travailleurs balkaniques en Grèce.
Migration de travail ou circulation régionale ?
Pierre Sintès
Depuis plus d’une dizaine d’années, la Grèce compte parmi les pays de l’Union européenne où le nombre d’étrangers par habitant est l’un des plus élevés. Ils représenteraient aujourd’hui 7 % de la population totale du pays et viennent en très grande majorité d’Albanie (57 %) mais aussi de Bulgarie (5 %), de Roumanie (2,9 %). L’étude des différents déplacements qui se développent entre la Grèce et les autres pays de la région offre une occasion d’analyser la manière dont les relations sociales peuvent influer sur la formation des réseaux migratoires.Mots-clés :
balkans, Grèce, migration, ressource migratoire.
For more than ten years, Greece has been one of the EU countries with the highest ratio of immigrants. As the last census shows, they account for up to 7% of the total population. These foreigners mostly come from Albania (57%), and in smaller numbers from Bulgaria (5%) and Romania (2.9%). They are given low-paid, unattractive jobs rejected by nationals. These ratios also include seasonal migration of workers entering Greece for only a few months a year. An examination of these flows highlights the way the social relationships influence migration networks.Keywords :
balkans, Greece, migration, migratory resource.
• Introduction
• La complexification des migrations vers la Grèce
— Le tournant migratoire des années 1990
— Temps de l’emploi = temps de la migration ?
• Gestion de l’aléa et formes migratoires
— Bouger, faute de mieux ?
— Une logistique territoriale de la circulation
• Conclusion
• Références