Espaces et sociétés
érès

I.S.B.N.2749203228
240 pages

p. 7 à 9
doi: en cours

Veille sur la revue
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n° 116-117 2004/1-2

2004 Espaces et sociétés

Avant-propos

Changer d’éditeur et maintenir le cap !

Pour toute revue, un changement d’éditeur marque une étape importante. Après mûre réflexion, Espaces et sociétés a pris cette décision qui s’inscrit dans un projet de développement de la revue. Il a été annoncé aux lecteurs à deux reprises : en 2001, à l’occasion de notre trentième anniversaire ; en 2002, lors de la mise en place de l’équipe de direction (Catherine Bidou, Maurice Blanc et Alain Bourdin) qui a relayé Jean Remy.
Nous évoluons pour mieux affirmer notre identité propre. Nous gardons l’ambition de contribuer à la création d’une « science de l’espace » (peu importe son nom) qui soit résolument ancrée dans le champ des sciences humaines et sociales. Cette science a nécessairement une dimension critique. Les trois numéros de 2004 seront consacrés successivement aux sans-logis (printemps), à la sécurité routière (été) et aux villes nouvelles (automne). Ce sont des questions « sensibles », politiquement et socialement, et leur analyse scientifique met obligatoirement en cause des choix de société, donc des choix politiques. Nous étoffons aussi la rubrique « Analyses bibliographiques », car elles constituent un des moyens de prendre part aux controverses du champ scientifique. Nous espérons que le souci d’approfondir des questions qui font débat dans l’actualité intéressera de nouveaux lecteurs.
« Critique » ne rime pas avec « sectaire », ni sur le plan politique, ni sur le plan scientifique. Nous tenons à rester une revue pluraliste et plurielle, ouverte à la confrontation et au débat entre disciplines différentes mais complémentaires. Nous publions des articles d’anthropologues, d’architectes, d’économistes, de géographes, de philosophes, de sociologues, d’urbanistes ; nous sommes prêts à accueillir des auteurs traitant de l’espace social avec d’autres approches. Nous cherchons à aller au-delà de la simple publication de textes exprimant des points de vue divergents et à structurer un débat productif entre disciplines différentes et entre théories opposées. Ici aussi, nous espérons que cette critique positive attirera de nouveaux lecteurs.
Fidèles à nos origines, nous avons le souci de rester une revue francophone, mais qui redevienne véritablement internationale. Nous avons encore des progrès à faire, mais, dans le présent numéro, le dossier consacré aux sans-logis contient trois articles sur le Brésil. Nous voulons donner une place plus importante à la francophonie, au Québec en premier lieu, à nos voisins européens et au tiers-monde. Dans ce but, nous avons commencé à renouveler et à élargir notre réseau de correspondants. Nous cherchons à définir avec eux comment mieux les associer à la vie et aux orientations de la revue. Ici aussi, nous espérons que l’internationalisation de la revue ira de pair avec l’élargissement de son audience.
Aujourd’hui, le domaine de l’édition est en crise pour des raisons technologiques, Internet en premier lieu, et pour des raisons boursières. La chute de Vivendi Universal Publishing a des conséquences dramatiques en France et dans le monde. Le secteur de l’édition des revues scientifiques est particulièrement sinistré. Pour cause de restrictions financières, institutions et individus se désabonnent. Du coup, les éditeurs commerciaux se débarrassent des revues insuffisamment rentables. Espaces et sociétés n’est heureusement pas dans cette situation. Nous avons pris l’initiative de négocier avec un nouvel éditeur sur la base d’un projet de développement. Mais il ne faut pas se bercer d’illusions : pour nous aussi, conquérir de nouveaux lecteurs est une nécessité vitale. Érès (Éditions recherches et synthèses) est un éditeur qui nous fait confiance et un partenaire prêt à prendre des risques avec nous pour élargir notre diffusion. De plus, c’est un éditeur toulousain. Même à l’ère des nouvelles technologies, quand l’équipe de direction est dispersée entre Paris et Strasbourg, et le secrétariat de la rédaction à Toulouse-Le Mirail, cette proximité géographique est un avantage indéniable. En même temps, avec l’aide de la Maison des sciences de l’homme de Paris, nous venons de faire un gros effort pour disposer d’un site internet attractif et d’accès facile et nous vous invitons à le consulter (espacesetsocietes.msh-paris.fr).
Nous espérons qu’assez rapidement Espaces et sociétés sera de nouveau visible dans les librairies spécialisées, en France et à l’étranger. Mais la diffusion ne fait pas tout. Espaces et sociétés ne sera lu et acheté que si c’est une revue de qualité. La rédaction garde son indépendance et l’entière responsabilité du contenu de la revue. En revanche, érès a des exigences légitimes sur la forme, la plus importante étant la régularité de la revue. Il est impératif qu’abonnés et libraires reçoivent les numéros à la date prévue. Cela est très contraignant pour tout le monde : les auteurs des articles, la rédaction et l’éditeur lui-même.
Espaces et sociétés ne pourra survivre qu’en associant davantage les lecteurs à la vie de la revue. Dans le dernier volet de ce projet éditorial, nous venons de créer l’Association pour le développement d’Espaces et sociétés (ades). Elle est présidée par Jean Remy qui, s’il a pris un peu de recul, reste très attaché à la revue. Cette association a pour but d’asseoir l’autonomie de la revue. Dans un premier temps, elle cherchera à renforcer les liens avec les organismes de recherche français et francophones et à créer des partenariats avec les organismes professionnels intéressés par l’existence d’un lieu de vrai débat scientifique sur l’espace, la ville, l’aménagement, l’environnement, etc. Les lecteurs seront informés des activités de cette association et invités à y participer.
Espaces et sociétés
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