Le consentement présumé du donneur, un paradoxe du langage
Élisabeth Lepresle
Le don d’organe, tel qu’il apparaît dans la loi de bioéthique, reposant sur le
consentement présumé de tous les citoyens, peut être envisagé comme une nouvelle forme de contrat social. Il nous impose une réflexion sur ce qui appartient à
l’individu et ce que l’État peut exiger de lui. Le don ne peut résulter que d’une
mise en balance du rôle des échanges dans une société humaine et du respect dû
au cadavre voire de son aspect sacré.
The donation of organs, according to bio-ethical law, resting on the presumed
consent of all citizens, can be envisaged as a new form of the social contract. It
compels reflection on what belongs to the individual and what the State can
demand from him. The donation can only be the result of a weighing up of the role
of exchanges in human society and the respect due to the corpse, even in its sacred
aspect.
• Texte de loi
• Le don d’organes peut-il être entendu comme une nouvelle
forme de contrat social, comme une modalité du vivre
ensemble ?
— Le don
— Le contrat social
• Du don au consentement présumé
et du cadre législatif au cas particulier
— Aspect juridique du consentement présumé
— Fondements philosophiques du droit
— Vivre ensemble et au mourir de l’individu
• Conclusion