Rien ne va plus chez les Yahoos
Paule Pérez
Ce texte est une contribution aux journées de la lettre lacanienne: «Quelque
chose manque à la cité analytique » (novembre 2006). En référence à cette
citation de Lacan, ainsi qu’à son repérage du « discours du capitaliste », il
s’agit d’y interroger ce qui, depuis, témoigne des changements du monde
tels que Lacan n’a pu en connaître.
Avec en filigrane la généalogie des nombres du zéro à trois, Paule Pérez
aborde ce sujet par l’exploration de dimensions telles que les implications
de la généralisation technologique, les formes de manifestation de l’agressivité dans l’univers du travail et sa novlangue, l’économie de l’immatériel,
la délocalisation du tiers par la fin des monopoles des États sur le Droit.
Elle propose néanmoins de « résister » au discours apocalyptique de certains courants analytiques.
This text is a contribution to the conferences of la lettre lacanienne : « Something is missing from the analytical city » (November 2006). In reference to
this quotation from Lacan, along with his «capitalistic discourse», we examine here what bears witness to changes in the world, such as Lacan could
not have known.
With the genealogy of numbers zero to three as a watermark, Paule Pérez
approaches this subject through an exploration of dimensions such as the
implications of technological generalisation, the manifestations of aggressiveness in the workplace and its newspeak, immaterial economics and
third party delocalisation through the end of State monopolies on Rights.
She nonetheless suggests « resisting » against the apocalyptic discourse
used in certain analytical trends.
• Une brève histoire de zéro
• Trois aspects du monde économique et de la vie au travail
— À propos du « un » et du « deux »
— La novlangue
— Le management participatif
— Les « noms propres » des sociétés « anonymes »
• Une focalisation sur deux phénomènes
— Dématérialisation de l’échange et délocalisation du tiers
— Dématérialisation de l’échange
— Le tiers se délocalise
• Élargissement, ouvertures ?
— Et en effet elles explosent
— Il y a urgence à prendre des risques