Etudes anglaises
Klincksieck

I.S.B.N.2-252-03455-6
128 pages

p. 146 à 157
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Articles

Tome 57 2004/2

Des « choses » aux « espaces mentaux » dans Mrs Dalloway

Claude Delmas
Dans cette étude, on se propose d’analyser certains emplois paradoxaux de l’unité lexicale « thing » tels qu’ils apparaissent dans le roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway. Le paradoxe dont il est question tient au fait qu’en dépit de ses contenus descriptif et componentiel ténus, cette unité semble jouer un rôle non négligeable dans la construction même du sens et, partant, de l’interprétation. L’hypothèse est faite que des « espaces mentaux » sont à l’œuvre dans le fonctionnement de l’opérateur que nous avons retenu. « Thing » fait figure d’opérateur de glissement discursif. Le narrateur peut ainsi franchir les frontières qui distinguent les domaines et remettre en perspective par la pluralité des points de vue et des espaces mentaux la mise en place évolutive du sens. This paper proposes an analysis of the paradoxical use of the lexical variable “thing” in Virginia Woolf’s novel Mrs Dalloway. The paradox lies in the fact that this item is descriptively and componentially devoid of meaning, yet allows for various meaningful constructions and interpretations. We will explore the hypothesis that two “mental spaces” are involved in the rhetorical use of the operator we have selected: it enables the narrator to shift from one situation to another or from one mental space to another.
• « Thing » : qualification déplétive et instance compositionnelle
• La typicalité et le « sortal »
• « Espaces mentaux », interprétation évolutive et schéma méta-discursif
• Modification et symptôme
• BIBLIOGRAPHIE


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis