Etudes anglaises
Klincksieck

I.S.B.N.2252035056
128 pages

p. 261 à 275
doi: en cours

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Tome 58 2005/3

“In bourde and in pleye”: Mankind and the problem of comic derision in medieval English religious plays

Laura Kendrick
This article takes its cue from the devil’s bourde with a board, which tricks the character Mankind into idleness and the audience-as-mankind into idle laughter. Mankind’s use of bourdes, scatological insults, and other sorts of comic derision is contextualized with reference both to medieval definitions of comedy and medieval practices of it in clerical Latin comedies, in vernacular fabliaux meant for performance, and especially in festive and civic religious drama. Mockery, derision, practical jokes, and low humor were fundamental to the medieval sense of the comic, but they were also problematic from a charitable Christian perspective. The longest piece of medieval dramatic criticism, the Wycliffite Tretise of Miraclis Pleyinge, written around seventy-five years earlier than Mankind, complains bitterly about the playing of Christian history “in bourde.” The morality play Mankind provides an elegant Christian solution to the problem by the way it frames and turns even the most vulgar comic derision to didactic ends. Avec ses « bourdes » — qui font notamment intervenir une planche (« board ») — le diable, dans Mankind, dupe Humanité pour l’amener vers une vie oisive ; en même temps, le diable dupe le spectateur qui rit oisivement de la bêtise d’Humanité. L’utilisation des bourdes, des insultes scatologiques et d’autres types de dérision dans Mankind est replacée dans son contexte théorique (définitions médiévales de la comédie) et pratique (la comédie latine cléricale, les fabliaux en langue vernaculaire faits pour être joués, et le théâtre religieux financé par des guildes civiques). Moquerie, dérision, farce et humour grossier font partie du comique médiéval, mais de telles actions posent problème pour l’idéologie chrétienne. La critique médiévale la plus longue consacrée au théâtre — le Tretise of Miraclis Pleyinge (traité à tendance « Lollard » écrit environ soixante-quinze ans avant Mankind) — se plaint amèrement de l’irrespect avec lequel l’histoire chrétienne est jouée. Par sa manière d’encadrer la comédie et d’utiliser la dérision, même la plus grossière, à des fins didactiques, Mankind offre une élégante solution chrétienne au problème.


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