Beckett’s Musicals
Alan Warren Friedman
Samuel Beckett, who inherited the fading Irish oral tradition of social performance and embedded it within his texts, was himself extremely musical. Considering language to be unreliable and self-referential while seeming precise, Beckett peopled his texts with performers, used music directly, and made it structurally and metaphorically determinative of many plays. Although decreasing traces of social intercourse appear in his plays, many of Beckett’s characters, dehumanized and disintegrating as they are, remain trapped in “staged” roles; yet startling opposition to imposed rote performance occurs in the late plays.
Le goût de la représentation en société participe d’une tradition orale irlandaise dont Samuel Beckett, qui se passionnait pour la musique, fut l’un des derniers héritiers. Sa méfiance envers un langage qui, derrière une apparence de rigueur, ne renverrait en fait qu’à lui-même le conduisit à multiplier dans ses textes les personnages qui se donnent en spectacle, notamment par le recours à la musique, laquelle informe structurellement et métaphoriquement nombre de ses pièces. Alors que les liens sociaux tendent progressivement à s’estomper dans ses œuvres dramatiques, la plupart des personnages, si déshumanisés et vulnérables soient-ils, restent enfermés dans un rôle outrancier. Néanmoins, dans les dernières pièces, se fait jour une résistance à l’imposition d’un rôle appris par cœur.
• Operatic Beckett
• A Dying Fall
• BIBLIOGRAPHIE