Etudes anglaises
Klincksieck

I.S.B.N.2252036044
138 pages

p. 148 à 159
doi: en cours

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Volume 60 2007/2

Rewriting(s) in Ian McEwan’s Atonement

Richard Pedot
With Atonement, Ian McEwan claimed to enter “a conversation with modernism and its dereliction of duty,” thus underlining his concern for contemporary history and the ethics of fiction. However, as this paper hopes to show, it seems that the novel’s modernist intertext is really a pre-text for self-examination and atonement, a revisiting of the author’s early, morally unsettling works. Drawing on Lyotard’s conception of rewriting, we may say that Atonement rewrites modernism and McEwan’s early fiction in the revisionary sense of the word: attempting to clean the slate and to spot and name, and possibly atone for, the crimes of the past. What it eschews, conversely, is rewriting in the sense of working-through, which for Lyotard means a closer involvement in the drama of writing. Un des projets déclarés d’Atonement est d’entamer une « conversation » avec le modernisme au sujet de son manque d’engagement dans l’histoire. Ce roman démontre donc bien l’intérêt de McEwan pour l’histoire contemporaine et l’éthique de la fiction. Cet article entend cependant montrer que l’intertexte moderniste dans Atonement est en fait un pré-texte à auto-examen ou à un réexamen critique des premières fictions, moralement plus dérangeantes, de l’auteur. En prenant appui sur la définition lyotardienne de la réécriture, nous pouvons conclure qu’Atonement réécrit le modernisme dans le sens où c’est une tentative d’effacer l’ardoise, de repérer et nommer les crimes du passé, pour éventuellement s’en disculper. Ce que ce roman n’accomplit pas, à l’inverse, c’est une réécriture au sens de plongée dans le drame de l’écriture.


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