Etudes anglaises
Klincksieck

I.S.B.N.2252036044
138 pages

p. 212 à 225
doi: en cours

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Volume 60 2007/2

An aesthetics of performativity: Patricia Duncker’s art of simulation in James Miranda Barry

Christian Gutleben
In answer to the numerous attacks on pastiche and simulation which are supposed to restrict contemporary fiction to a logic of repetition and to an imprisonment in the past, Patricia Duncker presents with James Miranda Barry a novel where the writing principles and the thematic concerns, the novelistic codes and the diegetic motifs are combined precisely around the notion of simulation. Of a sexual nature for the protagonist and of a stylistic nature for the author, simulation becomes creative insofar as it is inscribed in a double-coded frame where the language of fiction is hybrid and where the imitative approach is revisited with a critical and self-reflexive irony. Showing that text and gender can be fabricated, imitated, counterfeited, Duncker sets out to exploit the concept of performativity in order to raise it to the level of an aesthetic principle. Through its lengthy intertextual references, its recurrent metatextual commentaries and its sophisticated hypertextual devices, James Miranda Barry harmonises all its textual practices to place at the centre of its novelistic apparatus the hegemony of the performative logic. Be it textual or sexual, it is indeed performativity which creates the aesthetic unity of a this novel of ideological and ontological challenges. Face aux critiques réitérées au sujet du pastiche et de la simulation réputés cantonner la fiction contemporaine à une logique de répétition et à un enfermement dans le passé, Patricia Duncker propose avec James Miranda Barry un roman où principes d’écriture et préoccupations thématiques, codes romanesques et motifs diégétiques se regroupent précisément autour de la notion de simulation. D’ordre sexuel pour le protagoniste et d’ordre stylistique pour l’auteur, la simulation devient créative dans la mesure où elle s’inscrit dans un cadre au double encodage où le langage romanesque est hybride et où la démarche imitative est revisitée avec une ironie critique et autoréflexive. En montrant que sexe et texte peuvent être fabriqués, imités, contrefaits, Duncker entreprend d’exploiter le concept de performativité pour l’élever au rang de principe esthétique. Par ses références intertextuelles très développées, par ses commentaires métatextuels récurrents et par ses procédés hypertextuels fort sophistiqués, James Miranda Barry harmonise toutes les pratiques textuelles pour placer au centre du dispositif romanesque, sur le plan discursif et sur le plan diégétique, l’hégémonie de la logique performative. Qu’elle soit textuelle ou sexuelle, c’est bien la performativité qui assure l’unité esthétique de ce roman des mises à nu et des remises en cause — idéologiques et ontologiques.


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