Chapitre 2. Problèmes actuels de politique monétaire
Depuis 2000, l’inflation reste proche de la limite de 2 % – en se situant le plus souvent un peu au-dessus – malgré la faiblesse de la croissance économique et l’appréciation de l’euro. La politique monétaire ne peut être d’un grand secours pour stimuler l’économie de la zone euro : une baisse des taux d’intérêt n’est pas la panacée et des interventions sur le marché des changes ne paraissent pas souhaitables. Toutefois, la mise en œuvre de réformes structurelles permettrait de ménager plus de marge de manœuvre pour la politique monétaire. Une plus grande flexibilité du marché du travail, par exemple, réduirait le taux de sacrifice, c’est-à-dire le coût de la maîtrise de l’inflation en termes de production. En outre, un meilleur fonctionnement des marchés hypothécaires dans les grands pays de la zone euro, notamment si l’on facilitait les prêts hypothécaires utilisables à d’autres fins que l’acquisition d’un bien immobilier et le refinancement des emprunts à taux fixe, serait de nature à accélérer la transmission de la politique monétaire.
• L’orientation de la politique monétaire
— Forte croissance de la masse monétaire et du crédit
— Faible niveau des taux d’intérêt
• L’inflation réagit peu au sous-emploi des ressources
• Malgré l’envolée des prix des logements, la transmission monétaire est faible
• Le taux de change – toujours plus haut ?
• Bibliographie