Etudes économiques de l’OCDE
Ed. de l’OCDE

I.S.B.N.
160 pages

p. 8 à 9
doi: en cours

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no 15 2005/15

L’activité économique s’est maintenue sur sa forte trajectoire ascendante et le niveau de vie (mesuré d’après le PIB réel par personne) a augmenté régulièrement durant la décennie écoulée, si bien que le pays est en bonne voie pour revenir dans la moitié supérieure du classement de l’OCDE, comme le souhaite le gouvernement. Mais les contraintes de capacité se sont accentuées et les autorités ont durci la politique monétaire pour ramener l’économie sur une trajectoire de croissance plus soutenable. Les perspectives de la Nouvelle-Zélande sont favorables, la croissance potentielle paraissant devoir rester largement supérieure à 3 % par an dans le moyen terme.
Dans ce contexte propice, les autorités doivent relever trois défis majeurs : premièrement, renforcer la croissance de la productivité, qui reste relativement faible par rapport aux autres pays de l’OCDE  ; deuxièmement, relever les taux d’activité dans les secteurs où ils sont encore relativement bas ; troisièmement, améliorer la gestion des finances publiques.
 
Une concurrence vigoureuse s’avère nécessaire pour stimuler les gains de productivité
 
 
La plupart des marchés de produits fonctionnent de façon satisfaisante, une saine concurrence incitant les entreprises à accroître leur efficience et à innover. Mais des incertitudes d’ordre réglementaire pèsent sur le secteur de l’électricité : il convient de les dissiper pour que les acteurs du marché soient résolus à entreprendre des investissements en nouvelles capacités de production ou de transport.
 
Les marchés des capitaux et du travail doivent être efficients
 
 
Il faut minimiser les distorsions fiscales affectant les décisions d’investissement, et en particulier éviter de décourager l’investissement dans les actifs à courte durée de vie, notamment les TIC. Une tarification routière plus efficace contribuerait à indiquer les infrastructures supplémentaires qui se révèlent nécessaires. Les réformes législatives adoptées l’an dernier réduisent encore la flexibilité des marchés du travail, aussi le gouvernement devrait-il suivre attentivement la situation et se tenir prêt à prendre si besoin des mesures correctrices. Un assouplissement des règles concernant la période d’essai initiale et les contrats de durée déterminée contribuerait à atténuer les effets d’une protection accrue de l’emploi.
 
Les services éducatifs doivent être davantage axés sur les résultats
 
 
Alors qu’une main-d’œuvre mieux formée facilite la croissance de la productivité, des gaspillages de ressources sont apparus dans l’enseignement post-secondaire : le gouvernement a entrepris récemment de réorienter les crédits publics vers des programmes de qualité axés sur l’emploi, et il est indispensable que ces efforts aboutissent. Le programme prévoyant 20 heures hebdomadaires d’éducation préscolaire gratuite pour tous les enfants de trois et quatre ans serait plus aisé à mettre en œuvre si des prestataires privés à but lucratif étaient autorisés à y participer.
 
L’utilisation de la main-d’œuvre pourrait être stimulée
 
 
De nombreuses mères avec enfants se heurtent à des obstacles financiers si elles souhaitent travailler. Une aide accrue au titre de la garde d’enfants serait utile à cet égard, et il convient de s’attaquer aux effets désincitatifs du programme Working for Families. Les parents seuls et les autres allocataires de prestations sociales devraient être davantage encouragés à exercer un emploi et bénéficier d’une gestion des dossiers plus active qui les aide à cet effet. La nouvelle prestation de base unique devrait fournir le cadre approprié, mais pour être efficace elle devra s’accompagner de sanctions explicites en cas de non-respect des dispositions.
 
Consolider les finances publiques
 
 
En dépit de la robustesse du cadre des finances publiques, la poussée des dépenses n’autorise pas de relâchement des efforts, et les nouvelles initiatives éventuelles devraient être financées grâce à une redéfinition plus systématique des priorités des programmes existants. Il faut redoubler d’efforts pour faire en sorte que les prestations du secteur public s’accompagnent de gains optimaux de productivité et que toutes les dépenses contribuent effectivement aux résultats voulus par les pouvoirs publics.
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