Chapitre 2. Finances publiques : s’adapter à une plus faible croissance
Après avoir été un modèle de rectitude budgétaire jusqu’en 2001, le Luxembourg fait maintenant partie des pays qui rencontrent des difficultés dans ce domaine. Les dépenses continuant de s’accroître rapidement malgré le ralentissement de la croissance, qui se traduit par une moindre progression des recettes, le solde budgétaire a eu tôt fait de se dégrader et le déficit des administrations publiques a atteint 1.9 % du PIB en 2005, chiffre qui préoccupe les responsables. Les autorités luxembourgeoises sont légitimement résolues à ramener le solde budgétaire à un niveau proche de l’équilibre avant la fin de la présente législature, c’est-à-dire en 2009 au plus tard. Il faudra pour cela s’attaquer à la vive tendance au gonflement des dépenses publiques, notamment pour les prestations sociales et les rémunérations des agents publics.
Le régime public de retraite des salariés du secteur privé paraît sain actuellement : les cotisations des travailleurs frontaliers, de plus en plus nombreux, financent une augmentation relativement lente du nombre de retraités. Mais, à long terme, il subira les effets d’une décélération probable de l’emploi ainsi que de l’accroissement du nombre des retraités et de leur longévité. Fort heureusement, ces effets se feront sentir plus tard que dans les autres pays de l’OCDE, mais il ne faut pas pour autant relâcher la vigilance. Plus on agira tôt pour régler ce problème, plus l’ajustement se fera harmonieusement.
• Aperçu
• L’enjeu à court terme : freiner la progression des dépenses
— Structure des finances publiques
— Le budget 2006
— Maîtriser la croissance des dépenses
• Dépense de santé
— Réformer le cadre des dépenses publiques
• L’enjeu à moyen terme : la viabilité du système de retraite
— Options pour la réforme
• Bibliographie