Etudes économiques de l’OCDE 2007/13
Etudes économiques de l’OCDE
2007/13 (n° 13)
168 pages
Editeur
I.S.B.N. 9264033382
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1 Si depuis le ralentissement de 2001-03 la croissance économique en France a évolué comme dans l’ensemble de la zone euro, elle souffre d’une faible compétitivité. L’emploi augmente et le déficit budgétaire est en baisse, mais la persistance du chômage à un niveau élevé et un taux d’activité bas sont le reflet de problèmes structurels sous-jacents qu’il faut continuer à affronter. Une augmentation renforcée de l’emploi aurait un effet bénéfique sur la pauvreté et l’exclusion sociale, ainsi que sur les finances publiques. L’un des objectifs clé est d’améliorer l’utilisation de l’ensemble des ressources, en particulier dans le secteur public, pour s’attaquer d’une façon plus efficace aux problèmes sociaux et atteindre une meilleure soutenabilité des finances publiques à long terme. Cette Étude examine certains thèmes essentiels qui devraient être prioritaires dans l’action réformatrice du nouveau gouvernement.

  • Le système de protection sociale parvient assez bien à préserver de la pauvreté la plupart des individus, mais il est moins efficace lorsqu’il s’agit d’éviter l’exclusion sociale en facilitant l’intégration sur le marché du travail. Pour atteindre cet objectif, les politiques et l’action des organismes concernés doivent être mieux coordonnées.
  • Le système éducatif produit de très bons diplômés dans un grand nombre de domaines, mais il n’est pas suffisamment axé sur le marché du travail. Les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions d’équité du système éducatif.
  • Le problème du vieillissement n’a été que partiellement traité. Davantage d’attention doit être accordée à la fois à la participation des seniors au marché du travail et au financement des pensions de retraite et des dépenses de santé et de dépendance.
  • La décentralisation a profondément modifié l’élaboration et la mise en œuvre d’un certain nombre de politiques. Mais le transfert de compétences à un niveau plus local n’a pas toujours amélioré l’efficience et a parfois conduit à une certaine déresponsabilisation.

S’attaquer à la pauvreté et à l’exclusion sociale est un enjeu particulièrement important pour les responsables politiques français

2 Un certain dualisme du marché du travail où cohabitent des salariés très protégés (les « insiders ») et des chômeurs ou travailleurs en situation précaire (les « outsiders ») est susceptible de favoriser l’exclusion. Les politiques spécifiques actuelles réduisent la pauvreté de façon relativement efficace mais doivent être davantage orientées vers l’emploi. De meilleurs résultats pourraient être atteints avec des ressources limitées si les hausses du SMIC étaient plus faibles. L’augmentation, combinée à un meilleur ciblage, des prestations liées à l’exercice d’un emploi pourrait contribuer à réduire davantage la pauvreté.

Le système éducatif s’efforce de promouvoir l’équité et la croissance, mais avec des résultats mitigés

3 L’école maternelle et l’enseignement primaire atteignent l’objectif d’équité et donnent de bons résultats en moyenne, mais, dans la suite du parcours scolaire, la performance du système éducatif peut être améliorée. Il faut des incitations plus fortes à la bonne performance à tous les niveaux. Une autonomie renforcée des établissements scolaires et universitaires pourrait être un moyen d’y parvenir. À l’université, des droits de scolarité plus élevés et une sélection à l’entrée permettraient d’accroître l’efficience.

Il ne faut pas relâcher les efforts engagés pour affronter le défi du vieillissement démographique

4 L’amélioration passée du financement des retraites n’enlève en rien la nécessité de nouvelles réformes pour éviter une hausse régulière des taux de cotisation que requiert le financement des charges futures des régimes publics de retraite. De plus, la santé et la dépendance font peser des risques à long terme sur les finances publiques. Des taux d’activité plus élevés à tout âge seraient utiles, particulièrement pour les travailleurs âgés qui ont tendance actuellement à cesser leur activité avant 60 ans.

Les gains d’efficience attendus de la décentralisation des services publics n’ont pas encore été pleinement atteints

5 Après une vaste décentralisation, il a été difficile pour l’État de se désengager totalement. Les réformes sont difficiles dans ce domaine en raison du nombre de niveaux d’administration et du chevauchement des compétences. Une période de consolidation consacrée à la clarification des responsabilités et à l’amélioration des incitations financières à la recherche d’un meilleur rapport efficacité/coût est nécessaire.

 

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POUR CITER CET ARTICLE

« Résumé », Etudes économiques de l’OCDE 13/2007 (n° 13), p. 8-9.
URL :
www.cairn.info/revue-etudes-economiques-de-l-ocde-2007-13-page-8.htm.