Morts en maternité : devenir des corps, deuil des familles
Maryse Dumoulin
Anne-Sylvie Valat
Quand ni la société ni la Loi ne reconnaissent l’enfant mort en maternité, un véritable travail de deuil est nécessaire avec le patient-fœtus, les parents et l’équipe médicale (obstétricien, fœtopathologiste, psy., l’équipe soignante). Le nouveau-né décédé prend de face la réalité médicale, la déclaration à l’état civil, les funérailles, tandis que l’équipe médicale se trouve confrontée à l’accueil de l’enfant décédé en période périnatale (l’annonce, l’entretien avant l’hospitalisation, l’accouchement, l’après, déclaration à l’état civil, rituels d’adieu et funérailles, l’après).
L’important est que chaque parent choisisse de garder ou non des traces, accompagné par l’équipe soignante et administrative.Mots-clés :
enfant mort-né en maternité, travail de deuil et pratiques, parents, équipe soignante, réalité médicale, réalité légale.
When neither society, nor Law recognize the dead child in Maternity Hospital, a real grief work is necessary with parents, medical team and care-givers (obstetrician, foetopathologist, psychologist). The deceased new-born surprises medical reality, Civil Status declaration, funerals, etc.). The parents need to choose to keep traces or not, accompanied by the care-givers and administration staff.Keywords :
stillbirth in Maternity Hospital, grief work, funeral practices, parents, care-givers, medical reality, legal reality.
• Le nouveau-né décédé : la réalité médicale
• Le nouveau-né décédé : déclaration à l’état civil, funérailles
• Nouvelles pratiques : l’accueil de l’enfant décédé en période périnatale
• L’annonce
• L’entretien avant l’hospitalisation
• Hospitalisation et accouchement
• Après l’accouchement
• Déclaration à l’état civil
• Rituels d’adieu et funérailles
• L’après