Etudes sur la mort
L’Esprit du temps

I.S.B.N.2913062857
180 pages

p. 27 à 34
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

no 121 2002/1

2002 Études sur la mort

La guerre atomique

Claude Bersay CardiologueSecrétaire Général de la Société de Thanatologie
De tous les périls que court l’espèce humaine, la guerre nucléaire et l’hiver nucléaire sont les plus graves, et de loin.
Plus de 10 000 armes nucléaires restent pointées contre des cibles bien déterminées appartenant à l’autre camp. Ce sont des armes stratégiques conçues pour voyager d’un territoire à l’autre, mission sans retour. Il faut y ajouter 35 000 armes nucléaires tactiques aux objectifs plus modestes (cependant leur gabarit est le même que celles qui détruisirent Nagasaki et Hiroshima). Les armes nucléaires, tout comme les maladies, ont tendance à proliférer.
La température du globe serait de 35 degrés plus basse si elle dépendait uniquement du soleil. Mais l’effet de serre, lié à la présence de certains gaz de l’atmosphère terrestre, réchauffe la terre comme un manteau. L’épaisseur totale des principales couches de l’atmosphère n’excède pas 0,1% du diamètre de la terre. Plus d’un astronaute a rapporté combien la vue de cette mince et délicate auréole bleutée, autour de l’hémisphère éclairé par le soleil lui avait donné une immédiate impression de fragilité, de vulnérabilité.
Les accidents de la fusée Challenger et de la centrale de Tchernobyl sont là pour rappeler que des systèmes de haute technicité, d’une importance capitale pour le prestige national, peuvent connaître des échecs désastreux.
En cas de guerre nucléaire, les puissantes explosions au sol propulseraient de fines particules jusque dans la haute stratosphère. Les incendies massifs produiraient des fumées qui empêcheraient la lumière du soleil d’atteindre la basse atmosphère annulant l’effet de serre. Il en résulterait un refroidissement considérable dont la durée se compterait en mois ou en années, aboutissant à une planète sombre et glacée.
De toutes les menaces que l’homme fait peser sur sa planète, la guerre nucléaire et l’hiver nucléaire sont les plus graves et de loin.
Paradoxalement, on connaît mieux les risques de la pollution, du nucléaire civil, de l’agriculture transgénique, de l’augmentation de l’effet de serre depuis l’ère industrielle, de la surpopulation, menaces qui ne sont pas négligeables mais qui sont soit relativement mineurs (centrale de Tchernobyl), soit à effet lent (échelle du siècle), donnant la possibilité d’une correction. On ne parle pratiquement pas ou peu du risque d’une guerre nucléaire suivie d’un hiver nucléaire, cataclysmes qui peuvent survenir d’un jour à l’autre, qui mettent en jeu des milliards d’existences et qui constituent une menace majeure pour notre civilisation et peut-être même pour l’espèce humaine. Cette discrétion donne l’impression d’un consensus tacite anti-panique entre le pouvoir, les médias et les partis politiques, même ceux dont la raison d’être est l’écologie.
 
Historique
 
 
Diffusion. Depuis les premières explosions nucléaires, à Hiroshima et Nagasaki, en août 1945, les armes atomiques ont proliféré et l’humanité s’est laissé prendre dans un piège mortel qui peut la mener vers un suicide global, et tout cela au nom de la sécurité. Les USA ont inventé les armes nucléaires parce qu’ils craignaient que l’Allemagne nazie ne les fabrique la première. L’URSS a mis au point les siennes pour contrebalancer l’avantage américain. Les chinois pour faire pièce aux armes américaines et russes; l’Inde par peur de la Chine; le Pakistan par crainte de l’Inde; Israël contre la menace islamique. La Corée du Nord contre ses voisins du Sud; la France et l’Angleterre pour tenir leur rang…
L’arme nucléaire a certes beaucoup d’attrait; elle assure une dissuasion efficace pour un prix bien moindre que l’armement conventionnel. Elle est un facteur important de stabilité internationale (l’Europe est préservée depuis plus de 50 ans). Elle apporte un poids politique indéniable. Il y a ainsi de plus en plus de pays qui disposent de l’arme nucléaire ou qui ont les moyens de la fabriquer, et donc, on peut prévoir que la survenue, plus ou moins lointaine, d’une guerre nucléaire est quasi certaine sur le long terme, soit du fait d’une erreur technique comme dans la centrale de Tchernobyl ou comme lors du lancement de la fusée challenger, soit parce que viendra au pouvoir, un jour, fatalement, dans un de ces pays, l’équivalent d’un Hitler ou d’un Staline.
Évolution: Les deux premières bombes atomiques furent larguées en août 1945 sur le Japon qui capitula aussitôt. Il s’agissait de bombe à fission ou bombe A.
Les progrès, si l’on peut dire, ont été constants. Dans la puissance, 7 ans plus tard fut découverte la bombe à fusion ou bombe H, mille fois plus puissante que la bombe A qui lui sert maintenant de simple détonateur. Dans le nombre, actuellement plus de 10 000 armes nucléaires sont pointées contre des cibles bien déterminées appartenant à l’autre camp. Ce sont des armes stratégiques conçues pour voyager d’un territoire à l’autre. Il faut y ajouter 35 000 armes nucléaires tactiques aux objectifs plus modestes mais dont le gabarit reste celui d’une bombe A. Dans la balistique, on peut viser un terrain de football d’un pôle à l’autre; dans l’agressivité, on peut mettre plusieurs bombes par vecteur; dans la protection des lanceurs tapis au fond des océans dans des sous marins assurant une garantie de représailles contre tout agresseur identifié. La guerre des étoiles est en projet avec la militarisation de l’espace.
Aucun espoir, par contre, pour la protection des populations. Il n’y a pas de bouclier. Les russes avaient essayé de protéger leur élite dirigeante en construisant des bunkers, les américains réagissaient aussitôt en augmentant la pénétration de leurs charges explosives. Mais la découverte de la réalité de l’hiver nucléaire a stoppé toutes ces tentatives. Après la catastrophe de Tchernobyl, Evgueni Velikhov écrivait: «À quoi nous a servi la défense civile? Il nous a fallu mobiliser le pays tout entier pour nettoyer des dégâts nucléaires relativement mineurs. Il est absolument insensé de penser qu’aucune espèce de défense puisse avoir la moindre valeur en cas de guerre nucléaire. La défense civile ne peut servir à rien».
 
L’explosion
 
 
C’est, d’une seconde à l’autre, l’apocalypse avec des centaines de millions de vies en danger et la destruction de l’infrastructure du pays attaqué. Les effets s’additionnent:
- Effets de souffle. Sur les photos d’H, on voit l’effondrement de la quasi-totalité des immeubles.
- Effets d’embrasements avec de violents incendies provoquant à la fois des émanations de pyrotoxines empoisonnant l’atmosphère et des masses de fumée obscurcissant le ciel.
- Irradiation massive immédiate et à long terme.
Sur l’estimation des dégâts, on a deux références:
– Tchernobyl. La fuite du réacteur nucléaire entraîna la mort de 250 personnes, obligea à l’évacuation de plusieurs bourgades; la radioactivité fut perçue très à distance des lieux avec, une efflorescence de cancers, notamment de la thyroïde. Or, une guerre nucléaire c’est 100 millions de Tchernobyl.
– Hiroshima et Nagasaki. L’explosion des 2 seules bombes A fut responsable de 200 000 décès et d’une radioactivité persistante. Or la puissance totale des arsenaux actuels correspond à un million d’Hiroshima. Une guerre entre 2 puissances nucléaires c’est 10 à 30 000 bombes sur la planète!
Il n’y a heureusement pas eu d’autres exemples. On passa plus d’une fois près d’une guerre nucléaire, notamment lors de la tentative d’installation de fusées russes à Cuba (1962) mais, heureusement, la raison l’emporta, ou plutôt l’instinct de survie car on ne savait pas encore, à cette date ce qu’était un hiver nucléaire.
 
Après l’explosion
 
 
Vers les années 80, des données nouvelles permirent une meilleure compréhension des suites d’une série d’explosions atomiques mettant en évidence le rôle des poussières et des fumées.
- L’interprétation de la disparition des Dinosaures à la fin du Crétacé et au début de l’ère tertiaire il y a 70 millions d’années. Elle serait liée au choc d’une météorite de 10 km de diamètre (traces d’iridium). L’énorme dégagement de poussières et les fumées consécutives aux incendies ont obscurci le ciel et entraîné un abaissement des températures incompatible avec la vie.
- La fusée Mariner, en 1971, a permis d’observer, lors de tempêtes de poussières sur Mars, des refroidissements de 5 à 10 degrés.
- Les éruptions volcaniques, les incendies de forêts peuvent dégager d’importantes quantités de fumée sombre dont les effets, si elle se maintient en altitude, sont suivies de chutes de température avec des conséquences parfois lourdes sur le climat et les récoltes. En analysant les données météorologiques au sujet d’incendies de forêts surgis au Canada, en Chine, au Wyoming, en Californie, Alan Robock a trouvé, au-dessous des fumées, des refroidissements de plus de 20 degrés. Le cas le plus célèbre fut celui de l’éruption survenue en 1815 sur l’île volcanique de Tambora (Indonésie). Peu après, sur l’île de Java, il fit sombre en plein midi. L’année suivante connut les températures les plus basses de l’histoire météorologique américaine. Dans l’ouest de l’Europe les récoltes furent perdues et 1816 reste dans les mémoires comme l’année sans été. On l’appela aussi l’hiver de misère et l’année des mendiants avec des émeutes de la faim en France, en Angleterre. Ce désastre agricole fût le résultat d’un abaissement de la température moyenne de seulement quelques degrés.
 
Notions climatiques
 
 
Le soleil émet vers la terre de la chaleur sous forme de lumière visible, d’infra rouge et d’ultra violet. La terre rejette un tiers de cette chaleur dans l’espace sous forme d’infra rouge. La température du globe serait de quelques 35 degrés plus basse si elle dépendait uniquement de la quantité de lumière solaire absorbée par la terre. Les océans, même à des kilomètres de profondeur seraient entièrement gelés et la vie ne serait pas possible.
C’est là qu’intervient l’effet de serre lié à la présence dans l’atmosphère de certains gaz, essentiellement la vapeur d’eau et l’oxyde de carbone qui sont transparents à la lumière visible du soleil mais opaque au rayonnement infra rouge émis par la terre. Ces gaz responsables de l’effet de serre forment une sorte de manteau qui réchauffe la terre juste ce qu’il faut pour en faire le monde clément et agréable dans lequel nous avons le privilège d’habiter. Une modification tant soit peu sensible, en excès ou en défaut, de l’effet de serre produirait un désastre à l’échelle planétaire. Un abaissement prolongé de la température globale, de quelques degrés seulement serait désastreux pour l’agriculture dont on sait la dépendance au climat. S’il atteignait 10 degrés des écosystèmes entiers seraient menacés. Autour de 20 degrés c’est toute la vie sur terre qui risquerait de disparaître. La marge de sécurité est étroite. L’épaisseur totale des principales couches de l’atmosphère y compris celles qui assurent l’effet de serre n’excède pas 0,1_% du diamètre de la terre. Plus d’un astronaute a rapporté combien la vue de cette mince et délicate auréole bleutée, autour de l’hémisphère éclairé par le soleil lui avait donné une immédiate impression de fragilité, de vulnérabilité et inspiré une inquiétude spontanée.
Il faut ajouter le rôle de la couche d’ozone qui absorbe le rayonnement ultra violet toxique pour les molécules vivantes. On estime que la vie n’a pu apparaître qu’après formation d’une couche d’ozone protectrice qui a permis le développement de micro-organismes fournisseurs d’oxygène.
 
L’hiver nucléaire
 
 
- En cas de guerre nucléaire, les puissantes explosions au sol propulseraient de fines particules de poussière jusque dans la haute stratosphère. Cette poussière serait en grande partie soulevée dans les airs par la boule de feu elle-même, puis aspirée par le pied du champignon nucléaire. Les particules de poussière injectées en haute altitude réfléchiraient vers l’espace une grande fraction de la lumière solaire, ce qui contribuerait à refroidir la terre.
Au niveau des centres urbains, où sont concentrées beaucoup de matières combustibles, des explosions même beaucoup plus modestes, produiraient, comme ce fût le cas à Hiroshima et Nagasaki, des incendies massifs dont la fumée entraînerait, au point de vue climatique, des effets beaucoup plus graves que la poussière. Les épais voiles de fumée noire empêcheraient la lumière du soleil d’atteindre la basse atmosphère, principal réservoir de gaz qui provoquent l’effet de serre. Ces fumées laissent, en outre, fuir les infra rouges d’où un puissant effet anti-serre. Ces suies n’ont pas tendance à redescendre. Absorbant la lumière solaire, elles réchauffent l’air qui les porte de plus en plus haut, vers la stratosphère. Il ne leur faut guère plus d’une semaine pour parcourir le globe; une à deux semaines pour que se réalise leur homogénéisation.
Vu la grande quantité de matières inflammables accumulées dans les centres urbains et les installations pétrolières (450 raffineries de pétrole et 3000 pipe-lines sur la liste des cibles militaires), il ne faudrait pas un bien grand nombre d’explosions nucléaires sur ces objectifs pour obscurcir tout l’hémisphère Nord (où vit 85_% de la population) et davantage. Si les nuages de suie noire pratiquement opaques venaient à couvrir une vaste superficie, l’effet de serre serait entièrement supprimé. Il ferait aussi sombre à midi qu’à minuit et notre planète deviendrait sombre et glacée. Si on compare l’effet de serre à un manteau, l’hiver nucléaire nous arracherait ce manteau.
La quasi-disparition de la couche d’ozone (70_%) entraînerait une perturbation des équilibres écologiques avec rupture de la chaîne alimentaire, un risque de disparition d’organismes producteurs d’oxygène par photosynthèse, et multiplierait le risque de cancers de la peau, des cataractes.
- L’ensemble des perturbations consécutives à une guerre nucléaire d’importance moyenne définit l’hiver nucléaire dont le degré sera en rapport avec le nombre d’explosions et le type d’objectifs touchés (il faut environ 30 millions de tonnes de suie): chute des températures de 10 degrés ou davantage, doses d’irradiation atteignant des dizaines de rems, quasi-décuplement de l’exposition au rayonnement ultra violet, tout cela dans un contexte de pénuries de nourriture et d’eau potable, d’épidémies, de blessures graves, d’insuffisance des installations et des fournitures médicales. Le monde sera englouti dans une obscurité atroce. Des nuages de poussière noires chargés de gaz toxiques voileront la planète. Il y aura des milliards d’insectes que les oiseaux, plus fragiles, ne pourchasseront plus. Désorganisation sociale, technologies dévastées et retour à la barbarie avec des survivants soumis à un terrible stress physique et mental.
Cette transformation de l’environnement pourrait durer des mois ou des années. C’est une machinerie de meurtre massif. Le nombre de vie en jeu se compte par milliards sans compter toutes les naissances qui n’auront jamais lieu…
Cet hiver nucléaire toucherait non seulement les pays belligérants mais aussi, avec des degrés divers, tous les autres pays. Ces derniers auraient à subir un afflux de réfugiés, des carences de nourriture, l’arrêt des échanges commerciaux et surtout, eux aussi, des perturbations de l’environnement.
 
La dissuasion a donc changée
 
 
Depuis 1982 il est devenu clair que les conséquences d’une guerre nucléaire seraient sans doute plus graves que ne l’avaient compris les établissements militaires en lice. On ne craint plus seulement les représailles de l’adversaire, mais également les répercussions climatiques provoquées par ses propres tirs. Déclencher une guerre nucléaire revient à se tirer une balle dans la tête. Il n’y a pas de victoire possible. L’hiver nucléaire nous fait prendre conscience du péril commun et de notre dépendance mutuelle. Que faire? on ne peut pas supprimer l’arme atomique. La technologie existe. Si on la mettait hors la loi, seuls les hors-la-loi en disposeraient et nous serions à leur merci. À partir de ce constat on a commencé à aborder le projet de la réduction des arsenaux nucléaires, l’objectif étant de limiter ceux-ci au-dessous du seuil du risque de survenue de l’hiver nucléaire avec le problème difficile à régler: rester dissuasif sans mettre en péril la planète. Les arsenaux relativement réduits des Anglais, des Chinois et de la France (1000 têtes nucléaires chacun) démontrent que, dans la réalité, des petits arsenaux permettent une dissuasion efficace. Quelques centaines d’armes stratégiques suffiraient à détruire les USA et l’Union soviétique en tant qu’entités économiques et politiques viables. Certains experts prétendent que pour éviter que les fumées atteignent le seuil critique, il faudrait supprimer 99_% des armements existants. La conférence du désarmement qui siège à Genève a obtenu des résultats: limitation de la défense anti-missiles stratégiques, traité du FNI (forces nucléaires intermédiaires), traité de non-prolifération nucléaire, interdiction des essais nucléaires, interdiction de la production des matières fissiles, interdiction des armes chimiques, mise en place d’un protocole de vérification des armes biologiques mais il y a un certain nombre de pays qui ne suivent pas les règles et on voit se développer de véritables arsenaux dans des régions instables politiquement sans compter la menace terroriste.
 
Déclarations
 
 
Le général de Gaulle, peu après Hiroshima, se dit tenté par le désespoir en voyant apparaître le moyen qui permettra, peut-être, aux hommes de faire disparaître l’espèce humaine. En 1956, cependant, il lancera le programme destiné à doter la France de l’arme nucléaire! La réversion de la course aux armements devrait avoir, selon Andréi Sakharov, priorité sur tous les problèmes de notre époque.
Traité de Delhi (1984) «La technologie est désormais capable de détruire notre civilisation globale, peut être même notre espèce elle-même. Les nations et les peuples, même ceux qui se trouvent loin des zones qui seraient visées lors d’une guerre nucléaire, risquent une dévastation sans précédent».
Ronald Reagan (1984). « Un conflit nucléaire risquerait fort d’être le dernier conflit que connaisse l’humanité. »
Gorbatchev (1986). « Nous refusons le droit à tous les dirigeants nationaux de prononcer une sentence de mort à l’encontre de l’humanité. »
Le traité du FNI (forces nucléaires intermédiaires, décembre 1987) débute ainsi: «Les E-U et l’URSS, conscients qu’une guerre nucléaire aurait des conséquences dévastatrices pour l’humanité…»
Dr Behar, président de l’association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), association qui a obtenu le prix Nobel de la paix en 1985: «La violence est une pyramide. Tout en haut est la guerre nucléaire, mais il faut lutter à chaque étage pour pouvoir la prévenir».
La France serait le seul grand pays qui ne consacre aucun effort de recherche à l’hiver nucléaire et qui n’organise aucune réunion publique ni scientifique sur ce sujet!
Notre doctrine militaire dans ce domaine est la dissuasion, l’arme nucléaire n’est pas une arme de bataille mais une arme du refus de guerre, strictement réservée à la défense de nos intérêts vitaux (intégrité du territoire, de ses approches, protection de la population…).
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis