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Études sur la mort

2006/1 (no 129)



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L’activité funéraire s’inscrit, plus que d’autres activités humaines, dans une série de paradoxes parmi lesquels la nécessité d’accompagner et d’être, par l’étendue de la discrétion requise, pour ainsi dire absent aux yeux de la famille ou celui de prendre en charge totalement les défunts, de se substituer aux proches tout en en respectant strictement leurs volontés majoritairement peu, voire jamais, exprimées.

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Dans cet univers complexe, le statut du corps humain décédé et donc du cadavre est ambigu. Ainsi, juridiquement, ce statut du corps humain assimile le défunt non plus à une personne mais à une « chose ». Cependant, celle-ci est sacrée et inviolable, ce qui en fait une ultra-chose, ou au moins un autre objet, à considérer et traiter donc non pas comme une chose mais comme une personne.

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Mais, au-delà de ce débat théorique se trouvent l’abrupte réalité et les professionnels qui y sont confrontés, au premier rang desquels se placent bien évidemment les thanatopracteurs et les divers autres opérateurs funéraires. Toutes ces catégories d’individus confrontés quotidiennement et directement à la réalité de la mort en ont une approche beaucoup plus personnelle et humaine, notamment en ce qui concerne le statut des personnes décédées. Par vocation, par conviction, par projection aussi, ils les considèrent avec le même respect et les mêmes égards que des personnes vivantes.

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Le cadavre est donc, au sens large, un corps mort. Cependant, les opérateurs funéraires emploient avant tout ce terme pour désigner un corps dont la nature de la mort est suspecte et pose un problème médico-légal. Hormis ce cas précis, les termes employés par les opérateurs du funéraire pour désigner le corps d’une personne décédée traduisent leur souci constant de marquer leur profond respect. Ainsi désignent-ils par « corps » ou « défunt » le corps d’une personne décédée.

La relation entre les opérateurs funéraires et le corps d’une personne décédée, ultime phase d’humanité

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Plus qu’un travail sur le cadavre, sur le corps ou sur le défunt, les opérateurs funéraires effectuent aujourd’hui une mission au service des défunts et la relation qui s’établit entre eux est unique.

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La dimension humaine de cette relation se manifeste par les exigences logistiques et techniques imposées par des règles strictes. Elle trouve également sa justification et son objectif, son fondement et son aboutissement dans la confiance des familles, ciment de l’éthique de ce corps de métiers.

La confiance des familles

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Comme en témoignent directement les professionnels, « La confiance que nous accordent les familles guide notre relation avec le corps de leur proche vers un respect absolu. Un contrat moral se passe entre la famille et nous dans lequel nous nous engageons à témoigner au corps de la personne décédée le respect et la dignité qui lui sont dus ».

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En effet, une famille qui vient de perdre un proche subit un traumatisme qu’on appelle le deuil, (du latin « dolor » la douleur), un traumatisme profond, une souffrance, une amputation… qui se manifestent selon d’infinies variantes qui, toutes, affirment le désarroi et la peine.

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Vis-à-vis du corps de leur défunt, les familles éprouvent en général un mélange de profonde tristesse et d’inquiétude extrême quant à son devenir. Souvent, dans notre société aseptisée où l’hygiène prévaut, beaucoup ont peur du corps, comme en témoignent les nombreux appels nocturnes reçus par les professionnels en cas de décès à domicile et qui tous traduisent la panique née de l’inconnu : « Que va-t-il se passer ? Venez tout de suite, je ne peux pas rester seul(e) avec lui ! ».

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D’autres craignent immédiatement pour sa conservation car le spectre de la décomposition effraie, comme en témoignent de nombreux soucis hygiénistes exprimés spontanément par les familles. Ainsi, les familles s’inquiètent-elles régulièrement de la disparition des tables réfrigérées, rendues obsolètes par les soins de conservation.

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Le premier rôle des pompes funèbres est alors de prendre en charge le défunt qui est la source d’inquiétude des familles, en mettant à leur service des connaissances techniques et afin de répondre à des questions primordiales :

  • où est le corps ?

  • où la famille souhaite-t-elle qu’il repose ?

  • désire-t-elle des soins de thanatopraxie ?

La famille inquiète investit alors le professionnel d’une mission, celle de prendre en charge leur proche, on ne parle plus ici de corps, de défunt, de cadavre… On parle d’un père, d’une mère… d’un enfant… Cette marque de confiance qu’une famille témoigne, pousse l’opérateur funéraire à s’impliquer avec un respect total et absolu. Face à la douleur et fort de la confiance dont il est investi, le professionnel puise alors sa motivation dans la satisfaction anticipée de permettre à une famille de se recueillir auprès de son proche, sereinement.

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Lorsque la personne décède au domicile et que la famille souhaite que le corps repose à la chambre funéraire, elle voit le véhicule arriver pour prendre le corps du défunt et l’emmener pendant plusieurs heures, le temps du transport et des soins. Que ressent cette famille ?… Un sentiment d’abandon ?… De perte ? … De déchirement ? Combien de fois des familles font-elles arrêter la civière qui transporte le corps du défunt dans le véhicule pour l’embrasser. On a comme l’impression que c’est le dernier baiser qu’elles leur donnent. Ce sont toujours des instants émouvants et les agents funéraires, touchés par ces moments profondément personnels, ne peuvent pas traiter le corps autrement qu’avec le respect qui est dû au rang sacré auquel les familles le hisse. On les entend souvent dire aux familles « je vais en prendre soin… » comme pour les rassurer, dans un engagement moral pris pour chaque corps quelle que soit la situation.

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Cette confiance accordée par les familles impose le respect tant à leur égard qu’à celui du corps qu’elles chérissent. Le contrat moral devient tacite et naturel car il s’agit du simple respect qu’un humain doit à un autre et à la douleur exprimée ou contenue. Par ailleurs, ce contrat est renforcé et validé professionnellement par des règles établies qui guident la relation avec le corps des personnes décédées.

Où la norme devient un postulat

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Les normes qui s’appliquent de la manière la plus absolue dans le milieu funéraire sont celles relatives à l’éthique et aucun professionnel, thanatopracteur ou opérateur funéraire ne dispose d’un droit à l’erreur en la matière. La hiérarchie des normes présente en l’espèce une harmonie absolue entre la pratique et les impératifs moraux qui donnent à ces métiers une dimension particulière, s’apparentant à celle du soin sans toutefois lui être identique.

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Ainsi, les autorités européennes semblent abonder dans le sens du droit français pour définir le corps d’une personne décédée comme une chose ayant un statut juridique « sui generis »…

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La loi française accorde donc un statut particulier au corps du défunt, « chose » sacrée et inviolable, dans l’article 16-1 du Code civil. Ainsi la jurisprudence est particulièrement sévère en ce qui concerne toute atteinte au corps du défunt. L’arrêt Millaud du Conseil d’Etat du 2 juillet 1993 (repris par un arrêt de 1995 commune de Morsang-sur-Orge) a jugé que les principes déontologiques relatifs à la personne humaine, qui s’imposent au médecin dans ses rapports avec les patients, ne cessent pas de s’appliquer avec la mort de celui-ci. La juridiction administrative a d’ailleurs été rejointe par la juridiction civile, le 20 octobre 1998, dans un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation, qui avance que le fait de prendre une photo d’un défunt constitue une atteinte au respect dû à la personne, qu’elle soit morte ou vivante… En l’espèce, il s’agissait des photos prises frauduleusement de François Mitterrand décédé…

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Ces normes imposent un certain comportement empreint de respect à l’égard du corps des défunts. Les opérateurs funéraires ont donc développé des codes de déontologie, des chartes qui, au-delà du contrat moral passé avec les familles, imposent un traitement particulier du corps des personnes décédées.

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Ainsi, le code de déontologie de la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie impose aux agents une tenue correcte discrète et probe. Le code d’éthique du CNERT (Conseil National d’Etudes et Recherche Thanatopraxiques) approuve, quant à lui, le principe du caractère sacré de tout être humain devant la mort, « les corps seront toujours traités avec le respect le plus grand, dans un souci de tact et de décence ». Les tuteurs thanatopracteurs du groupe OGF s’engagent, eux, dans une charte à « être exemplaire tant sur le plan professionnel que moral en respectant les personnes, la déontologie et l’éthique ».

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Cette exigence de respect s’affirme jusqu’au contenu des contrats de travail, tel celui d’un thanatopracteur du groupe OGF dont une clause stipule « sans jamais perdre de vue le caractère sacré de tout être humain devant la mort, les corps seront toujours traités avec le plus grand respect, dans un souci de tact et de décence ».

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Les agents funéraires ont-ils besoin de ces normes pour respecter les corps des défunts ? Rien ne l’indique en pratique car les exemples d’exactions sont inexistants. Certes, les métiers des services funéraires peuvent être difficiles et engendrer un « burn-out » semblable à celui de certains soignants mais, au-delà de la menace de très lourdes sanctions qui pèse en cas de manquement, de telles professions ne pourraient être exercées et supportées psychologiquement sans exigence et déontologie personnelles.

Un arsenal de moyens déployés au service des corps et des familles

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Les règles qui s’appliquent aux corps des personnes décédées imposent diligence, efficacité, parfois même de la rapidité, mais n’excluent jamais le respect et la décence.

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C’est au quotidien que l’on se rend compte du respect qui règne chez les agents funéraires à l’égard du corps, dans des gestes qui semblent anodins, presque naturels, mais qui ont été appris dans le cadre d’une formation reçue à tous les échelons de la hiérarchie.

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Pour l’assistant funéraire, appelé par une famille pour un décès, le corps affirme sa priorité. Tout d’abord, c’est l’élément qui angoisse la famille et dont seule la prise en charge peut provoquer un soulagement de nature à autoriser la projection des proches dans l’organisation des obsèques.

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Par ailleurs, les règles strictes qui entourent le transport, la mise en bière, les soins… les conduisent à s’occuper du corps en priorité, avant même les démarches commerciales.

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En conséquence, les assistants funéraires apprécient de pouvoir passer le relais à leurs collègues spécialisés, transporteur, thanatopracteur …, qui s’efforcent eux-mêmes d’intervenir au plus vite. « C’est 50 % du souci retiré » m’affirme Samuel Crepeninck des Pompes Funèbres Générales de Lens.

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Dans toutes les circonstances, le personnel funéraire met tout en œuvre pour éviter d’ajouter à la douleur de la perte avec des délais, des transports voire des manipulations qui ne soient pas indispensables. Ainsi, si le corps est en centre hospitalier et qu’il doit retourner au domicile, l’assistant funéraire privilégiera le soin au lieu de décès afin d’éviter que le transporteur du corps n’amène le corps au domicile de la famille et que celle-ci doive attendre le thanatopracteur qui prodiguera les soins du corps. Par respect pour les familles et pour leur éviter deux attentes (celle du transporteur et celle du thanatopracteur), il fera procéder aux soins en centre hospitalier puis le transporteur rendra à la famille son défunt, sauf réelle impossibilité.

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Le transport de corps devant être réalisé dans un délai de 48 heures maximum après des soins, ce délai étant ramené à 24 heures en l’absence desdits soins, les transporteurs doivent agir vite. Le corps est placé dans un linceul étanche, manipulé avec délicatesse par deux agents funéraires, gantés. Il est ensuite recouvert d’un drap, d’une couverture. En l’espèce, l’exigence professionnelle de rapidité n’exclut pas l’humanité de l’attitude et du comportement, certains agents funéraires effectuant même une seconde de recueillement devant le défunt.

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D’ailleurs, c’est toujours avec une certaine émotion que l’agent découvre un corps, qu’il soit en centre hospitalier ou au domicile. Alors, des gestes techniques se posent, ils font écran entre le ressenti et l’objectif, entre l’affect et le professionnel, afin de laisser ce dernier aspect s’exprimer pleinement, tout en étant soutenu par une humanité voire des sentiments sous-jacents.

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Techniquement, les premiers gestes comprennent la fermeture des yeux, la mise en place du corps du défunt avec le placement de la tête droite et surélevée, la pose d’un drap, la dissimulation des parties génitales …

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Lorsque les familles pleurent ou manifestent leurs émotions, les professionnels demeurent réservés, les accompagnant dans leur souffrance par une présence discrète. La partie la plus éprouvante est souvent, pour les familles comme pour les professionnels, la fermeture du cercueil. « C’est souvent la gorge nouée que nous plaçons le couvercle du cercueil pour le fermer… Témoin du dernier regard d’une femme pour son époux défunt, d’une fille pour sa mère… de parents pour leur enfant chéri qui s’est envolé avec les anges… La manivelle qui grince légèrement fermant à jamais le cercueil est le seul bruit qui accompagne les sanglots d’une famille dans le chagrin ».

Le défunt, cœur des funérailles

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Par un phénomène moderne, le défunt est aujourd’hui au centre des funérailles. Si hier la pièce maîtresse des funérailles était le cercueil, il n’en est plus de même aujourd’hui, grâce notamment à la thanatopraxie. En effet, avant cette méthode de conservation des corps, les mises en bière étaient généralement très précoces et l’on arrachait littéralement le corps aux familles afin qu’elles ne s’aperçoivent pas du phénomène de décomposition. Le recueillement durant les quelques jours qui précèdent les obsèques s’effectuait donc devant un cercueil fermé, sans possibilité de derniers contacts et de gestes.

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Autrefois, les assistants funéraires craignaient toujours d’être appelés par une famille choquée par l’état du corps ; les agents funéraires manipulaient des défunts souvent dans un état de décomposition avancée, avec des manifestations visuelles et olfactives difficilement supportables pour les proches. Lorsque le corps d’une personne que l’on aime se décompose de cette manière, quand celui que l’on a chéri suscite le dégoût… la culpabilité et le ressentiment peuvent s’installer durablement et freiner le travail de deuil.

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La thanatopraxie a « assaini » cette situation. Elle a permis aux dépouilles de devenir des défunts, suscitant, jusqu’au dernier jour, respect et dignité. Le corps du défunt est conservé, présenté dignement, dans une continuité d’apparence qui protège les sentiments des proches comme le souvenir du défunt… La famille peut se recueillir en paix.

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On constate d’ailleurs le recul des délais de mise en bière (4 à 5 jours) et, dans la grande majorité des cas, le corps n’est placé dans le cercueil que le jour des funérailles. Jusqu’au bout, il est présenté décemment à la famille qui peut se recueillir dignement dans un délai raisonnable pour surmonter la phase de déni et accepter la mort de son proche.

De l’ambiguïté à l’absence, le statut du cadavre devenu cendres

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Avec une pratique qui s’établit aujourd’hui à 27 % et des intentions exprimées à hauteur de 45 %, la crémation s’affirme comme la principale évolution de ce début de millénaire dans le domaine funéraire.

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Parmi les nombreux questionnements soulevés par le développement exponentiel de ce choix, celui du statut des cendres s’exprime avec tant d’acuité qu’il est parvenu à générer une réflexion des édiles français.

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Car le cadavre, ou plutôt le défunt, ne dispose plus d’une existence légale, une fois réduit en cendres. Cela ne va bien sûr pas sans conséquences, tant du point de vue sociologique que psychologique.

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Avec l’extrême liberté accordée aux familles en matière de devenir des cendres, hors la dispersion sur la voie publique, c’est la privatisation absolue de la mort et des défunts qui s’instaure.

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De la dispersion en pleine nature au port de cendres en pendentif, sous forme ou non de diamant, de l’urne posée sur la table de nuit à celle que l’on finit par abandonner sur une tombe, chacun peut donc actuellement faire ce qu’il veut de son défunt sans être tenu de rendre des comptes, ni à la société, ni aux autres proches.

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Sous prétexte qu’une personne a été techniquement transformée, qu’elle n’a plus « forme humaine », tout deviendrait donc possible et la société civile n’interviendrait plus, ne la protègerait plus ?…

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Pour tenter de combler ce vide juridique, de nombreuses propositions surgissent, des plus strictes et difficilement applicables aux plus simples.

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Ainsi, revenir à la pratique administrative en vigueur avant le décret de 1976 paraîtrait une solution rapide et efficace. Il s’agit en effet, après avoir préalablement donné un statut aux cendres, de les assigner à résidence dans le lieu de destination évident de tous les défunts, le cimetière. Que la famille ait choisi la dispersion, nonobstant ses conséquences, ou qu’elle opte pour la conservation, dans un caveau spécifique ou familial, le cimetière est bien le lieu dévolu aux défunts, selon le principe immémorial que toute société doit séparer physiquement les vivants et les morts, afin de préserver l’intégrité de chacun.

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Même en cas de dispersion, l’existence d’un lieu déterminé de mémoire et de recueillement est plébiscitée par les Français [*]  Sondage réalisé par l’IFOP pour OGF en septembre 2... [*] . D’ailleurs, le succès remporté par les supports de mémoire proposés dans certains cimetières prouve, s’il en est encore besoin, l’aspiration fondamentale à la trace qu’éprouvent ceux qui sont confrontés à la perte d’un être cher.

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Que la personne décédée soit inhumée ou crématisée, on ne peut donc envisager l’existence même de relation entre les opérateurs funéraires et un cadavre puisque la mission de tous les intervenants consiste précisément à transformer un cadavre en défunt, ce qui implique une dignité et un respect synonymes d’humanité pour tous les acteurs de cette ultime étape.

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D’autre part, la relation entre le défunt et les professionnels n’est jamais univoque mais implique toujours la famille, cette relation triangulaire s’avérant être le socle funéraire. Dans une relation de respect absolu et total, garanti par des textes, toutes les décisions, tous les gestes des intervenants funéraires ainsi que l’évolution technique et pratique du milieu funéraire sont placés au service de la mémoire du défunt et du deuil de ses proches.

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Symboles des relations entre une société et ses défunts, derniers remparts de l’humanité avant l’ultime disparition, les opérateurs funéraires ne sauraient, ontologiquement, considérer réellement une personne décédée comme un cadavre, en ce qu’ils concentrent leur mission sur la pérennité, voire la restauration de la dignité des défunts.

Notes

[*]

Sondage réalisé par l’IFOP pour OGF en septembre 2004

Plan de l'article

  1. La relation entre les opérateurs funéraires et le corps d’une personne décédée, ultime phase d’humanité
  2. La confiance des familles
  3. Où la norme devient un postulat
  4. Un arsenal de moyens déployés au service des corps et des familles
  5. Le défunt, cœur des funérailles
  6. De l’ambiguïté à l’absence, le statut du cadavre devenu cendres

Pour citer cet article

Hanique Thomas, Dubois-Costes Isabelle, « Du cadavre au défunt, », Études sur la mort 1/ 2006 (no 129), p. 115-122
URL : www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2006-1-page-115.htm.
DOI : 10.3917/eslm.129.0115

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