Comment concevons-nous l’efficace analytique ?
Gisèle Chaboudez
Le discours analytique doit s’adresser à l’inconscient pour avoir accès à la formation des symptômes,
dont l’inconscient répond. De sorte qu’il ne peut valider tout uniment la demande thérapeutique qui
lui est faite, puisque l’inconscient a ses raisons que la raison ignore. Cette difficulté propre à notre
pratique est traitée diversement par les psychanalystes, souvent par le refus simple de la thérapeutique, ce qui élude la difficulté. Les paradoxes de l’efficace analytique commencent là. Ils sont tout
aussi exemplaires s’agissant du ressort de cet efficace. Le propos est de les envisager d’un point de
vue logique et topologique, en pointant les questions qui en découlent, tout au long des grandes
étapes de l’analyse.Mots-clés :
Division, logique, efficace.
The psychoanalytical discourse must refer to unconscious in order to have an access to the formation
of symptoms, as long as unconscious is responsible of them. So that it can’t validate steadily the therapeutic demand, for unconscious has reasons that reason ignores. This difficulty, specific to our practice, is diversely treated by the psychoanalysts who often simply refuse the idea of therapeutic, which
allows them to evade from that difficulty. The paradox of psychoanalytical efficacy starts here. It is
also the case concerning the motive of its efficacy. Our purpose is to consider them from a logical and
topological point of view, pointing the proceeding questions, all through the main stages of psychoanalysis.Keywords :
Division, logic, efficacy.
• La division dans le discours analytique
• Le ressort logique de l’efficace analytique
• Le franchissement de la castration
• L’effet de l’analyse sur l’inhibition, le symptôme, l’angoisse
• Du passage possible à une autre logique
• Questions borroméennes sur l’efficace de l’analyse