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Métropolis

I.S.B.N.sans
104 pages

p. 88 à 94
doi: en cours

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n° 43 2001/1

Économie de l’information. Guide stratégique de l’économie des réseaux, Carl Shapiro et Hal R. Varian, (Traduction de la première édition américaine [1998] par Fabrice Mazerolle), Collection Ouvertures Économiques, série Balises, Édition De Boeck Université, Septembre 1999, 313 p.

Carl Shapiro et Hal R. Varian, tous deux professeurs d’économie et de gestion à la University of California, Berkeley, proposent une approche originale d’un sujet très en vogue : les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ils ne cherchent pas à montrer comment ces nouvelles technologies vont bouleverser l’économie mondiale, à l’instar des discours médiatisés sur la « nouvelle révolution industrielle ». Ils ne cherchent pas non plus à montrer comment leur domaine scientifique va être profondément modifié par les caractéristiques nouvelles de l’information et des réseaux. Leur objectif est au contraire, comme le souligne le sous-titre de l’ouvrage, d’ancrer leur analyse de « l’économie des réseaux » sur des « principes économiques durables et éprouvés » (p. 22). Grâce à un subtil mélange d’exemples récents et historiques, ils parviennent à faire un exposé vivant et pédagogique du fonctionnement économique du « marché de l’information », qui recouvre des réalités aussi diverses que la vente de disques ou l’établissement des standards de télécommunication.
Cet ouvrage est un manuel, un « guide stratégique », qui présente en dix chapitres un « tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur » l’économie de l’information. Dans les six premiers chapitres, ils analysent les caractéristiques des biens d’information, la façon dont ils s’échangent et les stratégies des différents agents, notamment les stratégies de verrouillage. Dans les trois chapitres suivants, ils étudient plus spécifiquement les économies de réseaux et les différentes stratégies de concurrence. Enfin, dans le dernier chapitre, ils exposent les différents types de régulation que l’État applique au marché.
Dans le premier chapitre introductif, ils exposent les principales caractéristiques des deux biens concernés par leur analyse. L’information sous toutes ses formes, bits, banque de données, film cinématographique, est un bien très particulier. Les ressources nécessaires à sa production sont coûteuses et malheureusement consommées de façon irréversible. Une fois produit au contraire, il est reproductible facilement et à coût faible et fixe. Sa valeur s’exprime cependant moins par son coût de production que par sa pertinence qui ne s’apprécie qu’ensuite, à l’usage. La technologie est, quant à elle, définie comme le support de cette information, systèmes informatiques, câbles téléphoniques, standard de télévision. Ces deux types de biens sont intimement liés dans l’économie des réseaux, d’autant plus que nombre d’entre eux, à l’instar des logiciels, possèdent les valeurs de biens d’information et de technologie.
Le deuxième et le troisième chapitre examinent, dans une perspective très classique, les stratégies des agents, essentiellement les producteurs, pour différencier leurs produits et augmenter leurs bénéfices. Le premier aspect de cette stratégie est la différenciation par les prix. On trouve les thèmes de la domination par la préemption du marché, du cercle vicieux de la baisse des prix des monopoles et de la discrimination par les prix des clients ou des groupes de clientèle ciblés. Les caractéristiques d’Internet, qui permet de suivre à la trace nos comportements de consommation, sont mises en abîme dans cette dernière perspective : ces informations, qui permettent de cibler les clients sont d’autant plus coûteuses qu’elles sont précises et pertinentes (p. 37). Le deuxième aspect de cette stratégie est la différenciation par le produit évoquée sous l’angle de la pertinence de l’information vendue : la disposition à payer des consommateurs dépend de la valeur supposée ou expérimentée (et notamment de sa nouveauté) de l’information et de l’adéquation du bien à l’usage. On apprendra ainsi, de façon réjouissante, pourquoi les logiciels sont vendus sous trois versions différentes (débutants, confirmés, experts, p. 69) ou en « Package » (p. 71).
Le quatrième chapitre analyse la notion de propriété intellectuelle associée aux biens d’information. Ce chapitre, très provocateur, est souvent mis en exergue lorsque les auteurs du livre sont interviewés dans les médias (voir par exemple Le Monde daté du mardi 21 septembre 1999, « La baisse de 40 % des actions d’Internet est un bon signe », propos recueillis par Annie Kahn). Il fait d’ailleurs partie des rares chapitres du livre à posséder un modèle théorique dans sa version papier. Les auteurs vont à l’encontre des idées reçues : « la technologie numérique est un double défi aux droits de la propriété intellectuelle. D’une part, elle réduit le coût de reproduction, d’autre part elle [facilite] “la distribution”. Ces défis constituent autant d’opportunités » (p. 95). À l’appui de leur théorie, l’exemple des bibliothèques populaires qui, en Angleterre au dix-neuvième siècle (p. 89), n’ont pas affamé les écrivains, mais qui ont fait passer le nombre des lecteurs de 80 000 au début du siècle à 5 000 000 en son milieu et qui ont au contraire contribué à la prospérité des éditeurs.
Les deux chapitres suivants analysent la relation entre les coûts de changement et les stratégies de verrouillage associées. Elles concernent essentiellement un verrouillage du consommateur par le producteur, l’autre cas étant possible mais moins fréquent. Après une brève typologie des différents types de verrouillage, les auteurs décrivent la dynamique cyclique de ce phénomène (p. 122) : après une phase de sélection (de recherche), le consommateur essaie le produit, puis l’adopte. Durant cette dernière phase d’adoption, si les coûts de changement dus à des investissements en produits complémentaires ou en formation deviennent élevés, il entre dans une phase de verrouillage : les coûts de changement l’empêchent de retourner dans une nouvelle phase de sélection. Au contraire, si le verrouillage est insuffisant, ou si le consommateur s’est prémuni du verrouillage, celui-ci peut retourner dans une phase de sélection d’un nouveau produit concurrent.
Les chapitres sept à neuf sont plus spécifiquement liés à l’économie des réseaux. Les auteurs y étudient l’effet de feed-back caractéristique de ces biens pour lesquels la demande dépend du nombre de biens déjà vendus. Cet effet n’est pas nouveau. Cependant il est la norme et il s’applique de façon positive dans les économies de réseaux, qu’ils soient réels ou virtuels. En effet, les économies d’échelle liées à la demande plus qu’à l’offre, les externalités de réseaux et les coûts de changement collectif permettent des maîtrises presque totales d’un marché par un seul producteur. De plus, énoncé par les auteurs à la manière d’un adage populaire, « ce feed-back positif fortifie les forts et affaiblit les faibles ».
Les auteurs définissent alors quatre types de stratégies que peut employer le producteur pour bénéficier de cet effet. Elles s’organisent à la croisée de deux choix stratégiques : le producteur peut choisir d’introduire un produit compatible avec ses prédécesseurs ou au contraire être en rupture complète de manière à offrir un produit performant, le producteur peut aussi choisir de contrôler complètement le réseau qu’il développe pour s’approprier tous les gains ou au contraire choisir d’ouvrir son réseau à la concurrence et bénéficier alors d’un effet de volume (p. 182).
Les différents exemples présentés (pp. 184-198), bien qu’assez connus, profitent de ce cadre d’analyse. Les auteurs mettent alors en Å“uvre les diverses notions étudiées précédemment (éléments de différenciation, stratégie de verrouillage et effets de réseaux) pour analyser ces différentes stratégies. Ils s’intéressent plus particulièrement au mode d’établissement de standard (standards informatiques comme Windows, standards technologiques comme les protocoles de communication par modem) en tant que stratégies d’affrontement ou de coopération entre les agents producteurs.
Le dernier chapitre propose une vue d’ensemble des lois et des politiques antitrust en regard des comportements des agents de l’économie de l’information. Le pouvoir législatif n’est pas vu comme un troisième agent mais comme un régulateur d’un marché particulièrement soumis aux tentatives de « déviance » : « la politique de la concurrence a pour but de vérifier la loyauté du combat, non de punir les gagnants ou de protéger les perdants ». Ils mettent d’ailleurs en question, de façon provocatrice, les politiques visant à établir des « services publics universels » dans ces domaines (p. 277).
Si l’on peut contester la forme de cet ouvrage, qui s’appuie sur des sentences « prêtes à penser » et sur des analyses qui évoquent certains manuels de management, on ne peut contester le fond de leur exposé. Les deux auteurs ont d’ailleurs choisi un mode très « high-tech » pour nous convaincre. Les amateurs de bibliographies pointues ou de modélisations mathématiques peuvent consulter un site internet (http://www.inforules.com) pour obtenir satisfactions. Chacune de leurs assertions y trouve son pendant traditionnel. Cet ouvrage est donc un manuel appréciable par sa clarté et par son point de vue global sur un domaine qui possède l’aura mythique de la nouveauté. De plus, il faut souligner l’intérêt particulier du traitement des exemples : à la fois variés et démonstratifs, ils représentent moins une illustration qu’une mise en problématique de faits que nous pouvons observer quotidiennement.
La réputation des deux auteurs, souvent considérés comme des « gourous » de l’information, ne doit pas non plus faire oublier la qualité de leur ouvrage. Si certaines de leurs propositions sont provocatrices, elles ont plus un objectif pédagogique que normatif. Elles appuient leur thèse selon laquelle l’économie de l’information est soumise aux mêmes règles théoriques que les autres domaines de l’économie. L’internet ou l’informatique n’agiront pas comme des « baguettes magiques » qui transformeront les relations des agents dans l’économie. Loin de nous offrir une vision du monde, les deux auteurs nous incitent au contraire à mobiliser notre esprit critique pour dépasser les critères moraux qui s’attachent aux sujets à la mode.
François Bertrand
ENPC

La logique financière de l’action publique conventionnelle dans le contrat de plan État-région, Marc Leroy, L’harmattan, collection « administration, aménagement du territoire », Paris, 2000, 229 pages

L’auteur nous propose ici une sorte de bilan des contrats de Plan État-région passés, les plus récents, ceux qui ont couvert la période 1994-1999. Ce livre arrive à point pour qui s’intéresse à l’aménagement du territoire. En effet, ce secteur de l’action publique a occupé en 1999 la toute première place de l’agenda politique correspondant : non seulement, ce fut l’année de négociation des nouveaux contrats de Plan (2000-2006) contrainte par l’agenda européen de la programmation des fonds structurels, mais dans le même temps, la ministre Voynet en profitait pour faire voter ses corrections de la loi Pasqua [1] afin de donner au développement durable la première place parmi les objectifs de l’aménagement du territoire.
Le bilan qui nous est présenté est celui de l’action publique organisée, celui des processus de décision et de négociation liés aux contrats de Plan. Par l’analyse sociologique de cet instrument de planification, l’auteur opère un double choix : d’une part, il postule l’importance de cet outil d’action dans le champ de l’aménagement du territoire (c’est « l’action publique conventionnelle » qu’évoque le titre du livre) ; d’autre part, il accorde une importance également toute particulière et déterminante à la négociation financière au sein du processus d’élaboration des contrats. Ce double choix, parfaitement crédible (si l’on en juge par les débats parlementaires relativement actifs autour de ces questions [2]), lui permet de nous offrir, nombreuses données empiriques à l’appui, une analyse de la confrontation de deux logiques d’action différentes — l’une territoriale, portée par les Régions, leurs visées politiques locales ; l’autre financière, portée par l’État, ses critères, ratios et catégories de gestion — politique et technique.
Ce livre est celui d’un chercheur qui construit son propos et nous déroule son raisonnement de manière rigoureusement académique en trois temps. Le premier temps est celui de l’exposé de la problématique (première partie). Les deux autres parties étant consacrées à deux temps d’analyse : le contenu des contrats de plan ; la mise en Å“uvre des contrats vue à travers le suivi financier. Ces deux processus permettent d’analyser la confrontation des deux logiques évoquées.
L’auteur combine dans sa problématique plusieurs approches de l’action publique pour caractériser le processus d’élaboration des contrats de plan et la régulation financière qu’ils induisent : celles qui construisent le référentiel de l’action (autour de l’école grenobloise de Bruno Jobert et Pierre Muller), permettant, essentiellement d’un point de vue heuristique, d’expliciter comment les acteurs du processus s’entendent autour de l’idée d’une action commune contractualisée ; celles qui mettent en lumière les phénomènes d’institutionnalisation ou de codification de la négociation dans un processus d’action publique où les acteurs se multiplient, et où l’État doit compter avec d’autres (les emprunts renvoient ici à la territorialisation de l’action publique analysée par Patrice Duran et Jean-Claude Thoenig, et au gouvernement, notamment des affaires locales, par voie de contractualisation étudiée par Jean-Pierre Gaudin). Mais, pour nous convaincre que « la régulation financière est un processus d’action à part entière » (p. 85) la démonstration sera un peu longue et parfois besogneuse (l’accumulation de citations au fil du texte rend ainsi la lecture un peu difficile, sans parler d’une introduction pressée comportant un catalogue de tous les auteurs que tout bon chercheur français s’intéressant à la sociologie de l’action publique se doit de citer). Heureusement, outre le deuxième chapitre qui nous apprend les changements concrets introduits en 1993 par le CIAT de Mende à propos des règles financières, elle se conclut sur un schéma assez clair (p. 86) formalisant les modalités de « la régulation de la négociation du contrat de plan » qui combine régulation référentielle et régulation financière, s’appuyant sur trois principes (contractualisation, planification et territorialisation), cinq normes d’action (sélectivité, péréquation, cofinancement, engagement, assurance) et dix-sept règles. Cette formalisation permet ainsi de caractériser les situations concrètes rencontrées empiriquement et d’en analyser les combinaisons réelles.
La deuxième partie va ainsi nous permettre d’entrer dans le vif du sujet et, sur la base à la fois du contenu des documents contractuels et des propos d’acteurs des processus d’élaboration de contrats de plan, nous faire percevoir jusqu’à quel point les logiques de l’État et des territoires peuvent s’opposer au cours de ces processus. L’enjeu essentiel au cÅ“ur de cet affrontement est celui de la répartition des financements respectifs de l’État et des régions relatifs aux actions publiques territoriales. En interdépendance avec cette répartition des financements, se joue le partage des compétences entre ces deux niveaux d’autorité et d’action, la décentralisation servant en quelque sorte d’otage à ce processus.
L’enquête très complète de Marc Leroy nous éclaire de manière particulièrement édifiante sur la représentation d’incohérence que peut constituer le contenu des contrats de plan. Fustigés par la Cour des comptes en 1998 comme autant de catalogues d’actions, de plus en plus nombreuses, ils semblent reproduire au niveau local un processus de négociation mené en ordre dispersé, ministère par ministère, secteur par secteur, enveloppe budgétaire par enveloppe budgétaire, mais également exécutif régional par exécutif régional. Ce processus local serait porté par des acteurs dont le seul souci serait de n’oublier aucune action. Le saupoudrage est ce qui frappe à la lecture des contrats de plan.
Au démarrage de son enquête, l’auteur constate sans surprise que le premier poste financé par les contrats de plan correspond au secteur routier. Ce poids dans la structure financière des contrats de plan vient probablement renforcer la critique selon laquelle la contractualisation, ou encore l’action publique conventionnelle rate la modernisation qu’elle est censée viser. Elle est en effet supposée s’appuyer sur une approche globale, transversale et territorialisée des problèmes publics (réunis sous l’appellation « développement local ») et, en fin de compte, comme toujours, elle ne semble flatter que les intérêts électoralistes locaux servis par la réalisation d’infrastructures routières symbolisant de manière palpable l’activité des élus pour leurs concitoyens. D’autres analystes ont pu ainsi nous expliquer que la forme partenariale exigeant des jeux à somme positive s’appliquait tout particulièrement à ce type de répartitions utilitaires que sont les crédits ou les équipements [3].
Mais Marc Leroy rappelle que le contrat de plan ne constitue pas le seul instrument à la disposition des régions pour mettre en Å“uvre leurs politiques territoriales, ni même pour les exprimer. Et l’auteur, appliquant une démarche cognitive, s’étend alors sur la fonction de communication et sur l’espace d’échanges entre acteurs institués par l’élaboration des contrats de plan et portant sur le problème de la territorialité des actions publiques. Pour lui, ce processus crée « un forum technico-politique sur la territorialité » (p. 150) où se produit une connaissance des territoires et de leurs problèmes, où se forge une expertise territoriale. Ce que d’autres chercheurs appellent un savoir territorial lié précisément à la territorialisation des politiques publiques et, plus particulièrement celles qui s’intéressent à l’aménagement du territoire et au développement durable dont une caractéristique est de s’attacher aux territoires perçus et vécus et aux conséquences de l’action sur ces territoires [4].
La troisième partie du livre s’attache à montrer ce que peut nous apprendre l’évaluation des contrats de plan effectuée essentiellement dans la pratique en termes financiers de réalisation de programme. Pour l’auteur, ce type d’évaluation, dont l’existence permet principalement à l’État et aux régions de rendre visible le fait qu’ils agissent pour et sur les territoires, est restrictif et rate une réflexion plus globale qui constituerait un véritable retour sur les modalités de l’action publique liant modernisation, partenariat et choix de priorités de développement territorial. L’analyse de l’auteur nous convainc mais il n’est pas surprenant que l’évaluation de programme se situe en continuité du processus peu stratégique et saupoudré d’élaboration des contrats de plan décortiqué dans la partie précédente. Une fois encore la technique (ici bureaucratique financière) l’aura emporté sur le politique.
L’analyse proposée par Marc Leroy peut être utilement complétée par celle de Jean-Pierre Gaudin (citée par l’auteur) qui, à partir de situations concrètes de partenariats associant de multiples acteurs autour des actions de développement local, se pose la question cruciale de savoir : « ces multiples partenariats n’aboutissent-ils pas plutôt à l’opacité croissante des décisions, à l’incertitude des règles et, donc, au désordre ? » [5] Quelle que soit la réponse, de telles recherches et de tels questionnements plaident en faveur d’une réelle évaluation des politiques qui ne se cantonne pas au stade du discours creux et de bonne conscience. Et, nous ne pouvons que souscrire à cet appel.
Marianne Ollivier-Trigalo
INRETS-DEST
 
NOTES
 
[1]Loi n° 95-115 du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire, modifiée par la loi n° 99-553 du 25 juin 1999 d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire.
[2]Voir par exemple : Rapport d’information fait au nom de la délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire sur le volet territorial des contrats de plan État-région, Jean-Claude Daniel, député, Assemblée Nationale, 24 mai 2000, 166 p.Rapport d’information fait au nom de la délégation du Sénat pour la planification sur les troisièmes contrats de plan État-régions (1994-1999), Pierre André, sénateur, Sénat, annexe au procès verbal de la séance du 28 juin 2000, 419 p. Ce dernier rapport d’information est particulièrement intéressant car il s’appuie sur les résultats d’une enquête originale par questionnaire détaillé envoyé aux ministères concernés par la contractualisation, aux régions métropolitaines, à la DATAR et au Commissariat général du Plan. Le rapport fait état d’un matériau assez considérable permettant de répondre à la double interrogation de la délégation sénatoriale : « quelles sont aujourd’hui les appréciations et les aspirations des principaux partenaires de la contractualisation ? Par ailleurs, dès lors que la plupart des dépenses contractualisées auraient été effectuées quoi qu’il advienne, qu’est-ce que la procédure de contrat de plan État-région change pour la décision et la dépense publiques ? »
[3]Voir par exemple Padioleau (J.G.) (1999), « L’action publique post-moderne : le gouvernement politique des risques », Revue Politiques et Management Public, vol. 17, n° 4, décembre 1999, pp. 85-127.
[4]Voir par exemple Duran (P) (1999), Penser l’action publique, L.G.D.J., Série politique, droit et société, Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 212 p.
[5]Gaudin (J.P.) (1999), Gouverner par contrat. L’action publique en question, Presses de Sciences Po, collection académique, 236 p.
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Gaudin (J.P.) (1999), Gouverner par contrat. L’action publi...
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