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Métropolis

I.S.B.N.sans
112 pages

p. 95 à 96
doi: en cours

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Repères bibliographiques

n° 51 2003/1

Ossama François, Les nouvelles technologies de l’information : enjeux pour l’Afrique subsaharienne, Paris, l’Harmattan, (coll. Études africaines), 2001, 192 p.

Rédigé par un spécialiste des systèmes d’information, cet ouvrage envisage les enjeux des nouvelles technologies de l’information et de la communication, en s’efforçant de montrer pourquoi elles constituent à la fois un risque et une opportunité pour l’Afrique subsaharienne.
Le continent demeure aujourd’hui celui où l’infrastructure est la moins développée du monde : les télécommunications sont encore quantitativement et qualitativement déficientes, tandis que l’informatisation est embryonnaire. Le risque existe donc que de nombreux pays d’Afrique subsaharienne « ratent » la révolution télématique et ne se trouvent de ce fait un peu plus marginalisés. Pourtant, de nombreux indicateurs montrent que les sociétés africaines sont aussi particulièrement ouvertes à la communication, que l’innovation s’y diffuse vite, que les nouvelles technologies sont rapidement appropriées lorsque les obstacles techniques et financiers sont levés.
La pauvreté, le manque d’éducation sont bien sûr d’importantes entraves à la diffusion des équipements et des usages, mais on peut aussi remarquer que le déficit de capitaux est sans doute un obstacle moins redoutable dans ce secteur que dans l’industrie traditionnelle.
Il y a donc pour l’Afrique une réelle opportunité de développement, pour peu qu’une impulsion et un engagement soutenu des pouvoirs publics contribuent à une réelle démocratisation des technologies de l’information, au moyen par exemple des équipements communautaires partagés et des technologies à faible coût.
L’analyse proposée de la situation actuelle et celle des voies et moyens du développement des nouvelles technologies de l’information en Afrique subsaharienne demeure cependant assez superficielle et relève plus du plaidoyer que de la démonstration, le chapitre I et la deuxième partie tout entière étant consacrés à un rappel des enjeux des NTIC en général.

Ntambue Tshimbulu Raphaël, L’internet, son web et son e-mail en Afrique : approche critique, Paris, L’Harmattan, (coll. Études africaines), 2001, 353 p.

Cet ouvrage propose un inventaire critique des études « pionnières » sur l’insertion et les enjeux d’internet en Afrique, principalement francophone.
Après un premier chapitre consacré aux concepts-clés des NTIC, le chapitre deux dresse la liste sélective des études retenues, classées chronologiquement et regroupées en quatre sous-ensembles (les études, les colloques et conférences, les revues et journaux, les sites). Le chapitre trois, de loin le plus long (une centaine de pages), synthétise et analyse le contenu de ces études en dégageant les thèmes ainsi privilégiés. Parmi ceux-ci, on retiendra notamment l’analyse de l’état actuel des réseaux et des usages ainsi que celle des obstacles au développement des NTIC en Afrique ; l’inventaire et l’évaluation du contenu des sites disponibles sur l’Afrique ; les relations entre internet et le développement économique durable. Cette analyse de contenu conduit l’auteur à un autre inventaire, dans son quatrième chapitre, celui des réflexions « manquées » ou manquantes concernant les stratégies d’appropriation et la maîtrise sociale des NTIC au regard des spécificités anthropologiques africaines. L’ouvrage se termine par un lexique et une liste des équivalents français des termes anglais de l’internet.

Craipeau Sylvie, L’entreprise commutante. Travailler ensemble séparément, Hermès Science Publications, Paris, 2001, 192 p.

Une synthèse théorique et empirique de bonne facture sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’entreprise, qui renforcent à la fois l’intégration fonctionnelle (en particulier par la rationalisation du travail intellectuel) et l’intégration socio-organisationnelle, c’est-à-dire l’implication dans l’organisation.

Gonguet-Mestre Catherine, L’axe durancien. Aménagement et transport, L’Harmattan, Paris, 2002, 316 p.

« Axe principal de circulation entre le littoral méditerranéen et les Alpes du sud, la vallée de la Durance a été l’objet d’un équipement autoroutier réalisé entre 1985 et 1999. L’évolution récente des territoires desservis témoigne des effets de la pénétration de cet axe de circulation rapide sur l’aménagement d’un espace rural de moyenne montagne, peu peuplé et longtemps enclavé. Mais la concentration démographique, le développement des activités le long de l’axe de circulation, l’évolution des politiques urbaines et de l’organisation spatiale que concrétisent les nouvelles structures de coopérations intercommunales, la meilleure diffusion de la fréquentation touristique sont aussi le résultat des politiques d’accompagnement et de valorisation menées par les acteurs locaux ».
Ce travail empirique, mené dans le cadre d’une thèse de géographie, fournit une occasion de plus de revisiter le mythe des effets structurants des transports.

le Breton Éric, Les transports urbains et l’utilisateur : Voyageur, client ou citadin ? L’Harmattan, Paris, 2002, 256 p.

Longtemps négligé par les opérateurs des politiques publiques, l’utilisateur est aujourd’hui au centre de leurs préoccupations. Mais son identité se démultiplie : pour les uns, l’utilisateur demeure un usager, pour d’autres il est un client, tandis qu’une troisième catégorie d’acteurs le considère plutôt en tant que citoyen. Comment ces identités sont-elles articulées ?
Cette question revêt une grande acuité dans le domaine des transports urbains. Les élus locaux, les gestionnaires des entreprises exploitant les réseaux et les conducteurs des bus, métros et tramways ont des conceptions fort différentes des utilisateurs auxquels ils destinent le service.
Sur la base d’une enquête menée dans une douzaine d’agglomérations françaises et plus particulièrement à Toulouse, Besançon et Strasbourg, l’ouvrage montre comment les ajustements entre les différentes conceptions de l’utilisateur structurent les politiques urbaines et les logiques d’entreprises.

Breton Gaëtan, Tu me pompes l’eau ! : halte à la privatisation, essai, Montréal (Québec, Canada), Triptyque, 2002, 173 p.

Ce livre au titre éloquent vient nourrir les débats passionnés autour des modes de gestion de l’eau. L’auteur y expose les formes juridiques les plus connues encadrant la distribution et le traitement de l’eau ainsi que les théories économiques impliquées dans le choix d’une gestion publique ou privée de la ressource. Il examine également des cas pratiques de privatisation de l’eau au Royaume-Uni et en France.
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