Flux
Métropolis

I.S.B.N.sans
112 pages

p. 38 à 46
doi: en cours

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Dossier : « Clefs pour les réseaux »

n° 62 2005/4

Réseau : bilans et perspectives

Gabriel Dupuy Jean-Marc Offner
Il y a plus de vingt ans était créé en France le Groupe Réseaux, dont la présente revue Flux est l’héritière intellectuelle. Rassemblant des chercheurs de toutes disciplines et des hommes d’entreprise, ce groupe voulait promouvoir des travaux transversaux sur les réseaux techniques : eau, transport, énergie, télécommunications… Sa filiation initiale était double : l’urbanisme et l’histoire des villes ; les réflexions Science, Technologie, Société. L’actualité des décennies 1980 et 1990 l’a incité à s’intéresser aux processus de libéralisation. Ses coopérations avec les spécialistes des macro-systèmes techniques l’ont poussé à affiner ses analyses sur la morphogenèse des réseaux. Le Groupe Réseaux s’est en revanche peu mobilisé sur les questions méthodologiques. Et, paradoxalement, les géographes ont moins adhéré à la démarche que les historiens, sociologues, économistes et ingénieurs.
Parallèlement, la notion de réseau connaissait un succès foudroyant dans les mondes tant académiques que professionnels. Internet aidant, tout se mit à fonctionner en réseau. Certains firent du réseau le nouveau paradigme du monde contemporain ; ils furent accusés d’idéologues. Un sursaut méthodologique paraît seul à même de permettre une réappropriation de la « boîte à outils » du réseau, afin de réinvestir avec de nouvelles interrogations et grilles d’analyse les thématiques structurantes des sciences sociales. Les matériaux aptes à établir les fondements d’une solide socio-économie des réseaux techniques sont pour leur part disponibles.
The Research Group on Networks, in which the journal Flux originates, was created in France more than twenty years ago. Gathering researchers from all disciplinary origins as well as people from network utility companies, the group aimed at promoting cross-cutting research on technical networks: water and sanitation, energy, telecommunications and transport systems. Its intellectual origins were twofold: urban planning and urban history; science and technology studies (STS). Policy changes in the 1980s and in the 1990s led members of the group to study processes of liberalization of utility services. Interactions with the “large technical systems” research community proved very helpful in analysing the morphogenesis of networks. Conversely, methodological issues were not extensively discussed within the group. And paradoxically, geographers were less involved in the activities of the group than historians, sociologists, economists and engineers.
In parallel, the notion of network was experiencing a tremendous success within both academic and professional milieux. Notably under the influence of the spread of the Internet, all spheres of economic and social activities began to function as networks. Some analysts argued that the network was the paradigm of the contemporary world: they were denounced as ideologists. A methodological effort seems the only way to reappropriate the “toolkit” associated with the notion of network, which coould then be used to shed new light on the grand questions of social sciences. The elements needed to develop a robust socio-economy of technical networks are already available.
• Du groupe réseaux à la revue Flux
— Science, Technique, Société, Ville, Réseaux
— Une plate-forme de lancement pour la recherche
— Géographies, aménagement et réseaux
— Prospective
— Histoire et réseaux
— Groupe Réseaux, GDR Réseaux, Flux
• Faut-il sauver la notion de réseau ?
— Du succès transdisciplinaire…
— … à la critique idéologique
— Du sursaut méthodologique…
— … aux avancées disciplinaires
— Une socio-économie des réseaux techniques


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