2002
Revue française d'études américaines
Introduction : Pas très gais, mais assez drôles...
Marc Chénetier
Université Paris 7-Denis Diderot Institut Universitaire de France
I want to see [
Notable American Women
[1]] as a collision between satire and sadness.
Ben Marcus
The book should be closed so hard that a wind blows from it, gusting however feebly into whatever little world there is left.
Notable American Women, 63
Effarement – de temps à autre et malgré soi – devant les faits, têtus : ils insistent pour nous rappeler que la « jeune fiction américaine » qui bouleversa les formes au cours du demi-siècle écoulé, si elle a moins vieilli que ses auteurs, n’a pas préservé ces derniers des atteintes du temps… En moins de cinq ans plusieurs de ses grands maîtres (Donald Barthelme, Stanley Elkin, John Hawkes, et William Gaddis), de ses meilleurs stylistes (William Spackman, J.-F. Powers, William Maxwell, Peter Taylor…) ont disparu. Robert Coover, ancien jeune iconoclaste qui n’a pas renoncé à ses dynamitages, vient de fêter ses soixante-dix ans entouré d’un carnaval d’amis incarnant les personnages de ses fictions ; William Gass, à 78 ans, a été cavalièrement remercié de ses fonctions à la tête de l’International Writers Center de St Louis qu’il avait fondé et dont il avait fait une référence. Et si Joseph McElroy ou John Barth, à 72 ans, semblent chaque jour plus jeunes, si Don DeLillo, au sommet de son art à 66 ans, attire enfin l’attention d’un plus large public, si l’éternelle jouvence des écrits de Gilbert Sorrentino (né en 1929) lui vaut de figurer dans les pages qui suivent, nombre d’autres, il ne nous reste que nos yeux pour les pleurer et les relire.
Ça fait tout drôle, et ce n’est pas très gai…
Légitimité, par conséquent, d’une interrogation sur le devenir de la littérature de recherche. Certes, nombre des acteurs du considérable épanouissement qu’a connu la fiction américaine au cours de la seconde moitié du siècle dernier poursuivent leur carrière littéraire, même s’ils continuent aussi de rencontrer les obstacles dont le monde de l’édition commerciale, parfois frileux s’agissant d’œuvres « difficiles » (intègres et exigeantes), jonche encore leur chemin. Si la notoriété de William H. Gass a pu en triompher pour
The Tunnel (la presse prenant alors le relais de l’incompréhension) et celle de Joseph McElroy pour
Women and Men ou
An Actress in the House, Toby Olson, par exemple, connaît des difficultés pour la publication de trois manuscrits, et le roman (
The Adventures of Lucky Pierre) que Robert Coover vient d’achever après plus d’un quart de siècle d’efforts se heurte, la bien-pensance ambiante aidant, à des préventions qui ne sont pas sans rappeler celles qui rendirent aventureuse, voilà vingt-cinq ans, la publication de son
Public Burning
[2]. Néanmoins, les essais et nouvelles de Gass (
Reading Rilke,
Cartesian Sonatas,
Tests of Time) continuent d’imposer le respect et, même si le succès de
Briar Rose ou de
Ghost Town (Coover) a été relatif, nul ne songe plus à dénier à ces auteurs le statut de phares que leur a valu une œuvre essentielle.
L’on ne peut, néanmoins, scruter l’avenir sans quelque inquiétude dans un environnement où Lynne Tillman, dans un essai récent et inédit, voit, depuis les années Reagan,
[the] trenchant distrust of everything metamorphosed into a more general fear of fantasy, imagined worlds, invention—fiction’s possibilities that live in what may not be seen, heard or instantly accessible. Reagan’s America was inundated with memoirs, “real-life” stories and “accounts based on real life”. In the parlous environment of the 80s and 90s, their appearance mounted a case with startling evidence of America’s desperate need for absolute meaning. “True” was relentlessly linked to “real” events, meaning and meaningfulness conflated with “actual”. Any event was supposedly self-explanatory.
Ce qu’ailleurs
[3] Kim Hertzinger avait déjà nommé le « Républicanisme littéraire »…
Or, ajoute L. Tillman, « when literalism rules, fiction suffers », du moins la fiction qui importe en tant que telle, celle qui cherche, « thrives in testing truths and rejecting absolutes
[4] ». Dans l’interview qu’elle a ici accordée à Françoise Palleau, Mary Caponegro fait également état du « publishing craze over memoir in this past decade [that] makes people particularly attuned to autobiographical resonances, especially when they concern potentially sensationalist issues » : s’agit-il là d’autre chose, une nouvelle fois, que de ces créations où, disait Mallarmé, « la presse cède son moyen intelligemment » ?
At best…, car se plier aux attentes de « l’air du temps » ne met pas nécessairement sur la voie d’une intelligence profonde des phénomènes et l’introspection individuelle ou communautaire, plus ou moins narcissique, éloigne des enjeux littéraires au profit de la confection de documents qui servent plus à nourrir le débat sociologique ou politique qu’à dessiner visions et pratiques nouvelles. Ce qui rendit importantes les grandes fictions du demi-siècle dernier, c’est qu’elles s’étaient donné pour tâche de chercher plus que de rapporter, qu’elles privilégiaient l’affût, non la prise, se donnaient pour fonction non de dire ce qu’était le monde mais d’y ajouter, de scruter les discours qui lui donnaient sa forme, deviner à tâtons ce qu’il pourrait devenir, esquisser de « nouvelles directions ». Elles
exerçaient ainsi leur « besoin littéraire », tel que le définit Antoine Raybaud dans un récent ouvrage où il en parle « comme on parle de besoin alimentaire ou sexuel, c’est-à-dire un originaire sur quoi s’enlèvent toutes les gourmandises », une « ouverture de possibles qu’opère moins la satisfaction que
l’exercice du besoin
[5] ».
À compulser les listes des meilleures ventes, à gravir et redescendre en compagnie de la grenouille-météo les échelons des hit-parades, à observer ce qui se remarque et « fait causer », ce qui se lit et s’exporte le plus volontiers, à lire et entendre les opinions les plus répandues sur ce qui dans notre pays constitue la littérature américaine
[6], on se prend, bizarrement, à songer à Boswell (pas celui de Stanley Elkin ; l’autre, celui qui était dans les petits papiers du Dr Johnson) : ayant reçu, dit-on, le manuscrit d’un jeune écrivain qui sollicitait son avis, il aurait répondu que l’ouvrage était truffé de choses intéressantes et originales, mais souffrait d’un unique défaut : ce qu’il comportait d’intéressant n’était pas original et ce qui y était original n’était pas intéressant. Car entre l’expérimentalisme auto-proclamé, mais peu convaincant ou gadgétique – diversement illustré par d’ackériennes revendications d’un « mal-écrire » gratuitement provocateur et certaines productions sophomoriques de collections d’« avant-garde » comme « Black Ice » –, la complaisance exhibitionniste de divers « brat packs » lourdement médiatisés et la misère monosyllabique de « minimalismes » à la minuscule semaine, sans oublier les jérémiades au rabais de ceux qu’un essai récent de William H. Gass dénonce pour avoir abandonné la littérature au profit d’une « culture de la susceptibilité » (
Empfindlichkeit)
[7], et pour qui les antennes TV contribuant à l’« universel reportage » sont préférables aux « antennes de la race » chères à Ezra Pound, on peut, dans un premier temps, être tenté d’affirmer qu’« il y a du souci à se faire ».
Pourtant, si tend à s’estomper la présence des grands aînés, leurs leçons continuent d’influer sur une nouvelle génération d’écrivains dont l’œuvre, souvent déjà fournie, s’attache, tant par ses sujets que par sa facture, à mettre en péril ce proverbe chinois qui, militant obstinément pour un ancien réalisme, proclamait : « Montrez la lune à l’imbécile et l’imbécile regarde le doigt » ; elle revendique en effet, pour elle et ses lecteurs, le droit de s’intéresser à la fois à la lune
et au doigt qui la montre, assumant ainsi nécessairement aux yeux de l’époque une manière de semi-imbécillité dans la mesure où elle refuse de jamais perdre de vue les enjeux de langage au profit simple de représentations devenues à jamais problématiques. Elle s’obstine, de plus, à partager, « dans son expérimentation continue […], les conditions qui sont celles de la science : la nécessité de casser sans cesse, de complexifier et d’ouvrir les dispositifs qui sont ceux de la théorie, et par là ceux de la connaissance. Une organisation, toujours en devenir, d’un désordre par rapport aux représentations d’hier qui devient l’ordre à venir de représentations plus complexes
[8] ». Peu ou prou, les sept hommes et les sept femmes présentés ici (how politically correct can you get ?), souvent héritiers ou complices des « fictionnistes » et « fabulateurs » de la période passée, disciples, souvent, de Hawkes, de Coover ou d’Elkin, sont des artistes aux yeux de qui les mutations socio-économiques et épistémologiques imposent des mutations formelles, confrontés qu’ils sont à la nécessité de « raconter l’irraconté qui est doublement un irracontable, en ce qu’il avait échappé aux récits préexistants et en ce qu’il déborde les formes préacquises de récits
[9] ».
On a voulu présenter ici un choix d’auteurs – que l’on a souhaité plus abondant que ne le permet d’ordinaire le format de cette revue, au prix de douloureuses brièvetés ; que l’on espère assez représentatif, encore que d’autres noms
[10] eussent aisément pu venir l’enrichir (dont celui de Brian Evenson, qu’un geste d’amitié apprécié a fait passer du côté des commentateurs) – motivés par les exigences de ce que Joe Ashby Porter (
Touch Wood) propose de nommer « ultrafiction » ou « unsheltered fiction » : fictions largement « intransitives » peut-être, de celles qui n’ont d’alibi que l’exploration de leur propre logique, se défient des « pigeonholes » catégoriels, fictions sans-abri dédaigneuses des refuges, peu soucieuses de leur éventuel revenant-bon idéologique ou moral, paroles en fusion dont les découvertes l’emportent sur tout vouloir-dire préconçu, sont fonction des nécessités de l’écriture, associées à son flux, sourdent de l’écoute patiente des rythmes et des voix, de l’examen intime d’images peu communes, du mouvement des draperies de la syntaxe, de la mise en question des spectacles du monde qui nous est coutumier, des confrontations de discours ordinairement étrangers.
On apprenait l’autre jour
[11] que des équipes de recherche en génétique venaient de découvrir le moyen d’insérer deux nouveaux nucléotides de synthèse dans la grande conversation alphabétique des triplettes-codons de l’ADN : un S et un Y se faisaient pique-assiette sur la double hélice que seuls peuplaient depuis quelques milliards d’années l’A, le C, le G et le T de l’adénine, de la cytosine, de la guanine et de la thymine. Apparemment, les codons de la fiction se combinent et se coordonnent aussi de manière différente, et de nouveaux venus, peu respectueux du « closed shop » imposé par l’ACGT pour accéder aux labeurs du Livre, bousculent à nouveau « les acquis » de l’ordre ancien. Et si la métaphore biologique semble à première vue ne devoir s’appliquer qu’à l’œuvre de Richard Powers qui en fait explicitement usage (dans
The Gold Bug Variations), on sera peut-être frappé de constater à la lecture des articles constituant ce numéro, qu’une large proportion des œuvres dont ils parlent en paraît comme hantée, comme si, contre un réel insupportable ou confit dans sa banalité satisfaite, elles optaient pour l’inimaginable, basculaient délibérément dans une alliance avec le sous-imaginé. Une fascination affichée pour le monstrueux
[12] viendrait ici affronter la complaisance d’un quotidien dont la propre monstruosité est devenue, à force d’habitude, invisible et normale. L’Amérique semble malade, elle a mal à son Autre, à tous ses Autres
[13], et, curieusement, la grande majorité de ces textes, de façon symptomale et non pas mimétique, choisit de donner forme à ses tourments secrets par l’exploration des métaphores privilégiées du corps et de la nourriture, l’exhaussement de l’obscur et de l’étrange, l’exacerbation de la conscience de la distance du réel à la langue, de la difficulté à assembler en réelles cohérences, l’énorme prime, enfin, accordée à la voix, corps projeté : « antidotes » (Scott) d’une fiction qui tente de faire converger les angoisses sur un radical ailleurs où la niaiserie, la folie, la sauvagerie et l’horreur auraient quelque chance de se voir rédimées, de transcender leurs signes.
Aux insensibles mutations d’une Amérique dolente, d’un monde ankylosé, répondrait l’active mutation des imaginaires et des écritures, déterminés à rendre plus spectaculairement perceptibles les insidieuses paralysies/destructions des âmes et des corps (individuel, politique et social) sous l’effet de la routine, de la marchandise et d’une « communication » qui, de ne véhiculer – à sens unique, on l’aura noté… – que de mutuelles rancunes, se fait un peu plus chaque jour antiphrase ; aux manipulations génétiques répondraient des manipulations génériques faisant fond sur ce qui, les révoltant, les motivent.
Modifications, changements, variations. « Dreamland », « nightmare ». Mutants, « geeks », amputations. « Cent frères », quelques psychotiques, de bien « curieuses » chevelures. Malaise. « Corrections », « antidotes » et « vérifications ». Nouvelles diverses, ici, transmuées, de notre chaos : confrontés à une pathologie du corps social pour laquelle les topiques en vogue, n’en étant que des signes particuliers, ne sauraient constituer un remède, ces livres recourent à une insistante thématique des corps, tourmentés ou exultants, pour figurer vigoureusement le mal-être. Dysfonctionnement, absurdité et pathologie de la vie familiale (D. Antrim) ; handicap, écart à la norme, refus du social en vigueur, créatures arborant en guise d’exosquelette l’armature difforme de leur psyché monstrueuse (K. Dunn) ; articulations hypertrophiées et « involutions » d’une syntaxe impériale qui s’efforce de pénétrer au plus intime du désir (« the complexities of intimacy », M. Caponegro) ; exclusion, réclusion, violence, prédation ; mimétisme du creux favorisant l’afflux massif du refoulé collectif ; mutants sur fond hilare de désastre (l’œuvre de George Saunders, Ben Marcus la définit comme « Olympically funny and desperately sad ») ; désespoir comique de Lorrie Moore opposant la chair des mots à l’insoutenable des corps ; corps rongé de la mère et bégaiements de l’être (Moody), maladie génétique, introuvable harmonie (Powers)… Au plus éloigné du témoignage et du documentaire, ces métamorphoses se font plus éloquentes qu’ils ne sauraient l’être. Retournera-t-on ainsi la phrase de K. Dunn : « what fools might consider a handicap is actually an enormous gift » ?
Retrait par « désquamation du moi » chez Gordon, par fuite loin des espaces construits chez Antrim, envols de grands soli vocaux à la Elkin pour consoler, peut-être, de la présence des corps souffrants et des catastrophes imminentes (Moody), recours au trompe-l’œil et décollages vers d’étranges imaginaires (Ducornet), métaphorisation du rejet de la « misrule » par de « grandes bouffes » existentielles et alimentaires (Gordon, Verdelle) ou de puissantes arias rhétoriques, récits virtuels agencés à grands renforts de questions soulignant/engendrant le mirage et l’illusion, le délitement des mythes fondateurs (Sorrentino), mise en cause de la capacité de la langue à désigner ce qui importe : ce n’est pas toujours très gai, mais c’est assez drôle. « Calamity and glee » : le spectacle a beau n’être pas en lui-même réjouissant, lire Saunders, Marcus, Gordon ou Caponegro, c’est sentir renaître un enthousiasme de langue qu’on avait pu croire évanoui, c’est comprendre que des gisements inexplorés attendent dans les ombres, que la noirceur recèle des « hectares de soleil » (Jean Malrieu).
Il va s’agir ici de quelques produits décapants d’une littérature peu correcte qui tente encore, de la sorte, de compter. Ils sont l’œuvre d’obstinés défenseurs de l’imagination et de la parole vive contre les maquignonnages éditoriaux, les parcours imposés de la « production culturelle » et la « culturisation taxidermiste » (Michel Deguy), se démarquent visiblement de la littérature attendue dont la presse trop souvent se complaît à creuser les sentiers balisés et à « battre les chevaux morts », à plates coupures… Ils sont présentés par des lecteurs s’efforçant d’échapper aux moulinages et aux dépeçages académiques, plus attirés par la chasse que par le labour, travaillant de concert à faire mieux connaître des livres qui, parfois, ont su changer leur vie.
Que tous soient ici remerciés. Les premiers pour refuser de céder au conformisme régnant souvent chez eux, les seconds d’avoir bien voulu affronter celui qui, souvent, règne chez nous.
[1]
New York : Vintage, 2002.
[2]
Les fidèles Keith et Rosemarie Waldrop (Burning Deck) viennent d’accueillir
The Grand Hotels (of Joseph Cornell) dans leur précieuse collection.
[3]
Mississippi Review 40-41, hiver 1985.
[4]
Dans le champ de la poésie, Steve McCaffery écrit de même : « Meanings are what we alter, truths what we displace. »
[5]
Antoine Raybaud,
Le Besoin littéraire (Paris : Éditions du Rocher, 2000) 11.
[6]
Véhiculées par tels qui se souviennent avec émotion avoir entendu dire qu’ils ont lu l’histoire de « Billy Bud et Claggarp » (sic), mélangent gaiement les noms des protagonistes du
Si je t’oublie, Jérusalem qu’ils sont en train de recenser, ont beaucoup aimé
Le Zen dans l’art de la pêche à la truite (re-sic) ; pour qui Hawthorne est « un grand écrivain britannique », ou qui ont connu un ami du voisin de la femme d’un écrivain disparu – à moins qu’ils n’aient peut-être – peut-être ! – croisé Truman Capote dans Grand Central Station un jour d’affluence et vous en infligent le récit ; pour qui, de toute évidence, l’étoile des classiques a pâli le jour de la naissance de James Ellroy et de Bret Easton Ellis (bien qu’il y ait « de l’émotion dans [leur] histoire »…), pour qui Gaddis est illisible, le Midwest est « yankee », tout mot de plus de deux syllabes prétentieux et « nychtémère » une insulte pour rappeur de banlieue ; tels pour qui, en bref, la fébrile inquiétude de n’être pas « au courant » expose journellement à de sévères courts-circuits. Références de ce bref florilège de médiacrités disponibles sur simple demande. À lire la presse « spécialisée », on s’aperçoit que les universitaires, qu’elle décrie si volontiers, ont encore, manifestement, et leur utilité et pas mal de travail…
[7]
« Literary Matters »,
Tests of Time (New York : Knopf, 2001).
[8]
Raybaud,
Le Besoin littéraire, 15.
[9]
Raybaud, 12.
[10]
Ben Marcus, Curtis White, Nate Mackey, Lynne Tillman, Tom Ahern, Ellen Akins, Richard Grossman, R.M. Berry, Carol Maso, Evan Dara, Mark Danielewski, tant d’autres…
[11]
Le Monde, 2 mars 2002.
[12]
Deux recueils d’essais récents l’illustrent :
Monstrous Possibility, de Curtis White (Dalkey Archive, 1998), et
The Monstrous and the Marvelous de Rikki Ducornet (City Lights, 1999).
[13]
La vogue du très correct euphémisme « significant other » pour désigner la personne envers laquelle on éprouve un attachement particulier dit assez que les autres n’ont pas grand sens. Impavide, Ben Marcus, dans
Notable American Women, n’hésite pas à préciser le sens de « relation » par la formule « compromis identitaire » (124)…