• Question : Quel a été votre parcours
jusqu’à la création de CoreRatings ?
• Quels sont les enjeux stratégiques de ce
rapprochement ?
• Quel est aujourd’hui l’objet social de
CoreRatings ? Qui sont ses clients ?
• Quel est votre démarche lorsque vous
attribuez une note ? Est-ce simplement une
note ou également un commentaire ?
• C’est donc le modèle du rating financier.
• Qui est propriétaire de la note ? Celui qui a
payé l’information peut avoir intérêt à ce
qu’elle ne soit pas diffusée, ou encore
pourrait diffuser une version tronquée de
votre rapport.
• La transparence de la méthode vous fait
courir un risque de pillage.
• Votre méthodologie pose une question
intéressante. Pour l’audit financier,
l’objectif est de contrôler la bonne mise en
œuvre de normes qui sont codifiées et
préexistent à l’évaluation. Dans votre
processus, les normes se construisent en
grande partie dans l’évaluation elle-même. Il existe des domaines normalisés,
comme l’environnement, mais d’autres ne
le sont pas du tout, donc qu’est ce qui
justifie que la norme en soit une ?
• Faire travailler un enfant de 12 ans en Inde
n’est pas illégal, par exemple, donc est-ce
un risque pour l’entreprise qui y recourt ?
• Donc c’est davantage une approche de type
benchmarking ?
• Pour la notation financière comme pour
l’audit l’existence d’une concurrence est
généralement présentée comme un facteur
d’indépendance. Qu’en est-il sur votre
secteur ? Existe-t-il des agences bien
identifiées dont les notes puissent faire
l’objet de comparaisons ?
• Pourquoi les clients se font-ils noter ? Un
argument serait : le développement durable
étant actuellement une thématique
socialement légitime, les entreprises
peuvent chercher à s’y conformer, au
besoin en manipulant les apparences, sans
forcément changer leurs pratiques
• Est-ce que les analystes financiers s’intéressent à vos analyses ou formulent des
demandes à leur propos ? Ce que vous
faites pourrait en somme faire partie intégrante de l’analyse financière.