Revue française de gestion
Lavoisier

I.S.B.N.sans
280 pages

p. 15 à 16
doi: en cours

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Partenariat RFG-AIMS

no 164 2006/5

2006 Revue française de gestion Partenariat RFG-AIMS

Partenariat RFG-AIMS

Une relation interorganisationnelle fructueuse

Bernard Forgues
Le numéro que vous tenez entre les mains est le résultat d’une relation interorganisationnelle particulièrement fructueuse entre la Revue française de gestion et l’Association internationale de manage ment stratégique. Pour la quatrième année consécutive en effet, la RFG nous fait le grand plaisir de nous ouvrir ses pages afin que nous y présentions des recherches actuelles en management stratégique, issues de la XVe conférence de l’AIMS.
Ce numéro marque un tournant dans la procédure de production adoptée par l’Association. Les années précédentes, nous sélectionnions les meilleurs articles de la conférence autour d’un thème défini a posteriori. La tâche était, on l’imagine, délicate pour mes prédécesseurs, d’autant plus que des délais drastiques imposaient aux évaluateurs, auteurs et rédacteurs en chef invités de boucler le numéro en deux mois. Nous avons décidé de renverser cette logique en déterminant un thème a priori, qui a fait l’objet d’un appel à communications en marge de la conférence. Ceci présente quatre avantages importants. Premièrement, le choix est effectué en tenant compte des thèmes abordés dans la RFG dans un passé récent. Nous avons ainsi observé que les relations interorganisationnelles souffraient d’un déficit d’attention dans la revue malgré leur importance majeure dans la vie des affaires. Deuxièmement, l’appel à communications permet d’attirer un grand nombre d’articles. Concrètement, nous avons reçu 73 articles, pour en retenir finalement 11, soit 15 %. Troisièmement, le temps disponible pour l’évaluation, la révision, et la production des articles est plus long, la date limite pour la RFG devançant la date limite de la conférence de l’AIMS d’un mois. Enfin, choisir le thème a priori permet de réunir une équipe de spécialistes pour gérer le numéro. J’ai eu pour l’occasion le vif plaisir de travailler avec Marc Fréchet, spécialiste des partenariats dans les projets d’innovation, et Emmanuel Josserand, spécialiste des réseaux et des relations intra- et interorganisationnelles. Tous deux se sont révélés extrêmement compétents, professionnels, efficaces et agréables : je les en remercie vivement. Je profite également de l’occasion pour remercier les auteurs de ce numéro, qui ont accepté d’effectuer des modifications parfois importantes dans un laps de temps court, les 96 évaluateurs des articles soumis, qui ont permis par leurs critiques constructives d’améliorer ce numéro, Jean-Claude Tarondeau, rédacteur en chef de la RFG, et Alice Rouquié, de Lavoisier, pour leur confiance, leur efficacité et leur disponibilité.
À l’occasion de ce numéro spécial, nous avons choisi de faire le point sur l’avancée des connaissances dans le domaine des relations interorganisationnelles. En effet, au plan pratique, l’intérêt des entreprises pour les partenariats ou les fusions et acquisitions ne se dément pas, comme en atteste la consolidation en cours dans un nombre important de secteurs de l’activité économique. Les relations interorganisationnelles s’observent également en dehors de la sphère des affaires, avec un recours croissant des organisations non gouvernementales et des associations à des actions concertées leur assurant une visibilité et un poids sans commune mesure avec ceux qu’elles pourraient espérer seules. Enfin, les pouvoirs publics cherchent également à favoriser les liens interorganisationnels en suscitant la création de pôles de compétences, de districts industriels, voire en encourageant la fusion de groupes nationaux pour les préserver de prises de contrôle par des groupes étrangers.
Au plan théorique, cependant, l’affaire est complexe. Avec l’apparition de la perspective des systèmes ouverts, des travaux se sont naturellement portés sur les relations interorganisationnelles. Pourtant, très rapidement, ces travaux ont perdu leur spécificité pour se scinder en domaines de recherche assez indépendants, par exemple, sur les réseaux, les coûts de transactions, les fusions, etc. Se faisant, la focalisation des travaux a glissé des relations en tant que telles vers d’autres problématiques où les relations ne tenaient plus qu’un rôle périphérique. Ainsi, si ces nouvelles orientations ont permis la découverte de résultats majeurs, ceux-ci sont souvent restés cantonnés dans leur domaine spécifique.
Nous ne pouvons malheureusement pas, dans ce numéro, proposer un cadre théorique intégrateur dépassant les simples passerelles existantes entre les différents domaines concernés par les relations interorganisationnelles. Mais nous espérons, par la réunion de recherches actuelles s’inscrivant dans des perspectives différentes, contribuer à la discussion entre chercheurs et, pourquoi pas, à l’émergence de ce cadre intégrateur.
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