Retour sur l’affaire Société Générale
Entretien avec Peter Wirtz
[1]
Philippe Monin
Dans cet entretien, Peter Wirtz revient sur l’affaire Société
Générale. Il suggère que les défaillances sont moins à
rechercher au niveau de la gouvernance stricto-sensu qu’au
niveau du contrôle interne ; qu’aucun dispositif de contrôle
interne, aussi sophistiqué soit-il, n’empêchera la créativité
individuelle ; et qu’il serait utile d’étudier plus précisément le
rôle des incitations au sein de la profession des traders.
In this interview, Peter Wirtz comments on the “Société Générale case”. He
suggests that the sources of the default have less to do with the governance in
itself than they have to do with internal control; that, whatever its sophistication,
no system will ever totally prevent individual creativity; and that it would be wise
to consider more seriously the role of incentives within the Trader Profession.
•
Philippe Monin. Peter, en quoi ce qu’il est
désormais convenu d’appeler l’affaire
Société Générale interpelle-t-elle les
débats sur le gouvernement des
entreprises ?
• Dans cette affaire, doit-on incriminer le
système ou la personne ?
• Dans ce cas, que faut-il attendre
des systèmes de contrôle, notamment
des codes de bonne conduite ?
• Tu évoques le fait qu’aucun système
n’empêchera totalement les comportements déviants. Que t’inspire l’affaire Société
Générale sur ce sujet ?
• BIBLIOGRAPHIE