Revue française de psychanalyse
P.U.F.

I.S.B.N.2130519075
464 pages

p. 1111 à 1116
doi: 10.3917/rfp.654.1111

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L'action de la forme

Volume 65 2001/4

2001 Revue française de psychanalyse L'action de la forme

Rythme et figurabilité

Gilbert Diatkine 48 boulevard Beaumarchais 75011 Paris
Le rythme du discours du patient, tel que Laurence Kahn propose qu’on l’examine attentivement peut s’intégrer à ce que César et Sá ra Botella appellent “ travail en double ”.
Son étude explique l’apparente transmission de pensée qui s’opère quand un analyste a accès à la “ mémoire sans souvenir ” d’un patient.Mots-clés : Mots clé — Double, Rythme, Figurabilité.
The rhythm of the patient’s discourse, that Laurence Kahn suggests we examine attentively, can be integrated with what César and Sá ra Botella call “ double work ”.
Her study explains the apparent transmission of thought that operates when an analyst has access to a patient’s “ memory without remembrance ”.Keywords : Double, Rhythm, Representability.
Der Rythmus der Rede des Patienten, so wie Laurence Kahn uns vorschlägt, ihn aufmerksam zu untersuchen, kann in das, was César und Sarà Botella “ Doppelarbeit ” nennen integriert werden.
Ihre Studie erklärt die scheinbare Gedankenübertragung, welche am Werk ist, wenn ein Analytiker zum “ Gedächtnis ohne Erinnerung ” eines Patienten Zugang hat.Schlagwörter : Doppel., Rythmus, Darstellung (fîgurabilité).
El ritmo del discurso del paciente, tal cual Laurence Kahn propone que se examine atentamente puede integrarse a lo que César y Sá ra Botella llaman “ trabajo en doble ”.
Su estudio explica la aparente transmisión de pensamiento que se produce cuando el analista accede a la “ memoria sin recuerdo ” de un paciente.Palabras claves : Doble, Ritmo, Figurabilidad.
Come Laurence Kahn propone che venga esaminato con attenzione, il ritmo del discorso del paziente puo’integrarsi a quello che C. e S. Botella chiamano “ lavoro del doppio ”. Il suo lavoro spiega l’apparente trasmissione di pensiero che si opera quando un analista accede alla “ memoria senza ricordo ” del paziente.Parole chiave : Doppio, Ritmo, Figurabilità.
Ce que César et Sá ra Botella décrivent sous le nom de “ figurabilité ” avait à l’origine un rapport étroit avec ce que Freud appelle dans L’interprétation des rêves, la “ prise en considération de la figurabilité ”, mais vingt ans de recherches en ont fait un concept original. Il s’agit d’une expérience exceptionnelle dans la pratique courante de la cure : des images sensorielles, isolées et intenses, se présentent en séance à l’esprit de l’analyste. Elles apparaissent à l’occasion d’une modalité particulière de régression, la régrédience, ou régression “ matérielle ”, que les Botella distinguent des régressions topique, temporelle et formelle. La régrédience est une “ accentuation ” de la régression formelle à laquelle s’ajouterait la “ conviction ” en la réalité “ matérielle ” de ce qui pourtant n’est que représentation [1]. La régrédience chez l’analyste est en relation intime avec un mouvement du patient qu’ils nomment le sexuel primordial [2] qui le pousse à retrouver un objet perdu bien particulier, l’objet-perdu-de-la-satisfaction-hallucinatoire [3]. Les auteurs entendent par là la différence entre l’objet perçu et l’objet de la satisfaction hallucinatoire [4]. Le sexuel primordial est le moteur de ce que les auteurs nomment transferts de substitution, par opposition aux transferts ordinaires, dits “ de déplacement ”. Dans les transferts de substitution, des “ “états psychiques antérieurs” sans contenu, ne pouvant pas se reproduire comme des “copies” réussissent néanmoins à imposer leur réalité. La différence est que, grâce à la régression régrédiente du rêve, ils investissent le présent sous le signe de l’Identité de Perception, en tant qu’équivalent, un substitut formant un contenu... le “transfert de substitution” aurait la fonction d’être gardien d’une mémoire sans contenu représentationnel ” [5]. La régrédience “ fait émerger l’événement qui a constitué le sexuel primordial. C’est pourquoi la figurabilité est le “ seul moyen d’accès possible aux zones psychiques irreprésentables du patient ” [6].
Comment l’irreprésentable du patient peut-il en venir à se figurer dans la psyché de l’analyste ? En soulignant l’étrangeté des phénomènes qu’ils décrivent, en faisant référence aux travaux de Freud sur la télépathie et aux recherches de Ferenczi, qui auraient pu permettre à Freud de découvrir « le rêve en soi », en s’insurgeant contre la « dictature de la raison » exigée par Freud [7], en revendiquant le droit de prendre le sentiment de conviction éprouvé par eux dans ces moments comme une preuve de ce que la « figurabilité » est bien « le vécu d’autrefois hors langage du patient » [8], César et Sá ra Botella peuvent induire le lecteur dans l’opinion erronée que cette communication a quelque chose de magique. En réalité, le patient travail des Botella montre que ce qu’ils décrivent est tout sauf une communication directe d’inconscient à inconscient. La trousse noire dont l’image apparaît à l’analyste dans l’exemple clinique donné à la fin du rapport n’est pas une télécopie de celle du médecin qui a séparé le patient, âgé de 6 mois, de sa mère, mais un élément intermédiaire dans un passionnant travail analytique [9]. Le « travail de figurabilité de l’analyste » est un temps intermédiaire, avant que le psychisme du patient puisse « s’approprier sa “mémoire sans contenu” en l’intégrant dans les causalités, dans les chaînes représentationnelles de sa sexualité infantile » [10].
Que se passe-t-il dans ce temps intermédiaire ? Un chaînon essentiel de ce processus est la reconstitution, dans la psyché de l’analyste, d’un double narcissique utilisable pour le patient. César et Sá ra Botella font moins de place au « travail en double » dans Figurabilité et régrédience qu’ils ne lui en ont accordé dans des travaux antérieurs [11]. Mais il est cependant mentionné comme un moyen indispensable de reconstruire une topique psychique [12]. Dans un des exemples rapportés, c’est le rythme particulier du discours de l’analysant qui déclenche la régrédience chez l’analyste [13]. Il me semble qu’ils rejoignent ici ce qu’écrit Laurence Kahn sur le rythme.
Pourtant les divergences entre les deux rapports sont flagrantes :
1 / Laurence Kahn critique sévèrement la notion même de « figurabilité ». La « figurabilité » n’est pas un concept freudien, mais un faux sens dans la traduction de Darstellbarkeit [14]. Pour elle, c’est l’opposition entre « présentation » (Darstellung) et « représentation » (Vorstellung) qui rend compte pour Freud de la figuration [15]. Ce qui se présente à nous nous permet de construire une représentation.
2 / Dès lors, tandis que les Botella font de la figurabilité un phénomène exceptionnel, Laurence Kahn fait de la figuration ainsi définie une propriété générale commune à toutes les formations de l’inconscient : tout ce qui se présente à l’écoute de l’analyste va avoir à se « figurer » [16]. La présentation n’est pas le propre du rêve [17].
3 / Tandis que pour les Botella le moteur de la figurabilité est le sexuel primordial, pour Laurence Kahn le « moteur de la présentation » est l’affect [18]. En effet, puisque l’affect passe directement de l’inconscient au conscient, sans passer par le préconscient, il n’est pas « défiguré » par le travail du préconscient. L’affect peut être conservé, supprimé, inversé, rendu indifférent, mais pas fragmenté, comme peut l’être la représentation [19]. C’est donc l’affect, et singulièrement l’affect de déplaisir, que « le refoulement a écarté de la représentation » [20], qui va se « présenter ». Dans ce qui se présente ainsi, il y a des éléments qui n’appartiennent ni aux mots, ni au sens [21]. Plus précisément, l’affect de déplaisir investit le rythme [22].
Pourtant, dans les deux rapports, il y a donc l’idée d’un « moteur », et une même attention portée aux images motrices [23] : Laurence Kahn, citant l’Esquisse (p. 336-338), note que Freud a eu l’idée que l’objet perdu pouvait bien laisser, non pas une, mais deux traces mnésiques, l’une de son image, et l’autre des décharges motrices qui ont accompagné sa présence et son absence. Le transfert réveille ces deux traces indissociables sous la forme d’une « image verbale motrice », à rapprocher de « la satisfaction hallucinatoire motrice de Totem et tabou (OC, p. 293). C’est ce qui permet la « palpation de la surface » de soi et de l’autre [24]. « C’est cette dimension [l’image verbale motrice] qui permet l’activité exploratoire et la reconnaissance de ce que communique l’autre. » [25] Et finalement, elle fait « l’hypothèse que c’est là [toujours dans l’image verbale motrice] que joue sur la sensibilité inconsciente de l’analyste la part du discours du patient qui n’est pas la langue, mais sa disposition, son essoufflement, sa hâte, son timbre » [26]. En sorte que la figurabilité serait :
  • 1 / une manière de tenir ensemble l’affect comme sensation, et l’affect comme plaisir-déplaisir ;
  • 2 / une prise en compte des « traces mnésiques motrices » [27].
De leur côté, Sá ra et César Botella font de l’hallucinatoire « le représentant de la qualité motionnelle de la pulsion, au même titre que l’affect est le représentant qualitatif du quantitatif de la pulsion, et que la représentation est le représentant-représentation du contenu de la pulsion. Il représente la pulsion en tant que celle-ci est poussée (Drang) et mouvement (Triebregung). Il s’agit d’un processuel caractérisant le sexuel primordial inséparable de la régrédience, qui s’épanouit dans le rêve mais doit être inhibé le jour au profit de la représentation et de la perception » [28].
En somme, ce serait le rythme du patient, entendu au sens précis que lui donne Laurence Kahn [29], qui serait à la source de la figurabilité chez l’analyste. Ce rythme apparaît d’abord dans le discours du patient sous la forme d’une insistance. Quelque chose se répète, parfois un matériel phonique, un signifiant (comme trousse dans le cas rapporté par César et Sá ra Botella, ou base d’œufs / base deux dans celui rapporté par Laurence Kahn), parfois seulement « l’essoufflement, la hâte, le timbre » [30].
Je proposerais ici deux hypothèses :
1 / Pourrait-on admettre que le redoublement du rythme serait comme un miroir dans lequel se regarde le sujet ? L’analyste entendant ce redoublement serait alors placé dans la position « verticale » dont parlent les Botella [31], et qu’on pourrait comparer à celle d’une mère regardant un enfant se regarder et la regarder dans un miroir. Dans la régression formelle, cette insistance d’une configuration lèverait chez l’analyste le refoulement d’une quantité de matériel appartenant à des plans très différents de la temporalité de la cure, et de l’histoire du patient, y compris à des périodes antérieures à l’acquisition du langage.
2 / Pour répondre à la question des conditions requises pour qu’une telle levée de refoulement soit possible, et se substitue à une répétition stérile je ferai l’hypothèse que la fréquence des séances est ici essentielle. Certes, et les Botella en ont donné des exemples convaincants, les phénomènes de figurabilité peuvent aussi s’observer dans des psychothérapies à une séance par semaine, voire même dans des consultations thérapeutiques ou des entretiens préliminaires. Mais il me semble qu’ils ont d’autant plus de chance d’être fructueux que l’analyste a pu refouler en lui une plus grande quantité de matériel venant du patient, c’est-à-dire que tous deux ont pu profiter chaque semaine d’un plus grand nombre de séances.
 
NOTES
 
[1] La régression matérielle « se caractériserait par la perception qui entraîne la conviction d’une représentation hallucinatoire » (Sá ra et César Botella, Figurabilité et régrédience, Bulletin de la SPP, no 59, janvier 2001, p. 132-133).
[2] Le sexuel primordial est une tentative de « réactualiser, sous forme hallucinatoire, l’expérience de satisfaction », ibid., p. 109. Cf. aussi chap. 2 c, p. 117 sq. À l’inverse du sexuel infantile, le sexuel primordial n’est pas vectorisé (ibid., p. 109).
[3] Ibid., p. 134.
[4] Qui est une « fraction [das Ding]... non assimilable ; non présentable au moi –  et par définition non représentable... ce vers quoi tend la pulsion et que le Moi ne peut reconnaître, donc retrouver, donc appréhender... L’écart entre l’objet perçu et le percevant ne saura être comblé. En ouvrant les yeux sur le monde, le sujet percevant cherche désespérément son objet-satisfaction. Mais, il ne trouvera que la marque de sa perte, se leurrant dans la jubilation devant sa propre image dans le miroir ou dans la persécution par le double » (ibid., p. 114). Laurence Kahn a une conception très voisine des relations entre la figurabilité et la « chose en soi » : « La figurabilité nous contraint à faire le deuil d’une rencontre avec la chose elle-même. » L’imago n’est pas la mère (L’action de la forme, Bulletin de la SPP, no 59, janvier 2001, p. 63).
[5] Ibid., p. 162.
[6] Ibid., p. 123.
[7] Ibid., p. 156, n. 3. Le rapport se termine, p. 198, par une référence à la télépathie.
[8] « La régression formelle de la pensée de l’analyste crée autant en lui la ferme “conviction” que son travail de figurabilité lui donne également accès à voir et à comprendre le “vécu” d’autrefois, hors langage, de son patient » (ibid., p. 124).
[9] Ibid., p. 189.
[10] « C’est à partir de ce travail de figurabilité de l’analyste, créateur-découvreur d’un sens “unifié”, que le psychisme du patient pourra ensuite, enfin, s’approprier sa “mémoire sans contenu” en l’intégrant dans les causalités, dans les chaînes représentationnelles de sa sexualité infantile » (ibid., p. 174).
[11] César et Sá ra Botella, Notes cliniques sur la figurabilité et l’interprétation, Revue française de psychanalyse, 3/1983, 765-776 ; César et Sá ra Botella, La dynamique du double, animique, auto-érotique, narcissique. Le travail en double, in Le double, Monographie de la revue française de psychanalyse, Paris, PUF, 1995.
[12] Figurabilité et régrédience, Bulletin de la SPP, p. 178.
[13] Ibid., p. 183.
[14] La « prise en considération de la figurabilité », Rûcksicht auf Darstellbarkeit, implique Darstellung, présentation, et capacité (Barkeit), mais rien dans le mot allemand n’implique la « figure », Figur, ou Bild (Laurence Kahn, L’action de la forme, Bulletin de la SPP, no 59, janvier 2001, p. 34-35). César et Sá ra Botella s’accordent d’ailleurs avec elle sur ce point : la « figurabilité » est née d’un choix de traduction de Denise Berger qui l’a préféré à « aptitude à la figuration », proposé par Meyerson (Figurabilité et régrédience, Bulletin, ibid., p. 137). En réalité, « figurabilité » est un concept nouveau. Comme pour tous les éléments de leur système (régrédience, hallucinatoire, transfert de substitution, objet-perdu-de-la-satisfaction-hallucinatoire), les Botella ont choisi des noms proches de concepts analytiques courants, mais en différant quelque peu, pour montrer à la fois la parenté de leurs idées avec des idées antérieures, et leur nouveauté.
[15] « L’opposition entre présentation et représentation donne la mesure du principe même de la figuration... Le travail du rêve transforme les pensées [du rêve] en images, mais celles-ci ne sont pas des images de pensée » (Laurence Kahn, L’action de la forme, Bulletin de la SPP, no 59, janvier 2001, p. 37).
[16] Ibid., p. 5.
[17] Ibid., p. 18 : On pourrait objecter que si la « présentation » n’est pas le propre du rêve, le problème de la figurabilité est spécifique à la régression formelle en général, et au rêve en particulier. Avec le corps, le fantasme inconscient ne peut pas fabriquer n’importe quel symptôme hystérique, avec l’espace social, il ne peut pas fabriquer n’importe quel symptôme phobique. La différence, c’est que le rêveur voit son rêve, tandis que l’hystérique ou le phobique sont attaqués par leur symptôme, qui ne se « présentent » à eux que quand ils le racontent. En séance, le rêveur présente un rêve, l’hystérique raconte son attaque, le phobique raconte sa peur de l’ascenseur, l’analyste voit ce qu’ils racontent, et puis se présente à lui une nouvelle image, qu’il va à son tour présenter au patient par une interprétation, qui va, ou pas, donner à voir quelque chose de jamais vu au patient.
[18] « L’affect n’est pas une “présentation”, mais le “moteur de la présentation”... un élan vers l’expression... » (ibid., p. 31).
[19] Ibid., p. 31.
[20] « Leur [aux formations de l’inconscient] rendement psychique, au sens plein du terme, vient du fait que, à l’insu du sujet, ils “présentent” ce que le refoulement a écarté de la représentation » (ibid., p. 10).
[21] Ibid., p. 5.
[22] Quel est le destin de l’affect de déplaisir quand l’attention est portée sur lui ? Il investit les mots, ou plutôt les « éléments rythmiques de l’énonciation » (ibid., p. 15).
[23] En sorte que malgré son désaccord radical avec les Botella, Claude Le Guen les rejoint ici (cf. Claude Le Guen, Quelque chose manque... De la répression aux images motrices, Revue française de psychanalyse, 2001, 1, La Répression).
[24] L’action de la forme, p. 54.
[25] Ibid., p. 59.
[26] Ibid., p. 60.
[27] Ibid., p. 61.
[28] Figurabilité et régrédience, Bulletin, p. 146.
[29] L’action de la forme, Bulletin, p. 44-47. À rapprocher de la remarque des Botella à propos du rêve traumatique, que « la répétition à l’identique peut être, [dans les situations extrêmes des camps] au service du principe de plaisir et de la survie » (Figurabilité et régrédience, p. 154).
[30] « Je fais l’hypothèse que c’est là [toujours dans l’image verbale motrice] que joue sur la sensibilité inconsciente de l’analyste la part du discours du patient qui n’est pas la langue, mais sa disposition, son essoufflement, sa hâte, son timbre » (Laurence Kahn, L’action de la forme, p. 84).
[31] « La figurabilité issue de la fonction de liaison propre à la voie régrédiente, pourra alors saisir et transformer l’état actuel de la séance en qualité hallucinatoire : sa “vue” surplombe une figure d’elle-même dans une situation de danger où la personne, le regard des parents, sont totalement absents. Une figure dont la “géométrie” est initiée par le cauchemar de l’analysant et reprise par le rêve de réalisation de désir : la “verticalité” représentait le sens qui unissait toutes les figurabilités, celles de l’analysant et celles de l’analyste. Figure-carrefour d’un travail analytique en double... » (ibid., p. 178).
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