Revue française de psychanalyse
P.U.F.

I.S.B.N.2130526527
250 pages

p. 1537 à 1543
doi: 10.3917/rfp.665.1537

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Perspectives cliniques

Volume 66 2002/5

2002 Revue française de psychanalyse Perspectives cliniques

De l’ “ échange agi ” à son élaboration intrapsychique

Michèle Perron-Borelli 6, rue Damesme 75013 Paris
Un rêve de contre-transfert vient illustrer un processus de transformation de l’interpsychique à l’interpsychique. Il permet également de discuter le passage possible de l’ “ image d’action ” évoquée par J. et M. Haber à une “ représentation d’action ”, constitutive du fantasme, qui permettrait l’accès à l’élaboration intrapsychique.Mots-clés : Interpsychique, Intrapsychique, Transformations, Représentation d’action, Fantasme. SummaryA counter-transference dream illustrates a process of transformation from interpsychic to interpsychic. It also enables us to discuss the possible passage of the “ image of action ” evoked by J. and M. Haber to a “ representation of action ”, constitutive of the fantasy, that would allow access to intrapsychic working-over.Keywords : Interpsychic, Intrapsychic, Transformations, Representation of actions, Fantasy. Ein Gegenübertragungstraum illustriert einen Umwandlungsprozess des Inter-psychischen zum Intrapsychischen. Er erlaubt auch, den möglichen Übergang vom “ Aktionsbild ”, von J. und M. Haber diskutiert, zu einer “ Aktionsvorstellung ”, die das Fantasma aufbaut, zu erfassen, Fantasma welches den Zugang zur intra-psychischen Ausarbeitung erlauben könnte.Schlagwörter : Interpsychisch, Intrapsychisch, Umwandlungen, Aktionsvorstellung, Fantasma. Un sueño de contratransferencia ilustra un proceso de transformación de lo intersíquico en intrasíquico. Al mismo tiempo brinda la posibilidad de discutir el pasaje posible de la “ imagen de acción ” evocada por J. y M. Haber a una “ representación de acción ” constitutiva de la fantasía, que permitirá el acceso a la elaboración intrasíquica.Palabras claves : Intersíquico, Intrasíquico, Transformaciones, Representación de acción, Fantasía. Un sogno di contro-transfert viene ad illustrare un processo di trasformazione dall’interpsichico all’intrapsichico. Permette di discutere anche il possibile passaggio dalla “ immagine azione ” evocato da J. e M. Haber ad una “ rappresentazione d’azione ”, costitutiva del fantasma che permette d’accedere all’elaborazione intra-psichica.Parole chiave : Interpsichico, Intrapsichico, Trasformazioni, Rappresentazione d’azione, Fantasma.
Le rapport de Jacqueline et Maurice Haber développe différents aspects d’un “ échange agi ” qui interviendrait dans la dynamique inconsciente du transfert et du contre-transfert, en soubassement du registre intrapsychique de l’élaboration.
Pour étayer théoriquement leur propos, ils font l’hypothèse d’une « image d’action » qui pourrait rendre compte de certains de ces processus « interpsychiques » qu’il faudrait donc situer en deçà des processus élaboratifs « intrapsychiques ». Ils s’interrogent sur l’écart entre cette « image d’action » et la « représentation d’action » que j’ai moi-même supposée constitutive du fantasme. La question est en effet pertinente dans la mesure où les processus interpsychiques qui relèveraient de l’ échange agi doivent pouvoir trouver des voies de transformation qui les rendent élaborables dans l’intrapsychique. Ceci suppose donc que l’image d’action puisse elle-même donner accès à un registre fantasmatique.
Dans les jours mêmes qui ont suivi ma relecture attentive des rapports, alors que mes pensées latentes étaient orientées vers ces questions, je me suis trouvée confrontée à un incident de cure inattendu. Un agir de transfert, en lui-même assez banal, a entraîné une réaction de contre-transfert qui m’a surprise par sa vivacité et plus encore par les particularités d’un rêve qu’elle a induites.
En tout début de séance, mon patient m’annonce inopinément une semaine d’absence, me mettant devant le fait accompli de dispositions déjà prises. Il me fait cette annonce sans aucun autre commentaire que ceux liés à des obligations familiales banales, comme par parenthèse, avant de reprendre un cours associatif qui fait lien avec les précédentes séances. Ceci prend place dans une séquence d’analyse très féconde portant pour l’essentiel sur un mouvement de dégagement d’un lien maternel quelque peu étouffant. La tonalité transférentielle de ce travail élaboratif est très positive (voire un peu trop...) : ainsi souligne-t-il sa satisfaction d’y trouver l’allégement de certains conflits actuels, un renforcement de son autonomie, etc.
Évidemment, je note aussitôt la discordance entre l’idéalisation implicite du transfert et le caractère abrupt et désinvolte de l’annonce de son absence. Je me sens immédiatement très irritée par cette désinvolture que je perçois comme une provocation. Surprise par la vivacité inattendue de ma réaction, je suis ramenée à mes réflexions latentes liées au rapport de J. et M. Haber : je pense alors qu’une telle modalité d’agir, isolée de tout contexte associatif et par là soustraite à l’élaboration poursuivie en commun, implique une particulière violence...
Je me souviens également en cours de séance qu’une absence de même type s’était produite quelques mois auparavant. Je n’y avais guère attaché d’importance, me bornant sans doute à quelque interprétation banale des problèmes de séparation. Cette répétition, presque à l’identique, m’apparaît cette fois voyante et ostensible et me suggère que j’ai certainement raté quelque chose de plus important dans l’interprétation trop superficielle du premier incident.
Je tente en vain de raccrocher ces pensées à ce qu’il me dit dans la suite de la séance, à la recherche d’une interprétation qui, en reliant cette nouvelle absence au contexte associatif actuel, pourrait toucher de plus près ce qui m’avait une première fois échappé. N’en trouvant pas l’opportunité, je me sens de plus en plus mise en échec dans mes capacités d’écoute et d’interprétation. Néanmoins, je me laisse reprendre (« séduire »...) par l’intérêt de son propos, ce qui m’amène vers la fin de la séance à faire une intervention que je crois utile et pertinente mais qui, décalée de mon malaise contre-transférentiel, est évidemment défensive.
Après la séance, je reste très mécontente (de lui et de moi), avec le sentiment que je me suis fait avoir...
La nuit suivante, je fais un rêve dont l’étrangeté va me laisser au réveil une impression inquiétante. C’est un rêve très peu élaboré, sans scénario et pour l’essentiel sans personnage humain. De très courtes scènes s’y succèdent et se juxtaposent sans aucun lien. La seule unité du rêve tient à la nature très particulière des images, dont le réalisme hallucinatoire est pour moi très inhabituel. Ce qui le caractérise est que les scènes représentées ne se distinguent en rien de ce que serait une perception actuelle : les images visuelles, au lieu d’être projetées sur l’ « écran du rêve » qui permet habituellement au rêveur d’être spectateur de la scène, certes impliqué dans l’action du rêve mais avec une certaine distanciation, sont ici étroitement associées à des sensations de contact et de toucher, réellement ressenties dans une actualisation au plus près du corps.
L’une de ces scènes, restée la plus vivace dans mon souvenir quant à cette impression de pseudo-réalité, me situe dans le lit même où je suis en train de dormir. Celui-ci est représenté avec toutes ses caractéristiques réelles actuelles (disposition du lit dans l’espace de la chambre, couleur des draps et de la couverture, etc.). Je sens et je perçois que la couverture est tirée vers l’un des coins du lit, à mes pieds, par « quelqu’un » (ou « quelque chose ») d’invisible. J’essaie de la retenir et de me recouvrir, mais en vain. La couverture m’est peu à peu « arrachée » : je la vois partir en même temps que je la sens glisser sur moi, tandis que je m’y agrippe de toutes mes forces. L’affect devient de plus en plus angoissant, principalement par le caractère incompréhensible de ce qui se passe et du fait de cette force invisible qui s’exerce. Je me réveille brièvement, comme en urgence, pour vérifier l’état des lieux et je constate avec soulagement que ma couverture est bien en place. Avant de me rendormir, je pense immédiatement : « ça c’est un coup de X... » (mon patient) ; je pense encore, avec quelque amusement, que ça pourrait bien être aussi un coup des rapporteurs...
À mon réveil définitif, l’ensemble de mon rêve me revient avec un vif sentiment d’inquiétante étrangeté et de malaise, principalement lié à son hyperréalisme sensoriel. J’en ressens comme une perte de limites, comme une effraction de mon espace privé, une effraction non seulement clairement représentée dans la scène de la couverture arrachée, mais plus encore éprouvée par la presque totale confusion entre l’espace intrapsychique normalement imparti au rêve et ce que serait une perception actuelle.
Cette forte impression et ce malaise m’ont plus ou moins habitée toute la journée. Cette rémanence d’un vécu angoissant m’a contrainte à faire une analyse serrée de ce rêve, par des reprises associatives successives. Bien évidemment, cette analyse m’a conduite, bien loin de mon patient, dans des registres d’interprétation me concernant personnellement.
Dès lors, ne serait-on pas fondé à considérer que l’épisode contre-transférentiel de la séance avait joué seulement comme un reste diurne, au même titre peut-être que les pensées latentes induites par ma lecture du rapport ? Sans doute cette conjoncture avait-elle bien réactivé une problématique personnelle, profondément inscrite dans mon inconscient, et dont l’analyse me permettait de retrouver de nombreuses surdéterminations actuelles. Je ne pouvais douter cependant que ce rêve fût bien une réaction inconsciente à l’agir de mon patient.
Mes associations m’ont révélé que l’annonce de son absence avait eu sur moi un impact traumatique (fût-ce a minima...) me ramenant à des situations traumatiques personnelles, en l’occurrence précoces et impliquant des traces préverbales. C’est en quoi la régression formelle de mon rêve m’a paru exprimer cet impact traumatique de nature préverbale par son extrême saturation en sensations visuelles et tactiles, entraînant l’échec d’un travail du rêve plus élaboré.
Restait néanmoins à comprendre à partir de quelle source inconsciente mon patient avait pu ainsi « agir » sur mon propre inconscient pour provoquer une telle « réaction » de nature traumatique.
La traduction contre-transférentielle de l’impact dans la scène de la couverture arrachée est très claire, trop claire même pour autant que l’élaboration tend à se réduire à des symbolisations primaires. On peut facilement y décoder après coup l’effet de surprise, l’attaque qui court-circuite mes résistances, la mise à nu d’une intimité que je voulais garder cachée (nudité ou inconscient ?...), le corps à corps d’une lutte, etc. Mais ce qui m’a le plus frappée (et inquiétée dans le vécu même du rêve) c’est l’absence de représentation d’objet, celui-ci étant réduit à une pure force, invisible et sans forme repérable.
Revenant à mon patient, j’ai retrouvé en après-coup de nombreux indices d’une importante problématique d’emprise que j’avais déjà repérée en filigrane de sa bonne organisation névrotique. La trame plus secondarisée de notre élaboration commune m’avait amenée à les minimiser, voire à les mettre à l’écart de mon accompagnement interprétatif. J’avais probablement cédé à la séduction qu’il avait exercée sur moi par son « bon » travail analytique, comme je l’avais fait manifestement à la fin de la précédente séance. Alertée par mon rêve, je me sentais disposée à me montrer plus attentive à des manifestations de transfert négatif que j’avais inconsciemment préféré méconnaître. Incertaine de ce qu’il pourrait en advenir, j’attendais avec curiosité la séance suivante.
Nouvelle surprise... Il me dit d’entrée de jeu qu’il avait été très en colère contre moi après la dernière séance... Pourquoi ?... parce que mon unique intervention en fin de séance n’était pas du tout ce qu’il attendait, qu’elle n’était « pas très intéressante » et, surtout, que je l’avais faite sur un ton désagréable tout à fait inhabituel.
Ces reproches me touchent : il a certainement perçu quelque chose de mon irritation et de mon malaise contre-tranférentiel. Mais, sous couvert d’un renversement projectif, il vient de vivre et de reconnaître pour la première fois un fort mouvement de transfert agressif. Il me sera alors facile de relier celui-ci à certains aspects de l’agression inconsciente qu’exprimait son agir clivé.
Cet épisode est récent et nous sommes encore loin de pouvoir percevoir ensemble les aspects les plus archa ïques d’une problématique d’emprise qui m’a été ainsi révélée. Je prévois cependant que le souvenir de cet épisode m’aidera à rester réceptive aux opportunités d’interprétation qui pourront se présenter à cet égard.
Il me semble que cet exemple suggère assez clairement certains processus d’articulation et de transformation entre les soubassements d’une communication interpsychique inconsciente, mettant en jeu des identifications projectives réciproques, et son nécessaire recentrement intrapsychique.
Du côté de l’interpsychique, l’agir du patient a opéré un effet de rupture dans la trame plus secondarisée d’un processus névrotique prévalent, entraînant dans mon rêve de contre-transfert une réplique régressive sous le signe du processus primaire. La figuration renvoie à des « symbolisations primaires », intégrant peu de transformations : l’attaque s’y représente très (trop...) directement. C’est ce qui confère au rêve son caractère angoissant et qui le rend proche d’un cauchemar traumatique. L’angoisse est renforcée par l’effacement de toute représentation d’objet, ce qui confère à la situation un caractère énigmatique qui majore la menace.
S’il s’agit bien en effet d’une réplique aux aspects eux-mêmes menaçants et énigmatiques de l’agir de patient, cette réplique est cependant d’ordre intrapsychique dès lors qu’il s’agit d’un rêve. Mais un drôle de rêve... dont la « matière » particulière, inhabituellement saturée en sensations tactiles, tend à effacer les limites du « dedans » de l’espace intrapsychique propre au rêve et du « dehors » de la réalité actuelle.
La deuxième séance vient confirmer, par l’identification projective du patient, le jeu interactif de nos processus inconscients respectifs. Si la projection est claire de son côté, on peut tout aussi bien la déceler du mien. En figurant uniquement son attaque et ma propre réaction défensive, le rêve opère lui aussi un renversement de mes propres pulsions agressives éveillées par le dépit inconscient que me fait vivre son absence.
 
ET LA REPRÉSENTATION D’ACTION ?
 
 
J’ai fait ailleurs l’hypothèse que la représentation d’action est constitutive du fantasme et qu’elle y articule les places respectives du sujet et de l’objet. J’ai également soutenu qu’elle constituait le « noyau » le plus archa ïque du fantasme, au plus près de la pulsion dont elle se fait le représentant privilégié.
Sous réserve d’une discussion plus approfondie, il me semble clair que J. et M. Haber, de même que d’une autre manière C. Le Guen en proposant la notion de « représentation motrice », se situent dans un registre en deçà de la représentation proprement dite. Dans ce cas, C. Le Guen ne devrait-il pas plutôt parler d’ « image motrice » ? Mais, plutôt que de s’attarder à des arguties sémantiques, il faudrait pouvoir expliciter plus clairement ce qui différencie image et représentation...
Je me bornerai ici à quelques brèves remarques, en m’appuyant sur le caractère illustratif du rêve de la couverture arrachée.
Je verrais volontiers dans ce rêve une confirmation du caractère essentiel et fondateur de la représentation d’action comme forme primitive du fantasme. Mais cela ne va pas de soi, car s’agit-il bien ici de fantasme ? Le contenu manifeste du rêve n’est-il pas justement réduit à de pures « images » ?
Interrogeons cette texture d’images. On y trouve un complexe d’images visuelles (image presque cinématographique du mouvement de la couverture), d’images tactiles (sensation de glissement sur le corps, proche d’une sensation d’arrachement épidermique), enfin image motrice (celle de mon propre geste d’agrippement). Les images visuelles du déplacement de la couverture sont imputées à un agent extérieur, tandis que les sensations tactiles sont directement ressenties corporellement. Ainsi sont posées les places complémentaires d’un agent extérieur, objet virtuel (ici actif) de l’attaque, et la sensation du dénudement-dépouillement résultant de cette attaque subie et ressentie passivement par moi. À ce vécu passif se superpose ma propre action défensive d’agrippement. Intégrant cette « image motrice » en même temps que les images sensorielles, la « représentation d’action » qui organise l’ensemble est celle d’une lutte, dont l’échec me réveille. C’est dans cet affrontement de deux forces antagonistes que se focalise la pulsion : ma propre pulsion s’y représente directement dans le mouvement défensif d’autoprotection, tandis que son versant agressif est entièrement projeté sur l’objet. Nous sommes bien là dans la continuité d’un jeu pulsionnel interagi, qui reproduit l’agression subie du fait de l’acting de mon patient, tout en masquant par cette identification projective ma propre pulsion agressive. Le jeu pulsionnel interpsychique se représente donc dans l’action du rêve bien plus nettement que dans les images sensorielles et motrices qui le composent.
La représentation de l’objet d’où survient l’attaque (mon patient, lui-même me renvoyant à mes imagos inconscientes) se trouve effacée dans la formation du rêve. C’est là une transformation majeure qui souligne le mouvement régrédient : en effaçant l’identité de l’attaquant, la régression formelle reproduit une situation préobjectale. Une situation dans laquelle ne subsiste que la forte prégnance d’impressions sensorielles et motrices pouvant préluder à la représentation de l’objet. C’est alors la représentation de l’action du sujet (agrippement, lutte défensive, appel de détresse marqué par mon réveil) qui désigne la place manquante de l’objet, lui-même rendu énigmatique et menaçant par son absence même.
On peut ajouter que la couverture pourrait aussi représenter un pré-objet contenant sorte de « moi-peau » (D. Anzieu) préalable à l’existence reconnue de l’objet séparé et constituant une sorte de limite biface entre le dedans et le dehors.
Cette ébauche d’analyse permet donc de trouver dans ce rêve une illustration de la matrice originelle du fantasme, telle que je l’ai décrite, c’est-à-dire s’organisant autour d’une représentation d’action propre à révéler la présence-absence de l’objet et, par là, le faisant advenir dans une représentation intrapsychique. Matrice originelle aussi, en tant qu’elle met en place une scène qui, sans être elle-même constituée en fantasme, a pu être génératrice des chaînes associatives qui m’ont permis de la décondenser et de mettre au jour par l’interprétation une riche trame fantasmatique.
Tout ceci illustre bien, me semble-t-il, comment un ébranlement provoqué par un processus interpsychique peut se transformer en processus intrapsychique. Le rêve a, par lui-même, constitué une réplique intrapsychique à ce que l’agir du patient tentait inconsciemment de dérober à l’élaboration par l’inscription d’un point aveugle dans le processus. Cette réplique (inconsciente) m’a permis de repérer et de cerner ce point aveugle. Ceci pour autant que ce rêve, en situant ce contre-agir dans l’intrapsychique, en a permis une première élaboration inconsciente, elle-même relayée par son analyse après coup.
Cette voie de transformation nous rappelle aussi que c’est le privilège de l’analyste, du fait de l’antériorité de son analyse et des ressources élaboratives qui en découlent, de précéder le plus souvent le patient dans cette transformation. Son privilège certes, mais aussi sa responsabilité...
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