2002
Revue française de psychanalyse
Théorie de l'agir
L’attente : apport, risque et limite de l’agir
Alexandre Garabédian
34, avenue Robert Schuman
92100 Boulogne-Billancourt.
En accord avec les données du rapport de Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline Godfrind-Haber et Maurice Haber, l’auteur a souhaité mettre l’accent sur certaines situations à risques de l’Agir, situations qui n’en demeurent pas moins de l’ordre de l’analysable. Elles mettent en jeu le caractère fondamentalement inconscient du contre-transfert, au-delà et en deçà de ce qu’il est d’usage d’appeler l’analyse de celui-ci. Ces cas nécessitent que soit pris en compte la répétition comme expression majeure de la temporalité psychique du patient, la compréhension des différents niveaux du traumatisme, du rôle joué dans la conduite de la cure par l’homosexualité psychique à condition d’élucider les différentes modalités de celles-ci.Mots-clés :
Contre-transfert, Traumatisme(s), Homosexualité(s) psychique(s).
In accordance with the information given in Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline and Maurice Haber’s report, the author wishes to highlight certain risky situations for action, situations that nonetheless remain within the scope of possible analysis. They implicate the fundamentally unconscious character of the counter-transference, beyond and short of what it is usual to term analysis of the latter. These cases require that the following be taken into account : repetition as the main expression of the patient’s psychic temporality, comprehension of the different levels of the trauma, the role played in the conduct of the treatment by psychic homosexuality, on condition that the different modalities of the latter be elucidated.Keywords :
Counter-transference, Trauma(s), Psychic homosexuality(ies).
In Übereinstimmung mit dem Bericht von Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline und Maurice Haber, hat der Autor gewünscht, den Akzent auf gewisse Risikosituationen des Agierens zu legen, Situationen, welche trotz allem analysierbar bleiben. Sie setzen den fundamental unbwussten Charakter der Gegenübertragung ins Spiel, oberhalb und unterhalb dessen, was wir im allgemeinen deren Analyse nennen. Diese Fälle benötigen die Einbeziehung der Wiederholung als Hauptausdruck der psychischen Zeitlichkeit des Patienten, das Verständnis der verschiedenen Ebenen des Traumas, die Rolle der psychischen Homosexualität im Leiten der Kur, unter der Bedingung, deren verschiedene Modalitäten auszuarbeiten.Schlagwörter :
Gegenübertragung, Traumen, Psychische Homosexualität.
Conforme con las bases del informe de Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline et Maurice Haber, el autor ha querido hacer hincapié en determinadas situaciones riesgosas del actuar, situaciones que se hallan en el registro de lo analizable. Las mismas propician el cará cter fundamentalmente inconsciente de la contratransferencia, má s allá y má s cerca de lo que la prá ctica ha dado en llamar el aná lisis del mismo. Estos casos hacen necesario la consideración a la repetición como expresión mayor de la temporalidad psíquica del paciente, la captación de los diferentes niveles del traumatismo, el papel desempeñado en la conducción de la cura por la homosexualidad psíquica a condición de elucidar las diferentes modalidades de ésta.Palabras claves :
Contratransferencia, Traumatismo(s), Homosexualidad(s) psíquica(s).
In accordo con i dati del rapporto di Nicole Carels, di Marie-France Dispaux, di Jacqueline e Maurice Haber, l’autore ha voluto mettere l’accento su alcune situazioni di rischio d’agire e che restano analizzabili. Esse mettono in gioco il carattere fondamentalmente inconscio del contro-transfert, al di qua ed al di là di quanto usualmente si chiama la sua analisi. Questi casi richiedono che sia considerata la ripetizione come espressione maggiore della temporalità psichica del paziente, la comprensione dei diversi livelli del trauma, del ruolo svolto nella conduzione della cura dall’omosessualità psichica, a condizione di chiarirne le diverse modalità.Parole chiave :
Contro-transfert, Trauma(i), Omossessualità psichica(che).
Les réflexions qui vont suivre s’originent dans l’étude d’un cas clinique qui a débouché sur un certain nombre de questions théoriques induites par les difficultés de la cure. L’élaboration de ce cas clinique, qui a fait l’objet d’une présentation antérieure a précédé la lecture du très intéressant rapport de nos collègues belges (Nicole Carels, Marie-France Dispaux, Jacqueline Godfrind-Haber, et Maurice Haber), tout spécialement le chapitre consacré à “ L’expérience agie partagée ”. Cela m’a permis de vivre cette lecture comme une rencontre et non un redoublement, tant à certains moments j’ai ressenti que nos pensées se rejoignaient.
J’envisagerai ici quelques considérations émanant d’une clinique de plusieurs années dont le déroulement s’est trouvé assez rapidement émaillé par l’importance de plus en plus grande des retards du patient en séance. Je précise ici qu’il s’agissait d’un temps non négligeable soustrait à la cure, mise en acte qui allait devenir quasiment systématique. D’emblée, on peut dire que la contrainte de l’attente dans laquelle l’analyste est placé, outre qu’elle sollicite le contre-transfert de façon très particulière, soulève un certain nombre de questions qui vont de l’influence de la réalité extérieure
[1] sur le processus qui pourtant doit être sauvegardé, aux effets sur le transfert et la fonction interprétative d’une répétition qui tend à devenir compulsive.
Mais aussi la disjonction entre la temporalité linéaire du cadre à laquelle s’affronte en quelque sorte le patient qui pourtant l’a acceptée, doit être appréhendée non seulement comme une résistance, mais comme un agi qui exprime quelque chose de la temporalité psychique du sujet et tient parfois lieu de remémoration dans la ligne de pensée de la deuxième topique freudienne.
Je me bornerai seulement à relater ici quelques éléments de la clinique qui restituent les circonstances dans lesquelles s’est engagée la cure.
G... est un homme d’une cinquantaine d’années lorsqu’il vient demander une analyse dont il attend qu’elle réduise un mal-être, centré sur un sentiment général d’échec tant professionnel que familial engendrant chez lui tout à la fois un vécu d’infériorité en même temps qu’une difficulté à contenir la violence qui l’habite parfois. À la suite de deux entretiens préliminaires, l’analyse est décidée sur des éléments qui tissent un scénario d’allure œdipienne tout à la fois positive et négative, au sein duquel pointeront cependant d’emblée son besoin de séduire et la nécessité dans laquelle il tente de transformer les situations en un jeu dès qu’il se sent en difficulté. C’est par ailleurs un sujet intelligent dont la capacité associative paraît aisée. Or, dès les premières séances, G... va arriver systématiquement en retard.
Je me rendrai compte bien vite que ce qui avait été interprété de prime abord comme une attaque contre le cadre pris comme objet ne rend pas compte de cette nécessité impérieuse qu’il critique lui-même, de me faire attendre. L’analyse se trouve alors mise en péril dans son existence même, au point de faire remettre en question les critères mêmes qui avaient décidé de sa mise en œuvre. Je précise ici que la réitération des retards prend valeur de mise en tension et se différencie de celle des absences qui, chez certains patients, apparaît davantage comme un envers du cadre.
Hormis les « images d’actions », dont ont si bien parlé les rapporteurs, et qui parviennent à l’analyste sans qu’il en ait conscience, c’est l’existence même du processus qui se joue. Tout se passe alors comme si, à l’inverse de ce que disait Freud dans « L’inquiétante étrangeté » à propos de
l’accentuation excessive de la réalité psychique par rapport à la réalité matérielle chez les névrosés, c’est la réalité matérielle qui tendait à prendre le pas sur la réalité psychique et, par « voie de fait » chez l’analyste. L’emprise du patient sur l’analyste par cette sorte de scansion qui lui est imposée traduit de façon simultanée, du côté de l’analysant, une recherche d’espace, de liberté pour penser qui pourtant ne cesse d’échouer, et, du côté de l’analyste, une réduction de sa fonction, un véritable collapsus contre-transférentiel
[2].
Contrairement aux deux cas cliniques évoqués par Jacqueline Godfrind-Haber et Maurice Haber, il s’agit moins de la révélation de l’agi dans un mouvement particulier d’une cure, cure qui va ensuite reprendre son cours « normal », que d’être mis en situation d’immobilité après un début d’analyse qui n’annonçait pas une pareille évolution.
Certes les évocations des premiers mois de l’analyse avaient mis en évidence le caractère particulier des relations parentales de ce patient aux prises avec une mère non seulement excessivement présente mais également intrusive, et un père dont il se sentait méprisé, à partir du jour où celui-ci avait cessé de jouer avec lui. Enfant qui n’avait pas de lit attitré, parce qu’il était contraint, soit de dormir avec sa mère, soit de partager « son » lit avec son père, car les parents ne dormaient jamais ensemble.
C’est pendant les moments d’attente que se reconstituait en pensées, chez moi, la trame de ce scénario qui ne prit de valeur que dans l’après-coup, tant à ce moment donné il me fut impossible de penser, envahi par la tension que finissaient par créer les retards du patient.
Les quelques interprétations concernant la façon dont il s’y prenait pour m’atteindre à distance en me faisant attendre, tout en m’obligeant en quelque sorte à penser à lui, l’absence de toute agressivité me concernant dans son discours, la façon dont il s’endormait sur le divan en me disant qu’il n’avait rien à me dire, toutes ces tentatives de mise en sens m’apparurent vite non seulement inefficaces, mais comme un piège tendu pour me priver de ma fonction. Le risque est alors que l’interprétation perde toute valeur symbolisante, pour ne devenir qu’un agi contre-transférentiel lui-même répétitif. Dans ce genre de situation, la constitution d’un objet théorique, faute de pouvoir créer d’autres écarts générateurs d’un espace potentiel, tient lieu pendant un temps, de représentation d’attente chez l’analyste en état d’incapacité de créer du processus. La réalisation que le patient l’assigne à une position de double narcissique et fonctionne essentiellement sur le mode identificatoire projectif est alors davantage une mise en théorie, une sorte de fonctionnement en interagi, comme une façon de s’absenter de la situation analytique en réponse aux longs moments où le patient était lui-même absent.
Le processus analytique, qui se doit d’être protégé de la réalité extérieure à la cure, semble paradoxalement, pendant un temps, se créer à partir de cette réalité. Entre un analysant qui ne remet pas en question le maintien du cadre, tout en jouant à ne l’habiter que partiellement, et un analyste qui accepte de supporter l’attente, ce qui va mobiliser certains affects dont la tonalité dépressive restitue quelque chose de l’enfance du patient.
Le fonctionnement psychique de certains patients qui, pendant un temps, « jouent le jeu de la névrose » ne va pas sans comporter un certain degré de clivage dans le fonctionnement de leur Moi dont l’analyste, devient le partenaire
[3] et se trouve placé d’emblée, à son insu, en position d’interagir.
Dans ces situations qui semblent ne pas être aussi rares qu’on pourrait le penser, à propos de cas dont les indications d’analyse avaient pourtant été posées avec des garanties suffisantes, l’issue pourrait venir d’un travail particulier de contre-transfert, qui va au-delà et en deçà d’une analyse, même attentive, de celui-ci. J’entends par là que l’analyste doit être en mesure, dans l’enfermement qui le guette, d’une dessaisie de l’emprise qu’il exerce sur lui-même, emprise comme double de celle qu’il subit. Je pense ici parallèlement à la mise en sens de manifestations agies à caractère moteur se signifiant par une attitude particulière – position du corps, intonation... ou, au contraire, silence obligé, comme le souligne A. Green dans
La folie privée. C’est le cas notamment de ces phrases qui viennent à l’analyste comme pour lui-même pendant une séance, qui font irruption sans préalable, sans projet interprétatif, comme s’il s’entendait parler-penser sans avoir à comprendre
hic et nunc le sens de ce qu’il dit. Elles signent alors le caractère inconscient du contre-transfert
[4]. C’est dans l’après-coup de ces paroles, seulement pensées ou formulées à la limite de l’audible, que l’agir prend une forme particulière, notamment lorsque le patient
paraît ne pas les entendre et qu’elles ne seront jamais mentionnées dans la suite de ses associations. Il s’établit alors cette « contrebande du contre-transfert » dont Jean Guillaumin a si bien parlé. Contre-transfert formulé en associations libres, à plus ou moins bas bruit, qui viennent parfois comme redoubler les associations du patient. Par le questionnement que l’analyste s’impose alors à lui-même se crée un écart
[5]. Un écart entre l’étrangeté de la situation (pourquoi est-ce que je m’entends dire cela ?) et une réflexion tendant à objectiver cette échappée du contre-transfert, qui permet à cette réflexion même objective un retour comme en tiers à la situation analytique et redonne au contre-transfert sa fonction structurante, c’est-à-dire qu’il puisse être à nouveau la preuve que les processus psychiques du patient atteignent bien l’analyste en tant qu’objet.
Ce jeu avec le cadre, qui laisse l’analyste seul dans l’attente
[6], n’est pas sans porter un certain degré de cruauté, renversement du sadisme imposé à l’enfant, qui ne peut utiliser l’objet (selon le sens donné par Winnicott) que lorsqu’il rencontre non une réponse ludique qui l’ancrerait dans la répétition, mais un écho porteur de symbolisation.
La faillite de la symbolisation primaire s’articule avec l’hypothèse que la brutalité avec laquelle les messages étaient parvenus à l’enfant, aussi bien de sa réalité externe que peut-être de sa réalité interne, faisait qu’ils n’avaient pu être intégrés à une activité personnelle de pensée, car ils avaient été l’objet d’une adhésion passive et d’une répétition à l’état brut. Ultérieurement ces messages ne pouvaient donc qu’être projetés dans des représentations réalistes, ce qui rendaient aléatoires leurs réactualisations dans la conduite de la cure.
Ce type de situation soulève de nombreux points, dont certains sont plus proches que d’autres de la clinique de la cure :
— le rôle de l’homosexualité inconsciente (ici chez un homme) que l’on peut appeler primaire ou plutôt indifférenciée, qui questionne sur son type et sur la façon dont elle infiltre le couple transféro - contre-transférentiel. À ce titre, il s’agit davantage, non pas tant d’une régression défensive dans un œdipe positif, encore que la notion de castration soit loin d’être absente, que d’une forme archa ïque qui, chez l’homme, concerne une mère phallique-narcissique toute puissante, mère qui porte la clé de l’investissement idéalisé de l’objet paternel primitif. Un auteur comme Thierry Bokanowski
[7] s’est très bien exprimé sur cette question. Je me réfère également à ce fragment du texte de Freud de 1914 :
« Lorsqu’on révèle à un patient ayant eu une existence mouvementée et un long passé de maladie la règle psychanalytique fondamentale, qu’on l’invite à raconter tout ce qu’il pense et qu’on attend de lui un vrai torrent d’informations, on l’entend souvent déclarer qu’il n’a rien à dire. Il reste silencieux et prétend ne penser à rien. Il ne s’agit là que de la répétition d’une attitude homosexuelle qui prend la forme d’une résistance contre l’apparition de ce souvenir. Tant qu’il poursuivra son traitement, il ne parviendra pas à se libérer de cette contrainte à la répétition ; l’on finit par comprendre que c’est là sa manière de se souvenir. » [8]
— La question du traumatisme, dont la notion reste souvent absente de l’anamnèse du sujet et qui n’intervient donc pas
a priori dans la décision d’entreprendre la cure, mais se déduit, la plupart du temps, de son déroulement. Encore faut-il distinguer, dans l’ordre de gravité
[9] :
- les traumatismes qui touchent la secondarisation, qui perturbent le fonctionnement du Moi, mais au niveau de l’articulation ICS-PCS. Ils mettent en jeu le refoulement, ménagent la représentation et la symbolisation qui est d’une certaine façon mise en attente. Ils concernent chez ce patient (que j’ai placé en toile de fond de ma contribution) la séduction paternelle qui avait sous-tendu pendant tout un temps une relation privilégiée au père, relation qui s’était interrompue brusquement, sans préalable ;
- les traumatismes précoces qui atteignent le narcissisme mais jouent sur la scène de la motion pulsionnelle. Leur intensité déborde les possibilités du sujet à représenter et à symboliser
[10]. C’est dans ces cas là que le clivage et la recherche d’un partenaire du Moi clivé sont un moyen de survie psychique (on peut penser ici aux nombreux travaux de Ferenczi). Clivage et agir répétitifs doivent être endurés, en deçà de leur valeur de résistance, comme une nécessité à l’atteinte (l’attente) narcissique et à l’expression de la temporalité psychique
[11]. Même si le transfert n’est alors qu’un fragment de répétition, comme la répétition tient lieu de transfert, l’agir joue le rôle de remémoration d’un passé oublié, la difficulté pouvant également provenir du fait que la répétition agie peut s’exercer hors du champ de l’analyse, hors de portée de l’interprétation. Dans ces cas que l’on peut qualifier de limites, le contre-transfert, dans son expression la plus proche de la topique ICS-PCS de l’analyste, peut espérer remplir le creux de la non-trace ou, si l’on préfère, être comme le substitut du manque d’investissement hallucinatoire (tel ce patient qui ne pouvait associer librement pendant les séances mais s’endormait, disait qu’il rêvait, mais qu’il n’avait rien à dire de ce dont il rêvait). L’espoir est alors qu’un investissement hallucinatoire puisse s’inscrire secondairement.
L’agir, lorsqu’il est limité et peut être détecté, est susceptible d’apporter au processus son quantum de sens et de symbolisation. Il est par contre une situation à risque lorsqu’il tend à s’externaliser du site analytique, sans s’en dissocier cependant, mais comme une nécessité, un préalable à créer de l’intrapsychique. C’est dans ce cas que le caractère inconscient du contre-transfert est mis à l’épreuve dans son expression spontanée qui peut parfois emprunter elle-même les voies de l’agir.
[1]
A. Green aborde cette question dans Le langage dans la psychanalyse, in
Langages, Paris, Les Belles Lettres, 1984. Reprise dans La crise de l’entendement psychanalytique,
in Courants de la psychanalyse contemporaine,
RFP, numéro hors série, Paris, PUF, 2001.
[2]
Expression qui rejoint par certains côtés le collapsus de la topique interne décrit par Claude Janin.
[3]
J. Guillaumin (1991), Le Moi clivé et son partenaire, in
Psychologie médicale, vol. 23, n
o 4, Paris, SPEI médical (repris dans
Transfert - Contre-transfert, Bordeaux, L’esprit du temps, 1998).
[4]
L. de Urtubey (1994), Le travail de contre-transfert, in
Revue française de psychanalyse, 1994, t. LVIII, numéro spécial congrès. On doit à cet auteur d’avoir souligné dans différents écrits sa conception totale du contre-transfert et le rôle fondamental de celui-ci dans le travail analytique.
[5]
J.-L. Donnet (1995), Sur la situation analytique, in
Le divan bien tempéré, Paris, PUF, « Le Fil rouge », 1995.
[6]
Qui inverse « la capacité d’être seul au sein du cadre » comme l’évoque R. Roussillon reprenant en la prolongeant la formule winnicottienne très connue, in
Logiques et archéologiques du cadre psychanalytique, Paris, PUF, « Le Fil rouge », 1995.
[7]
Th. Bokanowski (2001), Transferts homosexuels, intervention au colloque
Névroses et violences transférentielles, 9
e salon international « Psychiatrie et système nerveux central », Paris, 15 novembre 2001.
[8]
S. Freud (1914), Remémoration, répétition et élaboration, in
La technique psychanalytique, trad. A. Berman, Paris, PUF, 1970.
[9]
Th. Bokanowski, Traumatisme, traumatique, trauma, in
Revue française de psychanalyse, n
o 3, 2002.
[10]
On peut se référer au texte Traumatismes, in
Actualités psychosomatiques, n
o 3/2000, AGEPSO, entre autres aux contributions de R. Roussillon (Traumatismes et liaisons primaires non symboliques), J. Press (Traumatisme et mécanismes de défense), Th. Bokanowski (Regards sur le traumatisme en psychanalyse : une perspective historique).
[11]
A. Green (2000),
La diachronie en psychanalyse et
Le temps éclaté, Paris, Éditions de Minuit.