Revue française de psychanalyse
P.U.F.

I.S.B.N.2130526527
250 pages

p. 1845 à 1851
doi: 10.3917/rfp.665.1845

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Culture et désintrication

Volume 66 2002/5

2002 Revue française de psychanalyse Culture et désintrication

Malaise dans la civilisation et désintrication pulsionnelle

Gilbert Diatkine 48, boulevard Beaumarchais 75011 Paris
Denys Ribas explique le fanatisme et les exterminations de masse par la désintrication pulsionnelle, le rôle du Moi-Idéal, conçu comme identification adhésive à l’idéal du moi, l’action du leader, et les défauts de l’identification primaire à la mère. Chacun de ces points est discuté.Mots-clés : Fanatisme, Extermination de masse, Identification adhésive, Pulsion de mort. SummaryDenys Ribas explains mass fanaticism and extermination with reference to drive defusion, the role of the Ideal-Ego, conceived as an adhesive identification with the ego ideal, the action of the leader, and defects in primary identification with the mother. Each of these points is discussed.Keywords : Fanaticism, Mass extermination, Adhesive identification, Death drive. Denys Ribas erklärt den Fanatismus und die Massenexterminationen anhand der Triebentmischung, die Rolle des Ideal-Ich, als klebende Identifizierung mit dem Ichideal, die Aktion des Leader, sowie auch die Mängel der primären Mutteridentifizierung. Jeder dieser Punkte wird diskutiert.Schlagwörter : Fanatismus, Massenextermination, Klebende Identifizierung, Todestrieb. Denys Ribas explica el fanatismo y las exterminaciones de masa por la defusión pulsional, el papel del Yo-Ideal, concebido como identificación adhesiva al ideal del yo, la acción del líder, y los fallos de la identificación primaria con la madre. Se discuten cada uno de los puntos.Palabras claves : Fanatismo, Exterminación de masa, Identificación adhesiva, Pulsión de muerte. Denys Ribas spiega il fanatismo e gli stermini di massa con la disintricazione pulsionale, col ruolo dell’Io-ideale concepito come identificazione adesiva all’ideale dell’io, all’azione del leader ed ai difetti d’identificazione primaria con la madre. Vengono discussi tutti questi punti.Parole chiave : Fanatismo, Sterminio di massa, Identificazione adesiva, Pulsione di morte.
Le rapport de Denys Ribas [1], consacré pour l’essentiel à l’autisme infantile, se termine par l’exposé d’un ensemble cohérent d’hypothèses quant au fanatisme et à l’extermination de masse. Ribas a exposé plus longuement ses idées à ce sujet dans son travail de 1999 sur les sectes [2] :
1 / Le fanatisme [3] et les exterminations de masse [4] font partie des faits dans lesquels la désintrication pulsionnelle joue un rôle important. Les événements qui ont précédé le Congrès semblent avoir justifié ce point de vue dans l’actualité : si on voulait faire comprendre ce que pourrait être la pulsion de mort désintriquée, on ne pourrait choisir une image plus parlante que celle de la collision volontaire avec les tours du World Trade Center des deux avions de ligne conduits par des candidats au suicide. De même, il est tentant d’expliquer par la désintrication pulsionnelle le vote de près de 20 % de nos compatriotes pour un candidat raciste et xénophobe au premier tour des élections présidentielles en France, un pays riche, où la population jouit d’un bon niveau d’éducation, et possède une conscience historique élevée.
2 / La nouveauté de la réflexion de Ribas est qu’elle s’interroge sur la pulsion de vie désintriquée [5], ce que peu d’auteurs ont fait avant lui [6]. Question paradoxale, car la pulsion de vie est liaison. Comment peut-elle être « désintriquée » ? Et pourtant l’identification adhésive, « investissement en collage absolu qui permet un éprouvé d’existence mais fait que la séparation devient arrachement d’une part de soi-même, et perte du sentiment d’être, donne bien l’idée d’une telle “pulsion de vie pure” » [7]. L’idée d’une « pulsion de vie pure » dérive peut-être de ce qu’écrit Winnicott du « féminin pur », clivé du masculin, et porteur du sentiment d’ « être » [8], dans un travail attentivement étudié par Denys Ribas.
3 / Cette compréhension originale de l’identification adhésive débouche sur une nouvelle conception du « Moi-Idéal ». Comme la plupart des membres de la SPP, Denys Ribas oppose clairement « Moi-Idéal » et « Idéal du Moi ». Mais pour lui, le Moi-Idéal repose sur une identification adhésive du moi avec son idéal [9], et par conséquent sur la pulsion de vie désintriquée.
4 / Cette conception particulière du Moi-Idéal est à l’origine d’une explication nouvelle des exterminations de masse : pour le fanatique, parce que son Moi-Idéal repose sur une identification adhésive à l’idéal incarné par le leader, tout écart par rapport à cet idéal est une menace mortelle d’arrachement : « Toute séparation, donc toute distance qui permettrait la critique, est mortelle pour l’identité archa ïque ainsi recréée... le collage au leader – au Führer – ou à la croyance devient alors... vital. » [10] « Le suicide collectif, ou l’extermination d’une collectivité... convoquent une désintrication dans la fusion régressive dans une entité psychique en deçà des lois et des limites individuelles. » [11] Cette organisation singulière du narcissisme du fanatique peut avoir deux origines : ou bien il avait déjà un Moi-Idéal au lieu d’un idéal du moi avant toute adhésion à un groupe, pour des raisons tenant à son histoire personnelle ; ou bien il avait un idéal du moi, mais celui-ci a régressé au Moi-Idéal au cours d’un phénomène collectif [12].
5 / Dans ce dernier cas, c’est le leader qui est à l’origine de la régression. Le leader qui pousse ses disciples au suicide ou au massacre le fait, d’une part par envie de l’amour maternel, et d’autre part, pour « exporter la désintrication pulsionnelle » dont il est le siège [13]. Les méthodes employées pour provoquer « la désintrication sont l’attaque des liens, et la destruction des objets d’amour, par l’humiliation narcissique et l’impossibilité d’une mise en sens » [14].
6 / À l’inverse, l’intrication pulsionnelle repose sur une fonction de l’objet maternel dont Ribas rappelle qu’on en a donné diverses descriptions : fonction α (Bion) [15], instinct maternel (Fain) [16], medium malléable (Roussillon) [17], « peau psychique » combinant le mamelon dans la bouche associé au holding (E. Bick), « féminin pur » (Winnicott) [18]. Selon Ribas, « on peut fédérer dans le registre de l’identification primaire à la mère... ces diverses propositions de la naissance psychique de l’être humain ». Ribas « laisse de côté » le fait que Freud dit que c’est « une identification au père ». (Plus loin il dira que le père peut jouer dans les faits un rôle « maternel ».) [19] La « mère intricante, intriguante », ramasse les différents points de vue sur l’objet intégrateur [20].
Reprenons les termes de cette argumentation :
1 / Peut-on vraiment dire que c’est la pulsion de mort désintriquée qui agit dans les massacres et les suicides collectifs ? On a souvent remarqué que, dans Malaise, Freud ne mentionne pas la pulsion de mort, mais « un instinct agressif, spécial et autonome », l’instinct d’agression [21], qui constitue l’ « entrave la plus redoutable de la civilisation » [22]. Peut-on ramener cet instinct agressif à la pulsion de mort, en s’appuyant, comme le fait Melanie Klein, sur le passage du Problème économique du masochisme dans lequel Freud fait de l’agressivité la déflexion de la pulsion de mort agissant à l’intérieur de l’organisme [23] ? En toute rigueur, non, car Freud, dans le passage en question, présente au contraire « la pulsion de destruction, pulsion d’emprise, volonté de puissance » comme résultat de la liaison de la pulsion de mort par la libido. Il faut de la libido pour ourdir un complot aussi démoniaque que la destruction des tours du World Trade Center, et même un personnage sinistrement opératoire comme Eichmann a dû investir libidinalement certains aspects de son travail organisationnel. Mais il serait absurde de ne pas suivre Denys Ribas et André Green [24], quand ceux-ci voient dans ces horreurs, sinon une désintrication complète, du moins un haut degré de désintrication.
2 / Bien que Denys Ribas prenne soin de nous prévenir que « comprendre ne nous permet pas de conserver l’illusion que rien de commun n’existe entre certains monstres et nous » [25], la distinction tranchée entre sujets à Moi-Idéal et sujets à idéal du moi amène inévitablement à donner le sentiment rassurant que « nous », qui avons un idéal du moi, sommes vaccinés contre le racisme et le fanatisme, à la différence des « autres » qui n’ont qu’un Moi-Idéal. En effet, Denys Ribas n’envisage que deux possibilités : ou bien les membres d’une foule génocidaire sont déjà, pour des raisons qui tiennent à leur histoire personnelle, des sujets dépourvus d’idéal du moi, et dotés seulement d’un Moi-Idéal. Ou bien ils sont entrés dans la foule avec un idéal du moi, mais le leader les a fait régresser pour exporter en eux sa propre désintrication pulsionnelle. Dans ce cas, c’est la pathologie narcissique du leader qu’il faut interroger. Mais outre que cette dichotomie protectrice reproduit précisément le racisme qu’il s’agit d’exorciser, elle n’explique pas pourquoi les membres d’une foule sont incapables de résister à l’influence du leader. Or c’est un des phénomènes les plus angoissants de l’extermination que n’importe quel citoyen ordinaire soit capable de devenir un bourreau dans certaines conditions, y compris quand aucun leader n’exploite à son profit « le narcissisme des petites différences ». Mon hypothèse est que le leader ne peut exercer cette influence que parce qu’un Moi-Idéal existe, au moins d’une manière labile, chez chacun de nous. Nous pouvons tous dénier provisoirement cette triste réalité qu’un écart considérable nous sépare de notre idéal du moi, et donc penser la plupart du temps que notre moi est un Moi-Idéal ; c’est ce Moi-Idéal qui nous protège de la dépression. Nous disposons de nombreux moyens pour construire ce Moi-Idéal, comme l’appartenance à un groupe, l’état amoureux, ou la contemplation de notre image idéalisée dans le miroir. Nous avons l’habitude de ne parler de Moi-Idéal qu’à propos de certains sujets qui ont trouvé des manières parfois raffinées et parfois très grossières de parvenir au même résultat. Mais ces cas pathologiques ne différent du commun que par des facteurs économiques, et non par la structure. Dans tous les cas, il est impossible de décrire un Moi-Idéal, même pathologiquement hypertrophié, sans mentionner un idéal du moi, au moins virtuel. C’est bien ce que fait Ribas quand il suppose que dans le Moi-Idéal, le moi est en identification adhésive avec son idéal.
3 / Il est incontestable que la personnalité du leader joue un rôle décisif dans la survenue des massacres collectifs. La psychopathologie des tyrans n’a pas fini de nous fasciner depuis Suetone. Il est également vrai que les méthodes employées, comme l’alternance de terreur et de séduction, dans le lavage de cerveau, ou dans les interrogatoires policiers, évoquent fortement un effort délibéré pour provoquer la désintrication chez la victime.
Toutefois, le caractère le plus effrayant des massacres inter-collectifs est que souvent ils résultent de l’exploitation d’une haine spontanée, mise seulement secondairement à profit par les leaders pour assouvir leurs ambitions ou leur sadisme personnels. Dès que deux collectivités que séparent des « petites différences » sont au contact l’une de l’autre, la désintrication semble se produire toute seule. Comment cela est-il possible ? Denys Ribas rappelle en passant une idée de Freud qu’il accepte sans la discuter, ni la développer, et qui me semble pouvoir être éclairante. Il rappelle l’ « assertion si vraie » de Freud que l’ « identification – au père – dans la genèse du surmoi implique une désintrication » [26]. Dans Le moi et le ça, Freud montre en effet que le remplacement du désir par le père par une identification secondaire à celui-ci « se produit par l’intermédiaire du moi qui commence par transformer la libido d’objet sexuelle en libido narcissique », et que cette transformation s’accompagne nécessairement d’une « défusion des différentes pulsions fondues ensemble », parce qu’elle ne porte que sur la libido, et non sur la pulsion agressive. Qui plus est, une telle désintrication des pulsions doit se produire toutes les fois qu’il y a une désexualisation, donc non seulement dans toute identification secondaire, y compris celle qui donne naissance au surmoi, mais même dans toute sublimation [27]. Freud a repris cette idée dans Le problème économique du masochisme [28]. Si toute identification et toute sublimation s’accompagnent d’une défusion pulsionnelle, on comprend mieux non seulement le sadisme du surmoi, mais aussi beaucoup de conduites agressives énigmatiques au cours des apprentissages et de la création artistique. En un mot, si l’idée de Freud était juste, tout groupe serait porteur d’une menace de désintrication pulsionnelle, puisque tous les membres du groupe s’identifient au leader ou à l’idéal du groupe, et que toute identification s’accompagne de désintrication.
Mais l’idée de Freud est-elle juste ? Pourquoi la désexualisation d’une pulsion s’accompagnerait-t-elle forcément d’une désintrication ? Et si Freud n’avait eu cette idée que parce que le modèle produit dans Le moi et le ça reprend, en le généralisant, celui de Deuil et mélancolie ? Dans la mélancolie, comme dans la constitution du surmoi, un choix d’objet est remplacé par une identification, mais la pulsion de mort est donnée au départ. C’est elle qu’il s’agit d’expliquer. Dans l’identification secondaire, qui est construite sur le même modèle, avec cette différence que l’ « ombre de l’objet tombée sur le moi », est remplacée par l’ « érection de l’objet dans le moi » [29], la pulsion de mort ne serait plus visible, mais on la retrouverait dirigée du surmoi vers le moi. Comme l’a rappelé Jean-Luc Donnet au cours d’une discussion au séminaire de Michèle Perron-Borelli, la question devient alors de savoir pourquoi toute identification n’est pas mélancolique.
Paul Denis propose une hypothèse séduisante qui permet de couper court à cette discussion métapsychologique difficile : il abandonne l’idée de la pulsion de mort et de la désintrication pulsionnelle, et suppose que dans le changement de but de la pulsion, le « formant satisfaction » et le « formant emprise » de celle-ci coopèrent. Même l’extermination de masse et le fanatisme pourraient se comprendre dans les termes de cette hypothèse comme des manifestations de cette forme extrême de la pulsion d’emprise que Paul Denis appelle, suivant Jean Gillibert [30], la « folie d’emprise » [31]. Qu’il y ait un désir d’emprise dans les formes les plus extrêmes de violence, cela ne fait guère de doute. Terrorisme d’état et terrorisme individuel se rejoignent en ceci que le respect qu’ils inspirent est directement proportionnel au nombre des victimes de leurs crimes. Mais même si cette dimension d’emprise est indéniable dans les cas les plus absurdes de massacres collectifs, elle ne peut rendre compte à elle seule de la singularité de ces machines de mort qui semblent à partir d’un certain point ne plus tourner que mues par la passion de la destruction.
C’est pourquoi il me semble que les hypothèses de Freud sur la désintrication pulsionnelle restent les seules à commencer à rendre compte du développement spontané du racisme et de la xénophobie, en dehors de toute manipulation par le leader.
4 / Denys Ribas montre à juste titre que toutes les hypothèses avancées pour décrire la fonction intégratrice de l’objet se ramènent à l’identification primaire. Le manque de place explique sans doute qu’il donne à tort le sentiment de considérer toutes ces hypothèses comme équivalentes. En fait, comme le terme de « fonction α » proposé par Bion l’implique, il s’agit d’une fonction qui reste encore en grande partie inconnue. Chaque auteur qui a travaillé sur le sujet a proposé des hypothèses qui n’éclairent qu’un aspect partiel de cette fonction. Certaines sont incompatibles entre elles. Par exemple l’idée de Winnicott sur le féminin pur, indemne de toute motion pulsionnelle, est incompatible avec celle de Fain et Braunschweig sur la censure de l’amante, qui met au contraire l’accent sur le conflit entre les pulsions de la mère et sa fonction maternelle. Ribas laisse de côté le fait que Freud écrive que l’identification primaire se fasse au père. Il me semble au contraire important de remarquer que la mère (ou ce qui en tient lieu) désigne le père (ou ce qui en tient lieu) comme idéal à l’enfant dès les premières minutes, et que cette identification proposée à l’enfant soit bien distinguée des autres identifications précoces que l’enfant est amené à faire à sa mère (ou à ce qui en tient lieu). Mon hypothèse est que cette identification primaire au père imaginaire est ce qui met en marche l’unification des divers idéaux auquel le sujet va devoir essayer de satisfaire tout au long de sa vie.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Denis P. (1997), Emprise et satisfaction. Les deux formants de la pulsion, Paris, PUF, 1997.
·  Ribas D. (1999), Un sectaire mortifère, in P. Denis et J. Schaeffer (eds.), Sectes, Paris, PUF, « Débats de psychanalyse ».
·  Ribas D. (2002), Chronique de l’intrication et de la désintrication pulsionnelle, RFP, no 5, 2002, p. 1689-1770.
·  Rosenberg B. (1991), Masochisme mortifère et masochisme gardien de la vie, Paris, PUF, « Monographies de la RFP ».
·  Winnicott D. W. (1971), La créativité et ses origines, trad. franç. Cl. Monod et J..B. Pontalis, in Jeu et réalité, Paris, Gallimard, 1975.
 
NOTES
 
[1]Denys Ribas (2002), Chronique de l’intrication et de la désintrication pulsionnelle, in RFP 5/2002, 1689-1770.
[2] D. Ribas (1999), Un sectaire mortifère, in P. Denis et J. Schaeffer (ed.), Sectes, Paris, PUF, coll. « Débats de psychanalyse », p. 138. (Dans la suite je mentionnerai cet article sous le nom de « Sectes ».)
[3] Chronique, p. 208.
[4] Chronique, p. 210.
[5] « Le fanatique... me semble, en effet, en identification adhésive avec son idéal, qu’il convient dès lors, comme cela a été souligné, de considérer comme un Moi-Idéal, et non comme un idéal du moi » (D. Ribas, Chronique, p. 143).
[6] Benno Rosenberg parle de l’excitation insupportable qui proviendrait d’une libido désintriquée (Masochisme mortifère et masochisme gardien de la vie, p. 130).
[7] D. Ribas, Chronique, p. 161.
[8] Mais le « féminin pur » de Winnicott ne comporte « aucune motion pulsionnelle » (Winnicott, La créativité et son origine, p. 111).
[9] Le « Moi-Idéal », « adhésif et désintriqué, donc éternel et pur, auquel on peut être identifié totalement avec tous les risques du fanatisme », s’oppose à l’ « idéal du moi » (Denys Ribas, Chronique, p. 206).
[10] D. Ribas (1999), Un sectaire mortifère, Sectes, 1999, p. 139.
[11] D. Ribas, Chronique, p. 208.
[12] Ibid.
[13] D. Ribas (1999), Sectes, p. 142-144.
[14] D. Ribas, Chronique, p. 210.
[15] D. Ribas, Chronique, p. 168.
[16] D. Ribas, Chronique, p. 153.
[17] D. Ribas, Chronique, p. 174.
[18] D. Ribas, Chronique, p. 182.
[19] D. Ribas, Chronique, p. 180.
[20] D. Ribas, Chronique, p. 184.
[21] D. Ribas, Chronique, p. 55.
[22] Freud (1929), p. 59.
[23] « La libido rencontre dans les êtres vivants (pluricellulaires) la pulsion de mort ou de destruction qui y règne et qui voudrait mettre en pièces cet être cellulaire et amener chaque organisme élémentaire à l’état de stabilité organique (même si celle-ci n’est que relative). La libido a pour tâche de rendre inoffensive cette pulsion destructrice et elle s’en acquitte en dérivant cette pulsion en grande partie vers l’extérieur, bientôt avec l’aide d’un système organique particulier, la musculature, et en la dirigeant contre les objets du monde extérieur. Elle se nommerait alors pulsion de destruction, pulsion d’emprise, volonté de puissance » (Le problème économique du masochisme, p. 291).
[24] A. Green, La mort dans la vie, in La pensée clinique, p. 326.
[25] D. Ribas, Sectes, p. 135.
[26] D. Ribas, Chronique, p. 139.
[27] « La transposition de la libido d’objet en libido narcissique, qui se produit ici, comporte manifestement un abandon des buts sexuels, une désexualisation, donc une espèce de sublimation. Et même une question surgit qui mérite d’être traitée à fond : n’est-ce pas là la voie générale de la sublimation, toute sublimation ne se produit-elle pas par l’intermédiaire du moi qui commence par transformer la libido d’objet sexuelle en libido narcissique pour lui assigner éventuellement un autre but ? Cette transformation ne peut-elle pas avoir pour conséquence d’autres destins pulsionnels, par exemple entraîner une défusion des différentes pulsions fondues ensemble ? Nous y reviendrons plus loin » (Freud, Le Moi et le Ça, p. 242).
[28] Freud, Le problème économique du masochisme, p. 294.
[29] Freud, Le Moi et le Ça, p. 240.
[30] J. Gillibert (1982), De l’objet pulsionnel de la pulsion d’emprise, Rev. française de psychanalyse, 6/1982, 1211-1243.
[31] P. Denis, Emprise et satisfaction, p. 119.
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