2002
Revue française de psychosomatique
Note de lecture
Le psychanalyste pendant la séance de Patrick Miller [*]
Claire Rueff-Escoubès
34 boulevard Ornano Paris 75018
Attention : beau livre. Le livre que nombre d’entre nous aurait
aimé écrire, tant il dit bien tout haut ce que nous vivons tout bas. Livre
audacieux, inventif, libre, en même temps que solide par ses références
nombreuses à plusieurs penseurs de la psychanalyse : Freud, Winnicott et
Piera Aulagnier très largement, Ferenczi, Lacan, Micheline Enriquez.
Livre qui, en verbalisant avec simplicité et subtilité l’indicible de nos
éprouvés en séance, rejoint dans un mouvement conjoint notre part d’intime, d’obscur, de solitude, et l’expérience pour autant commune de notre
profession, ainsi davantage communicable en son propre cercle comme en
son extérieur. Livre dont la lecture sollicite la créativité du lecteur et aussi
sa subjectivité, comme en témoigne peut-être déjà la tonalité de ce compte
rendu. Livre de frontières et de confrontations entre des espaces fondamentaux de la vie psychique et leur complexité : féminité-masculinité;
corps-psyché; haine-amour; destruction-(re) création; ressentireprésenté (verbalisé); douleur-extase; etc.; frontières et confrontations
abordées de façon personnelle, vivante, « engagée », qui sollicite notre
propre participation à l’image de la rencontre avec une œuvre d’art, lorsqu’on accepte, pour notre bonheur, de se laisser « embarquer » par elle.
Livre actuel enfin, en ceci qu’il explore les nouvelles disponibilités,
risques et richesses que nos patients d’aujourd’hui exigent en sollicitant
notre inventivité, en particulier en redonnant au corps une place trop
longtemps négligée, sans que soit néanmoins quitté le double fil conducteur du cadre et de nos limites, ici constamment présent.
Pour autant ce livre n’est heureusement pas « parfait », sa construction entre autres peut dérouter, car si nous embarquons de plein gré à
bord des premiers et principaux chapitres, la violence des derniers,
bien qu’extrêmement riches en particulier pour des analystes psycho-somaticiens, peut nous laisser sur un sable franchement brûlant. Les
analyses de Patrick Miller, toujours argumentées, ne sont pas nécessairement toujours les nôtres, mais la qualité (je dirai même l’honnêteté)
de sa pensée et la clarté de son écriture positionnent constamment l’auteur comme un interlocuteur de « valeur », avec qui nous avons envie de
dialoguer.
Trois parties : les deux premières centrées sur l’analyste au cœur de
son être au travail (« Métapsychologie de l’analyste en séance » et « Devenir psychanalyste, une tâche interminable »), la troisième propre donc à
aiguillonner plus spécifiquement la réflexion des psychosomaticiens (« Du
corps à l’œuvre, trajectoires de la douleur »).
L’ensemble s’ouvre par un prologue,
Personne de l’analyste, qui
donne d’entrée de jeu le ton du travail de l’auteur et sa capacité à
entraîner l’identification du lecteur : il va directement et « subjectivement » au cœur de l’expérience incomparable de l’analyste en séance,
avec sa démesure et ses limites, sans langue de bois ni banalités; ce faisant, il ose s’aventurer dans l’éprouvé d’affects souvent méconnus, tout
en s’appuyant solidement sur les bases telles que Freud les a énoncées
au fur et à mesure de ses découvertes ainsi, en particulier, que sur un
des
Écrits fort bien choisi de Lacan. Mise en perspective utile à rappeler : mettre au jour les différentes facettes (mégalomanie, terreurs,
effrois, illusions) des mouvements internes et intenses qui animent l’analyste pendant la séance, contribue (entre autres) à alléger
la tentation
d’emprise, toujours présente, sur le fonctionnement des patients : mieux
se connaître libère du besoin de trop connaître l’autre
[1]. Conclusion
audacieuse de cette entrée en matière : « Tous les phénomènes psychiques qui contribuent au processus analytique ne sont pas réductibles
au seul phénomène du transfert », position développée plus avant dans
le cours de l’ouvrage.
MÉTAPSYCHOLOGIE DE L’ANALYSTE EN SÉANCE
La texture psychique
Comment se fabrique et se construit notre matière psychique et, partant, comment, à notre « contact » et via le repérage de nos mouvements
internes (notre contre-transfert) impulsés par ceux de nos patients, per-mettons-nous (ou non) que se construise, se libère ou s’aliène celle de nos
patients ? C’est toute la question de l’identité et des identifications que
pose ici l’auteur, celle de la séparation et de la sexuation, en privilégiant
la dimension du féminin et du masculin (« en rapport dès l’origine avec
la constitution de la psyché, de la personne et de l’identité ») en tant que
moteur et butée préalables au tissage de la matière psychique humaine.
De beaux exemples littéraires (dont Barbe-Bleue, solitude et mélancolie
de l’homme que pourrait « réchauffer » la femme, à condition qu’elle
accepte de ne pas détruire l’intimité de cet homme en envahissant son
espace intérieur) et cliniques (dont une superbe séquence d’analyse avec
Winnicott qui montre en situation la capacité de ce dernier à reprendre
à son compte la « folie » de son patient doutant de son identité sexuelle)
illustrent sensiblement cette approche difficile des expériences précoces
« qui précèdent le moment, mythique, de l’identification primaire » et
continueront « à influencer toute la vie sur les possibilités ultérieures de
l’organisation de la psyché ». Je regrette un peu que les exemples mêlent
ici structures névrotiques et psychotiques, tant les enjeux dans l’analyse
impliquent temporairement des registres différents, de part et d’autre du
divan-fauteuil. Le chapitre se termine sur l’évocation, ici assez tragique,
des limites du génie de Melanie Klein, la « beauté noire »: l’analyse de
son propre fils, qui n’y survivra pas, choix soutenu, semble-t-il, par
Ferenczi, l’analyste de Melanie.
La jeune fille et la mort
À partir de cet intitulé poétique, Patrick Miller développe une analyse métapsychologique rigoureuse des concepts déjà introduits de neutralité et d’attention flottante, interdépendants et spécifiques de la
position de l’analyste. Au travers d’un maillage serré des conceptions de
Freud et de Winnicott, l’auteur fait travailler ces positions internes
autour des pôles de l’activité (« masculine ») et de la passivité (« féminine »), selon la première et la deuxième topique. Il explore ce faisant les
contradictions d’un Freud « analyste actif » (ainsi pourrait-il se désigner
lui-même, en accord avec son moi, comme l’est toujours selon Freud la
virilité chez un homme) mais léguant une méthode telle que « les modifications topiques, économiques et dynamiques induites chez l’analyste
par la neutralité et l’écoute flottante ne sont pas en accord avec le moi »
et se situent clairement sur le versant de la féminité.
À l’image de « La jeune fille et la mort »
[2], l’analyste et l’analyse sont
porteurs de la double valence de la vie (la libération de l’énergie psychique) et de la mort (la déliaison).
Via la neutralité (
contenant, proche
d’un pare-excitations, « suspendant provisoirement l’esclavage de la
quantité » pour le patient), « c’est le moi de l’analyste qui accepte transitoirement de se modifier afin d’éviter les répétitions traumatiques
induites transférentiellement (...) La métabolisation psychique de cette
exigence de suspens (...) n’est pas sans conséquences sur l’économie globale de l’analyste » favorisant à travers le « trouver-retrouver » la passivité d’où peut naître « la préoccupation maternelle primaire » chère à
Winnicott… (et à Pierre Marty, ajouterons-nous), « maladie » propre à la
mère et à l’analyste. Le refus de la féminité par contre (qui se transforme
alors en activisme réparateur), expression de la peur de la dépendance
absolue, ne permettrait pas à l’analyste sa double et nécessaire identification à la mère et au père, garant de la réalité. Ici le psychosomaticien
aimerait confronter ces théorisations avec les conceptualisations de Michel
Fain et de Denise Braunschweig autour de la « censure de l’amante », la
féminité de la mère devenant condition de la séparation-individuation de
l’enfant, comme plus tard du patient. De même le champ psychosomatique nous entraîne à évoquer des développements sur passivité et régression dont il serait passionnant de pouvoir débattre avec l’auteur.
DEVENIR PSYCHANALYSTE, UNE TÂCHE INTERMINABLE
Nous sommes ici au cœur de l’ouvrage. Chacun des chapitres touche
au vif de « l’être de l’analyste », dans sa pratique comme au cours de sa
formation
[3].
Comment, à l’instar du « malaise dans la civilisation », faire travailler
le concept, approximatif autant qu’indispensable, de sublimation, dans
« le malaise dans le psychanalyste », ainsi que sa part de satisfaction substitutive masochiste (chap. 1)? Pourquoi choisit-on cette « activité contre
nature », voire « contre l’autoconservation », à quel fonctionnement particulier répond ce « choix singulier » qui conduit à « devenir psychanalyste » (chap. 2)? « Pourquoi tant de haine et de souffrance » dans les
rencontres propres à l’exercice de ce métier, comme l’a si frontalement
abordé Micheline Enriquez (chap. 3)? « L’être de l’analyste », tel que
Nacht le proposait comme moteur majeur de la cure, reste-t-il une référence actuelle, après la mise en pièces qu’en a faite Lacan ? Qu’est-ce qui
est en jeu dans ce « contact » qui nécessairement s’établit avec nos
patients (chap. 4)? Comment la qualité de « présence de l’analyste »
contribue-t-elle à « l’expérience d’être » que Winnicott a si génialement
théorisée et vécue avec ses patients ?
Toutes ces questions et bien d’autres, essentielles, abordées sans complaisance ni détours, sont posées ici à la fois « de l’intérieur », d’une
façon qui engage personnellement et courageusement l’auteur, en même
temps qu’elles interrogent l’ensemble de la profession et ses grandes
figures (leur génie et leurs limites)
[4], à l’horizon permanent de leur articulation à la métapsychologie.
Faute de pouvoir dans cette brève note de lecture reprendre chacun
des chapitres signalés, j’opte ici pour quelques citations-coups de cœur
arbitraires, dont le but reste évidemment de donner envie de découvrir
l’entier de ce livre qui parle si bien de nous.
- « Une part sublimée du sadisme de l’analyste se retrouve certainement dans l’acuité de ses intuitions et dans le tranchant de sa pensée,
dans ses écrits comme dans ses communications orales (…) Les ratés de
ce versant de la sublimation chez l’analyste prennent des formes multiples (...) et font souvent retour sous forme de manifestations caractérielles ou de narcissisme des petites différences dans les sociétés
analytiques » (chap. 1, « Malaise dans le psychanalyste »).
- « Certains moments d’une cure, souvent mutatifs, font éprouver à
l’analyste une qualité d’affect à laquelle le terme de plaisir ne suffit pas,
plaisir qui se nomme plutôt joie (...), liée à un moment de séparation où,
le sujet en analyse se déprend de la relation d’étayage sur le psychisme
de l’autre (...) Au lieu de déprimer l’analyste cela le réjouit tout en lui
donnant pleinement conscience de sa mortalité, de l’illusion de son omnipotence, de sa castration et de sa solitude qu’il accepte (...), il n’est ni
maître de la mort ni des processus de symbolisation (...) le détachement
et la perte narcissique contribuent ici à son enrichissement narcissique
de vie (...), les besoins narcissiques et les désirs sexuels de l’analyste
trouvant leurs objets de satisfaction ailleurs » (chap.1, id.).
- « Le sujet qui souhaite devenir analyste a connu dans la rencontre
analytique une forme d’expérience singulière et irremplaçable par toute
autre expérience humaine, et qui a certainement correspondu à une
attente “de toujours” (...), qui devient un des moteurs de l’analyse et
entre dans un rapport dynamique avec les défaillances de l’analyste
(...), trouvaille qui tient du paradoxe de l’objet créé-trouvé décrit par
Winnicott. (...) Le refus de « perdre ça » est bien autre chose que le refus
de laisser se dissoudre le transfert ou de s’identifier à (ou prendre la
place de) l’analyste ou à la fonction analysante de l’analyste. Ce qui est
recherché, c’est la capacité à se mettre dans un certain état en présence
d’un autre à qui l’on reconnaît et permet la possibilité d’atteindre ce même
état (...) état contre nature et vraisemblablement aussi contre l’autoconservation », état dont Patrick Miller développe les caractéristiques
et les conséquences sur le fonctionnement « personnel » de l’analyste
(chap. 2, « Devenir psychanalyste : les conséquences d’un choix
singulier »).
- « Tout ce que le patient éprouve du contact avec son analyste est-il
du côté des projections transférentielles ? Une partie est-elle du côté de
la perception de certains aspects de la réalité psychique de l’analyste ?»
La seule interprétation transférentielle qui ne tient pas compte des éléments perçus « peut devenir l’équivalent d’un déni de perception (...)
particulièrement dommageable lorsque l’analysant a été l’objet d’un tel
déni dans l’enfance, qui l’a conduit à désinvestir ses propres capacités de
pensée, de jugement, d’intuition » (chap. 5, « Présence de l’analyste »).
DU CORPS À L’ŒUVRE, TRAJECTOIRES DE LA DOULEUR
Comme son titre l’annonce, c’est évidemment la partie du livre qui
interrogera le plus directement les psychosomaticiens. Trois chapitres
riches de « matière humaine », tantôt via des cas cliniques (Juliette et
Damien, chap. 1), tantôt nous confrontant à des œuvres de création particulières, l’une dont l’objet est le corps, la douleur, la maladie et la mort
d’un homme, filmé par sa compagne (Sick, de Bob Flanagan, chap. 2),
l’autre la personne même d’un immense artiste, Francis Bacon, telle
qu’elle se donne à interpréter à travers son œuvre (chap. 3). Comme au
sein de l’intimité du Psychanalyste pendant la séance, Patrick Miller
continue de s’aventurer ici avec audace dans des zones à risques (chap.2
et 3), où nous ne regrettons pas de le suivre.
Une soif d’il y a si longtemps
Ce n’est pas un hasard si ce premier chapitre est déjà paru sous
forme d’article dans la
Revue française de psychosomatique
[5] (nous le
commenterons donc peu): l’auteur y fait travailler autour de deux cas
cliniques différentes approches théoriques (de la conversion hystérique
à la biologie, en passant bien sûr par celle de Pierre Marty et de son
école) d’une façon comme toujours non dogmatique, interrogative,
ouverte aux hypothèses multiples. C’est tout l’intérêt et la difficulté de ce
texte, à la fois « pointu », stimulant et… parfois « embrouillant ». Stimulant pour l’essentiel, en particulier du fait qu’un des sujets traités est
celui des
maladies auto-immunes (Juliette), l’un des plus actuels et des
plus complexes de la recherche en psychosomatique. Redisons-le : même
si nous ne sommes pas toujours en accord avec les propositions de
Patrick Miller, nous trouvons toujours de l’intérêt à être ses interlocuteurs.
La douleur, une thérapeutique de survie ?
« Cet homme, parallèlement aux traitements médicaux, s’est inventé
et infligé une cure de douleur pour se maintenir en vie. Il a aussi trouvé
une femme qui accepte de lui infliger inlassablement cette douleur dans
un jeu de haine qui maîtrise et tient en lisière l’expression de l’amour. »
Il fallait oser. La confrontation visuelle quasi en direct avec ce scénario d’un homme qui utilise toutes les ressources à sa disposition (dont
la douleur, jusqu’à l’extrême) pour retenir la vie, malgré une maladie
mortelle dont l’évolution est inexorable, est plus que bouleversante :
traumatisante. Et pourtant nous ne regrettons pas de ne pas avoir
détourné les yeux. Grâce au commentaire de Patrick Miller, si « juste »
de ton, de bonne distance, de respect pour son (ses) sujet (s), nous avons
l’occasion là d’affronter des questions analytiques de fond sur les rapports soma-psyché (en particulier sur la « psychisation » du corps via
l’objet et les liens instaurés), sur « l’objet » (sa nature, ses détournements, l’inventivité dont un être humain est capable pour le créerrecréer lorsqu’il a manqué à l’origine : objet-corps, objet-douleur, et
ajouterions-nous ici objet-maladie) et sur l’excitation, témoin et source
de vie, ou de mort, selon le terrain, les moments (« au-delà du principe
de plaisir »), le dosage (dont la fonction parfois vitale du sadomasochisme, comme nous le savons à l’IPSO ).
« La relation soma-psyché, vécue précocement dans le registre persécutif de la douleur, d’une douleur insensée et incontrôlable dans son
intensité et son effraction est organisée par la mise en scène (où les soins
maternels donnés par la femme sont figurés sous les traits de la haine et
de la persécution) comme une relation persécutive externe à la psyché et
contrôlée par elle. Ce n’est plus le psychisme qui est le lieu d’une douleur
insensée ni l’objet d’une haine persécutive, c’est le corps comme objet. »
Brutality of fact : la puissance de la peinture selon Francis Bacon
Nous échappons ici heureusement au « discours analytique sur un
l’artiste ». D’autant qu’il s’agit là d’une rencontre à trois : le peintre, son
interviewer (David Sylvester, auteur de In the Brutality of Fact) et
Patrick Miller face à ces entretiens. Il est clair aussi que l’œil de Patrick
Miller mêle intensément chez lui celui de l’homme, de l’analyste, de l’artiste, et que ce à quoi nous sommes conviés là, c’est une rencontre passionnée, dont la créativité nous « contamine ». Est-ce résumable ? Le
faut-il ?
Deux citations peut-être, telles que choisies par Patrick Miller : « La
violence de la peinture (...) a quelque chose à voir avec l’essai pour
recomposer la violence de la réalité elle-même. Par la violence de la réalité, je ne veux pas dire simplement la violence, mettons, d’une rose ou
d’autre chose de violent, mais c’est la violence des suggestions contenues
dans l’image et que seule la peinture peut transmettre », dit Bacon. Et
Winnicott (dont Miller rappelle qu’il « nous a familiarisés avec la nécessaire capacité à accepter le chaos et l’informe pour permettre à l’analy
sant d’attendre le moment juste, le moment où il trouvera seul et de
manière créatrice »): « Il faut que l’idée de la psychanalyse en tant
qu’art cède le pas peu à peu à une étude de l’adaptation de l’environnement par rapport aux régressions du malade. Mais tant que l’étude
scientifique de l’adaptation sera insuffisante, je suppose que les analystes
devront continuer à travailler en artistes. Il se peut que l’analyste soit un
bon artiste, mais comme je le dis souvent, quel malade désire être le
poème ou le tableau d’une autre personne ?»
Attention donc, à lire de toute urgence, mais le lecteur n’en sort pas
indemne.
[*]
Miller P. (2002),
Le psychanalyste pendant la séance, Paris, PUF, coll.« Epître ».
[1]
« L’analyste est d’autant moins sûr de son action qu’il est plus intéressé dans son être », déve-loppera-t-il dans la seconde partie.
[2]
Tirée par Freud des « Trois coffrets ».
[3]
Ce qui nous permet d’apprendre sous quelle forme se fait la formation au Quatrième groupe,
forme « transitionnelle » qui donne à réfléchir…
[4]
Notons au chapitre de « L’être de l’analyste » une remarquable approche critique de Lacan, de
ses positions théoriques et personnelles, approche documentée, raisonnée et lucide de ce destin particulier et de son évolution.
[5]
Revue française de psychosomatique, n° 12, Paris, PUF.
Les Directeurs de la publication : Claude Smadja, Gérard Szwec.