Revue française de psychosomatique
P.U.F.

I.S.B.N.2130557562
192 pages

p. 171 à 172
doi: 10.3917/rfps.029.0171

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Espace psychothérapie

no 29 2006/1

2006 Revue française de psychosomatique Espace psychothérapie

Avant-propos

André Green 9, avenue de l’Observatoire 75006 Paris
Christian Vasseur nous adresse ce texte concernant la législation sur la pratique des psychothérapies en France. Tout en lui laissant l’entière responsabilité des données dont il nous fait part et des justifications des positions politiques qu’il a été amené à prendre au nom de son institution, nous avons pensé que la valeur documentaire de cet article méritait qu’il soit connu des lecteurs de la Revue française de psychosomatique, à un moment où celle-ci aborde les relations entre la psychosomatique et la psychothérapie.
Ce travail a en effet l’avantage de nous faire suivre dans leur déroulement les positions politiques gouvernementales discutées ou adoptées, censurées, amendées, reformulées, etc. On sera sensible, à la lecture, au fait que l’évolution et les variations des positions politiques dépendent moins d’une information éclairée et désireuse de parvenir à une vision aussi fidèle que précise de la situation en la matière, que des effets de positions partisanes exprimées par des personnes trop souvent incompétentes ou qui n’ont apporté leur soutien qu’en se faisant les porte-voix des divers acteurs participant au débat. L’impression de désinformation prédomine souvent. La position des psychanalystes ne reflète aucun consensus ni aucune position faisant l’unanimité. La division du champ psychanalytique entre psychanalystes de diverses tendances est l’indice le plus frappant de ce que les décisions finales refléteront d’enjeux de pouvoir plus que de souci du bien public. La psychanalyse n’en sort pas grandie. Tant que certaines associations psychanalytiques refuseront de se faire identifier par leur allégeance à tel ou tel mouvement, se réclamant de tel ou tel auteur, nous resterons dans la confusion. Par exemple, en ce qui concerne les analystes lacaniens, l’école dite de la Cause freudienne regroupant les psychanalystes lacaniens millériens, devrait être distinguée des lacaniens de stricte obédience non millérienne et enfin des lacaniens partisans du dialogue (Société de psychanalyse freudienne). Pour le restant des associations psychanalytiques, l’ambiguïté est moindre car les distinctions sont aisées à faire et parlent d’elles-mêmes. La solution définitive qui émergera de ces débats devrait être fondée sur une information plus complète, plus claire, plus honnête. Espérons toujours.
© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis