Des cantonales à l’image des régionales
Pierre Martin
Les élections cantonales des 21 et 28 mars 2004 ont été marquées, comme les régionales organisées les mêmes jours, par un fort vote sanction contre le gouvernement Raffarin. Dans le cadre d’une participation électorale en redressement, le Parti socialiste a remporté une très nette victoire en voix et en sièges aux dépens de la droite UMP-UDF et aussi du Parti communiste. Il progresse également fortement en terme de présidences, en obtenant 41 (+ 12) sur les 95 de métropole, contre seulement 36 (– 10) à l’UMP. Le Front national a subi un léger recul par rapport à 1998 et n’obtient qu’un seul siège sur 1946 en jeu. Les Verts progressent par rapport à 1998, mais restent marginaux en termes de sièges. L’extrême gauche, qui avait fait un gros effort de présence, n’a obtenu que des résultats marginaux.
The 21st and 28th March 2004 district elections materialised voters’ disapproval of the Raffarin government, just as the regional elections did the same day. Benefiting from increasing participation, the Socialist Party greatly succeeded to the detriment of the right (UMP-UDF) and the Communist Party. It also gained 41 presidencies (+ 12) over 95, whereas the UMP only gained 36 (– 10). Compared to 1998, the National Front (Front National) shrunk back to 1 seat (out of 1946). Even if the Greens did better than in 1998, they still remain marginal. In spite of a better visibility, the extreme left gained only insignificant results.
• L’offre électorale et la campagne
• Les enjeux et les attentes des forces politiques
• Les résultats des 21 et 28 mars 2004
— Le Parti socialiste
— Le Parti communiste
— Les Verts
— Le PRG et le MRC
— L’extrême gauche
— La droite UMP-UDF-DVD
— L’extrême droite
• Explication des résultats dans chaque canton