Revue française de science politique
Presses de Sc. Po.

I.S.B.N.2724630149
184 pages

p. 534 à 538
doi: en cours

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Lectures critiques - Comptes rendus

Vol. 55 2005/3

PASQUIER (Romain) – La capacité politique des régions. Une comparaison France/Espagne. Préface d’Yves Mény. – Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004 (Res Publica). 227 p.

La région comme lieu d’affirmation de politiques constitue le fil directeur de nombreux travaux de sociologie et de science politique, aussi bien dans une perspective comparative [1] que dans le cadre français compte tenu de la jeunesse de l’institution [2]. Sur le plan politique, la décentralisation et la construction européenne ont placé les régions au cœur de l’action publique. Dans un même temps, le marché unique, la mondialisation et les performances de la Troisième Italie ont mis en évidence que les régions étaient des lieux de gouvernance. Mais, comme le souligne P. Le Galès [3], dans le vaste mouvement de recomposition de l’action publique et de perte de centralité de l’État, au niveau infranational, seules quelques villes et quelques régions sont susceptibles de s’imposer comme des espaces d’action et de régulation politique.
Dans cet ouvrage, qui est une version remaniée de sa thèse, Romain Pasquier examine précisément la variabilité du potentiel mobilisateur des régions en Europe. Il propose une analyse en termes de capacité politique, en prenant appui sur les travaux de C. Stone autour des régimes urbains [4].
L’intérêt de cet ouvrage est de proposer une grille de lecture solide autour du fait régional, en distinguant bien ce qui relève de cadres constitués progressivement dans le temps long et ce qui est plus contingent. Pour cela, l’auteur procède à partir d’une comparaison à deux niveaux : entre pays (France – Espagne), mais aussi entre régions (Bretagne, Centre, Galice et La Rioja). À partir de ce matériau empirique riche, il nous montre qu’une « capacité politique ne se résume [donc] pas à des ressources institutionnelles, mais induit la construction de formes de coopération entre des institutions et des acteurs divers autour d’un univers anticipé » (p. 28). La capacité politique est envisagée comme une forme particulière d’action collective, construite socialement et historiquement. Tout n’est pas cependant le fruit d’une histoire héritée et incorporée, le changement est possible, mais il prend davantage un caractère incrémental.
La capacité politique des régions dépend de deux variables : la construction de l’action collective au niveau régional (chapitre 1) et les relations centre-périphérie, à savoir les ressources institutionnelles dont disposent les régions (chapitre 2). La démonstration qui suit est convaincante et l’auteur montre comment cette capacité politique va pouvoir s’incarner dans la construction de dispositifs publics, aussi bien en interaction avec l’échelon européen (chapitre 3) qu’avec les gouvernements locaux mobilisés par l’intermédiaire des politiques territoriales (chapitre 4).
Le chapitre 1 propose une lecture socio-historique de la construction des « styles régionaux » et montre que l’espace régional n’est pas toujours perçu comme un espace de représentation légitime par les élites politiques. La capacité politique des régions renvoie à leur capacité à incarner l’intérêt régional, mais aussi à construire un espace de débat et de négociation porteur de sens pour les acteurs du territoire. Les styles régionaux sont particulièrement différenciés, y compris dans un même cadre institutionnel donné.
Dans le chapitre 2, R. Pasquier revient sur la manière dont la capacité politique des régions est structurée par l’État. Le niveau national structure cette capacité à trois niveaux : la dévolution des pouvoirs entre l’État et la région, le degré d’autonomie de l’espace politique régional et le mode de production de l’action publique entre administrations d’État et régions. À travers l’économie générale des deux décentralisations, il montre que toutes les régions ne sont pas à même de s’imposer comme porte-parole et médiateurs des intérêts régionaux (la Bretagne et le Centre sont présentés comme deux cas limites de la situation française, au même titre que La Galice et la Rioja pour l’Espagne).
Ainsi, la capacité d’action régionale résulte de la construction sociétale de la décentralisation et des dynamiques propres à chaque région.
Le chapitre 3 a pour ambition d’éclairer la question des relations entre l’Europe et les régions et aborde par là même l’articulation entre les différents niveaux d’action publique, car l’État n’est jamais totalement absent. L’Europe offre-t-elle un champ d’action supplémentaire aux régions, notamment par l’intermédiaire des fonds structurels ? L’Europe comme structure d’opportunités pour les régions est bien présente, mais toutes n’ont pas cependant les mêmes capacités d’y accéder. On l’aura compris, les cadres nationaux, mais aussi régionaux comptent : l’européanisation des politiques publiques ne se déroule pas de manière uniforme. Là, les régions espagnoles sont plus avancées que les régions françaises dans l’accès au niveau européen.
Le dernier chapitre interroge « la capacité de régulation d’une série de problèmes collectifs sur le territoire régional » (p. 161), à travers les politiques de développement territorial. Au-delà des similitudes d’objectifs et d’outils, ces dernières sont l’occasion d’une réappropriation de normes européennes et nationales dans le développement local. Romain Pasquier décrit précisément ce que peuvent être les arrangements multiniveaux dans le cadre européen. À partir du cas de trois des quatre régions (la Rioja n’étant qu’au début de ce processus), l’auteur examine l’émergence de nouveaux espaces d’action, créés par les États, à travers les pays et les comarcas. Il aborde la question du leadership territorial et montre comment les échelons directement menacés par ces espaces d’action publique – départements et provinces – tentent de les intégrer dans leur politique, tout comme l’État espagnol noue des alliances avec les municipalités pour limiter la puissance des communautés autonomes.
L’objectif initial de l’ouvrage – expliquer la différence du potentiel mobilisateur des régions – est atteint. En s’attardant de manière fine et rigoureuse sur le cas des régions, l’auteur offre une analyse stimulante des transformations des territoires de l’action publique et du caractère polycentrique de cette dernière. La perspective constructiviste que l’auteur adopte permet d’accorder une place importante au travail de l’acteur public et montre que tout ne se réduit pas à une allocation de ressources institutionnelles dans la capacité à régionaliser les enjeux d’action publique, encore faut-il que l’acteur régional investisse ces nouveaux champs d’action. Mais, comme le soulignent B. Jouve et ses coauteurs [5], les expérimentations et innovations institutionnelles mises en place par les conseils régionaux nécessitent une stabilisation afin d’en assurer la pérennité. Si les régions françaises ne sont pas totalement des espaces politiques (p. 208), c’est bien parce qu’un processus d’auto-renforcement se produit entre, d’une part, la faiblesse de l’action publique et, d’autre part, la faiblesse du niveau régional dans l’organisation des acteurs socio-économiques [6].
Cette question de la variabilité du potentiel mobilisateur traverse les travaux comparatifs sur les régions et donne lieu à différentes grilles de lecture, à l’instar de celle de M. Keating [7], autour de l’accumulation de capacités politiques. On peut regretter que l’auteur n’ait pas mené une discussion plus serrée, notamment avec les travaux de M. Keating et autres [8]. Ce travail aurait été d’autant plus intéressant que, parmi les régions étudiées, on retrouve la Bretagne et la Galice.
En définitive, c’est à un dialogue avec les travaux sur l’européanisation, et plus particulièrement « l’européanisation par le bas », que cet ouvrage invite. Cette piste est évoquée dans le chapitre 3 et esquissée en conclusion. L’auteur a montré par ailleurs [9] l’intérêt de saisir les effets de l’intégration européenne au prisme des acteurs publics locaux. Dès lors, la capacité politique des régions constitue un point essentiel dans la construction et l’appréhension d’un espace européen car, dans les réseaux européens et dans les « usages de l’Europe » [10], tous les acteurs ne sont pas dans la même position.
Cécile CRESPY, LEST – UMR 6123

AUDIER (Serge) – Les théories de la république – Paris, La Découverte, 2004 (Repères). 119 p.

Le renouveau d’une réflexion sur la république depuis quelques décennies semble être le fruit d’un croisement entre la nouvelle histoire des idées politiques initiée par l’école de Cambridge ou les travaux de J. Pocock, et le cours tumultueux du débat en philosophie politique depuis la parution de A Theory of Justice de J. Rawls. L’exhumation d’une « tradition » républicaine, de Machiavel à la Révolution américaine, fit pièce à l’historiographie dominante qui donnait une place centrale à l’émergence et au développement du libéralisme (de Hobbes à Rawls en passant par Locke, Constant ou Tocqueville) et fournit une batterie d’arguments aux philosophes soucieux de construire une alternative au libéralisme politique. En France, les travaux de l’historien C. Nicolet [11], ceux du philosophe J. F. Spitz (spécialiste de Locke, préfacier du Moment Machiavélien et récent traducteur du Republicanism de Ph. Pettit) ou de B. Kriegel [12], conjugués au déclin du marxisme et à la remise au goût du jour du credo républicain dans le champ politique français, contribuèrent à la réactualisation de discours républicain, que celui-ci soit considéré comme simple slogan, idéologie de rechange, ou véritable tentative de reconstruction de la philosophie politique. Il revenait à Serge Audier, éditeur de Mazzini et auteur d’un récent ouvrage sur Tocqueville, la lourde tâche de dresser un premier bilan raisonné et réflexif dans un numéro de la précieuse collection d’ouvrages de synthèse de La Découverte. Si la république se définit moins comme un gouvernement spécifique que comme « le régime qui vise le bien commun » (p. 106), c’est-à-dire dans l’intérêt du peuple (sans être nécessairement démocratique), si ses marqueurs idéologiques privilégiés restent la vertu, la participation civique, le patriotisme et le souci du bien public, la liberté politique garantie par la loi, comment ces thèmes furent-ils déclinés à travers les siècles ? L’auteur dresse un panorama clair, érudit, pédagogique et critique de ces « théories de la république », de l’Antiquité jusqu’aux débats les plus récents en passant par la Renaissance, les postérités de Machiavel sous l’Ancien Régime, et les redéfinitions de l’idée républicaine dans un 19e siècle dominé par les questions nationale (cf. Mazzini) et sociale. Pour déterminer l’essence même de la res publica, S. Audier emprunte de manière très hégélienne la voie de l’histoire conceptuelle, qui doit faire émerger la tension interne à l’idée républicaine : se dégage une première ligne de force centrée sur « l’harmonie sociale et le partage par les citoyens d’une même conception du bien » (p. 5) – scandée par les noms de Cicéron, Guichardin, Bodin, Harrington, Rousseau, Condorcet, Kant – et une seconde ligne sur la pluralité des valeurs et le conflit social conçus comme le moteur de la liberté politique et de la recherche du bien commun, inaugurée par Machiavel, poursuivie par Sydney, Montesquieu, Tocqueville, Le Fédéraliste… Il n’est pas fait mention du républicanisme hollandais, de Witt et surtout Spinoza (encore trop souvent minoré dans l’histoire des idées politiques), important dans les pensées politiques européennes aux 17e et 18e siècles, républicaines ou pas. Mais la visée de l’auteur est avant tout normative et philosophique, car « l’enjeu est de savoir si le républicanisme apporte des solutions spécifiques aux problèmes actuels, et à quelles conditions celles-ci peuvent être recevables » (p. 70), dans nos sociétés traversées par le conflit des valeurs et la lutte pour la reconnaissance des mouvements sociaux. Entre une conception unitaire du corps politique subordonné aux exigences du bien public et transcendant les particularismes des groupes d’intérêts et des communautés par le biais de la « volonté générale », et la perspective qui s’appuie sur la dynamique du pluralisme conflictuel constitutif de la cité pour générer ce même bien public, S. Audier ne fait pas mystère de sa préférence pour la seconde option, c’est-à-dire la tradition issue de Machiavel, à ses yeux plus apte à répondre aux problèmes d’aujourd’hui, pourvu qu’on la « rectifie » par le libéralisme tocquevillien et que l’on tienne compte les innovations républicaines du 19e siècle. L’associationnisme d’un Leroux, républicain autant que socialiste, qui réhabilite les sociétés partielles proscrites par Rousseau, le solidarisme d’un Bourgeois ou d’un Duguit, qui intègre la question sociale et peut nous aider à éclaircir la question écologique en soulignant notre responsabilité à l’égard des générations futures, sont ainsi exhumés, certes au détriment des courants jacobins et positivistes, mais en rendant justice à des penseurs parfois négligés.
La conclusion est une critique en règle du néorépublicanisme contemporain, sous lequel l’auteur range pêle-mêle Arendt, Pocock, Skinner, Pettit, Habermas même, le patriotisme constitutionnel de Viroli, J.-F. Spitz, mais aussi le multiculturalisme de Taylor ou Young [13]. Par-delà leurs différences et diversité, ils apparaissent coupables de s’enferrer dans la nostalgie d’un âge d’or civique où l’homme s’accomplissait pleinement dans la vita activa, au point de manquer gravement d’attention aux problèmes actuels les plus vitaux (tels l’environnement ou les questions économiques, ce qui est pourtant loin d’être sûr dans le cas de Pettit, qui montre la proximité de son républicanisme avec le socialisme et fait une place à l’écologie) et de ne pas sortir d’une stérile confrontation avec le libéralisme dont ils appauvrissent la richesse et la diversité (ignorant par exemple le socialisme libéral ou le radicalisme britannique). En bon dialecticien, S. Audier ouvre donc la voie d’un dépassement de l’opposition entre conflit et délibération publique, libéralisme et républicanisme, sous la figure à peine esquissée d’un « libéralisme post-machiavélien », distinct du libéralisme classique de Locke et dérivé d’un Tocqueville curieusement embarqué dans l’escarcelle républicaine – surtout si l’on songe aux Souvenirs sur la Révolution de 1848… Mais la « tradition » républicaine n’avait-elle pas mis au cœur de sa réflexion, depuis le 18e siècle au moins, la tension entre la vertu et le commerce, le sens civique et l’intérêt privé ? C’est bien un des mérites de Pocock [14], souvent attaqué dans l’ouvrage, d’avoir montré que les républicains britanniques parmi les plus nostalgiques de l’« ancienne constitution » fondée sur une assemblée de propriétaires indépendants en armes (le « parti du pays »), s’ils visaient bien le pouvoir de la finance, prenaient aussi acte de la montée en puissance des passions mercantiles, louaient le commerce comme levier de puissance politique et posaient avec d’autres le problème de l’articulation entre intérêt privé et bien public, qui devint celui de toute l’économie politique préclassique et au-delà (songeons à Bolingbroke ou à un économiste tory comme Davenant). L’économie politique, si prégnante aujourd’hui dans les discours politiques, était bien à l’origine un prolongement de « l’humanisme civique ». La postérité machiavélienne ne se réduit peut-être pas à la pensée du pluralisme conflictuel, très justement mise en avant par S. Audier, mais renvoie aussi à la problématique suivante : comment faire en sorte que les citoyens aient intérêt à la vertu et au bien public dans nos sociétés dominées par les forces économiques ? Il est d’ailleurs curieux de prêter à Pocock, pour les lui reprocher, des positions philosophiques et des préférences politiques que l’auteur croit lire dans ses travaux : c’est confondre les registres normatif et historique, même si on peut deviner les penchants du grand historien néo-zélandais. Et ce n’est guère rendre justice à sa contribution au renouvellement de l’histoire de la pensée politique, de pair avec l’École de Cambridge. À cet égard, la démarche régressive de S. Audier, qui remonte à Platon et Aristote comme pour déceler « l’origine » de l’idée républicaine aux premiers âges de l’histoire de la pensée au prix d’une assimilation anachronique entre Politeia et res publica, tend à éterniser le concept de « république » dans l’histoire, quand il s’agirait de faire la genèse de sa constitution en « tradition », c’est-à-dire d’une transmission indissociable des transformations historiques, sociales et politiques. Le sens d’un mot, c’est son usage (pour parler comme Wittgenstein), les pratiques discursives différenciées qui le constituent selon les époques et les acteurs, et d’abord l’usage que l’on fait de ses prédécesseurs pour penser le présent et dispenser son propre point de vue : Machiavel s’appuyant sur le Romain Tite-Live dans un tout autre contexte, Harrington sur le Florentin Machiavel dans la conjoncture cromwellienne, les républicains français du 19e siècle sur Kant pour s’opposer à Napoléon III… ou S. Audier sur un Tocqueville « machiavélien » pour avancer une prometteuse motion de synthèse philosophique aussi éloignée de la liberté négative des libéraux que du « souverainisme » centralisateur. Peut-on envisager dès lors de poursuivre une histoire du républicanisme dans les perspectives ouvertes par Skinner ou Pocock qui inscrivent ces usages au sein du contexte et de la rhétorique politiques du moment, vis-à-vis desquels la pensée politique prend pleinement sens ? Moins, certes, pour prescrire une philosophie politique que pour mieux saisir notre provenance intellectuelle, se défaire des rets du présent et prendre de la hauteur à l’égard des usages politiques indigènes du républicanisme qui ont envahi l’espace public.
Arnault SKORNICKI, Groupe d’Analyse Politique
 
NOTES
 
[1] Emmanuel Négrier, Bernard Jouve (dir.), Que gouvernent les régions d’Europe ? Échanges politiques et mobilisations régionales, Paris, L’Harmattan, 1998 (Logiques politiques).
[2] Élisabeth Dupoirier (dir.), Régions, la croisée des chemins. Perspectives françaises et enjeux européens, Paris, Presses de Sciences Po, 1998 ; Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin (dir.), La région. Laboratoire politique. Une radioscopie de Rhône-Alpes, Paris, La Découverte, 2001 (Recherches).
[3] Patrick Le Galès, Christian Lequesne, (dir.), Le paradoxe des régions en Europe, Paris, La Découverte, 1997.
[4] Cf. Jean-Yves Nevers, « Coopération et construction d’une capacité de gouvernement. Le concept d’urban regimes chez Clarence Stone », dans Jean-Pierre Gaudin, Gilles Novarina (dir.), Politiques publiques et négociation. Multipolarités, flexibilités, hiérarchies : quelques courants contemporains de recherche, Paris, CNRS Éditions, 1997, p. 43-160.
[5] Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin, (dir.), La Région…, op. cit.
[6] Olivier Meriaux, entretien avec M. Pangaud, « Le patronat rhônalpin face à la régionalisation de l’action publique », dans Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin, (dir.), ibid., p. 279-294.
[7] Michael Keating, « Les régions constituent-elles un niveau de gouvernement en Europe ? » dans Patrick Le Galès, Christian Lequesne (dir.), Le paradoxe des régions en Europe, op. cit., p. 19-36.
[8] Michael Keating, John Loughlin, Kris Deschouwer, Culture, Institutions and Economic Development : A Study of Eight European Regions, Cheltenham, Edward Elgar Publications, 2003.
[9] Romain Pasquier, Julien Weisbein, « L’Europe au microscope du local. Manifeste pour une sociologie politique de l’intégration communautaire », Politique européenne, 12, hiver 2004, p. 5-21.
[10] Sophie Jacquot, Cornelia Woll (dir.), Les usages de l’Europe. Acteurs et transformations européennes, Paris, L’Harmattan, 2004 (Logiques Politiques).
[11] Claude Nicolet, L’idée républicaine en France, Paris, Gallimard, 1982.
[12] Blandine Kriegel, Philosophie de la République, Paris, Plon, 1988.
[13] Cf. Hanna Arendt, La Condition de l’Homme Moderne, Paris, Pocket, 1994 ; John Pocock, Vertu, Commerce et Histoire, Paris, PUF, 1998 (1re éd. : 1985) ; Quentin Skinner, La Liberté avant le Libéralisme, Paris, Le Seuil, 2000 ; Philip Pettit, Républicanisme, Paris, Gallimard, 2004 (1re éd. : 1997) ; Jürgen Habermas, L’Intégration Républicaine. Essais de théories politiques, Paris, Fayard, 1998 ; Maurizzio Viroli, For Love of Country. An Essay on Patriotism and Nationalism, Oxford, Oxford University Press, 1995 ; Jean-Fabien Spitz, La Liberté Politique. Essai de généalogie conceptuelle, Paris, PUF, 1995 ; Charles Taylor, Les Sources du Moi. La formation de l’identité moderne, Paris, Le Seuil, 1998 ; Iris Marion Young, Justice and the Politics of Difference, Princeton, Princeton University Press, 1990.
[14] Cf. John Pocock, Le moment machiavélien, Paris, PUF, 1997.
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[1]
Emmanuel Négrier, Bernard Jouve (dir.), Que gouvernent les ...
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[2]
Élisabeth Dupoirier (dir.), Régions, la croisée des chemins...
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[3]
Patrick Le Galès, Christian Lequesne, (dir.), Le paradoxe d...
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[4]
Cf. Jean-Yves Nevers, « Coopération et construction d’une c...
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[5]
Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin, (dir.),...
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[8]
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Romain Pasquier, Julien Weisbein, « L’Europe au microscope ...
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[10]
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[11]
Claude Nicolet, L’idée républicaine en France, Paris, Galli...
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[12]
Blandine Kriegel, Philosophie de la République, Paris, Plon...
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[13]
Cf. Hanna Arendt, La Condition de l’Homme Moderne, Paris, P...
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[14]
Cf. John Pocock, Le moment machiavélien, Paris, PUF, 1997. Suite de la note...