Revue française de sociologie
Ophrys

I.S.B.N.2708010654
208 pages

p. 823 à 827
doi: en cours

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Volume 44 2003/4

 
Montagnon (Pierre). – Saint-Cyr. Deux siècles au service de la France. Paris, Pygmalion, 2002,302 p., 18,50 €.
 
 
L’auteur, lui-même ancien Saint-Cyrien et officier, a publié de nombreux ouvrages d’histoire militaire dont notamment une histoire de la Seconde Guerre mondiale en dix volumes, et trois autres sur la guerre d’Algérie, l’armée française et la légion étrangère. Cette histoire de Saint-Cyr a été écrite à l’occasion du 2e centenaire de sa création et s’adresse, nous dit l’auteur, à un très large public. Son objectif premier est d’évoquer tous les Saint-Cyriens qui se sont illustrés dans l’Histoire ; c’est un mémorial pour les 10 000 Saint-Cyriens morts pour la France sur les 60 000 sortis de cette école militaire.
Aussi curieux que cela puisse paraître, on trouve très peu d’études portant sur l’École spéciale militaire (ÉSM), plus connue sous le nom de Saint-Cyr [1], dont les élèves ont fourni une grande part de l’encadrement de l’armée française. Nous avons à notre disposition l’étude générale de Raoul Girardet sur les relations entre la société militaire et la société civile et sur le corps des officiers proprement dits, deux études sur les officiers français avant 1870 de Pierre Chalmin et de William Serman, une autre sur la période contemporaine de Jérôme Bodin ainsi qu’une étude plus générale de Vincent Monteil mais déjà ancienne [2].
L’approche de Pierre Montagnon est historique. Il retrace en quinze chapitres chronologiques l’histoire de cette école destinée à former les officiers de l’armée de terre française. Elle est créée par la loi sur l’instruction publique du 11 floréal an X (1er mai 1802) qui prévoit dans son titre VI la mise en place d’une École spéciale militaire. Celle-ci est implantée en 1803 à Fontainebleau et reçoit son drapeau dont la devise inscrite à son verso est : « Ils s’instruisent pour vaincre ». Elle prend alors le nom d’École impériale militaire. Elle est transférée à Saint-Cyr, près de Versailles, le 24 mars 1808. C’est de là que vient le nom qu’elle gardera même après son déménagement en 1945. Il est vrai qu’elle verra passer en ses murs 134 promotions jusqu’à la défaite de 1940. La Seconde Guerre mondiale va fortement perturber l’École puisque trois promotions seront formées sous le gouvernement de Vichy à la caserne Miollis à Aix-en-Provence jusqu’au 5 décembre 1942 (842 élèves promus), alors que cinq autres promotions, formées de volontaires ayant rejoint le général de Gaulle en Grande-Bretagne, passeront par l’École des Cadets de la France Libre (201 promus) et deux promotions seront instruites à l’École des élèves aspirants de Cherchell en Algérie, école qui ne donne pas automatiquement le titre de Saint-Cyrien (5 000 élèves formés pour 1 305 Saint-Cyriens). Les bâtiments de Saint-Cyr sont en grande partie détruits à la suite des bombardements de juillet-août 1944 ; les armées décident en juin 1945 d’installer l’École au camp de Coëtquidan dans le Morbihan. Depuis cette date, 56 promotions sont passées dans ces nouveaux bâtiments jusqu’à la date du bicentenaire de l’École. Elle devient en 1945 l’École spéciale militaire interarmes (ÉSMIA) et regroupe les élèves du concours direct et ceux du corps de troupe. En 1951, la distinction entre l’ÉSM dont la scolarité est de deux ans, et l’ÉSMIA, recevant les élèves du corps de troupe pour un an, est rétablie.
Les pertes des Saint-Cyriens (extrait du livre d’or des Saint-Cyriens) données en annexe de l’ouvrage sont importantes : 10 264 morts au combat, ce qui représente 17 % de la totalité du corps. Un tableau en annexe indique les pertes pour chaque promotion et un tableau récapitulatif les regroupe par grande période.
L’auteur, à travers son approche historique, aborde des questions qui touchent à la fois à la sociologie et à l’ethnologie. En effet, il traite de l’évolution du concours d’entrée à l’École (les différentes épreuves) et des origines scolaires des élèves. L’auteur donne, pour quelques promotions, la répartition des élèves e n t r e l y c é e s p a r i s i e n s, l y c é e s d e provinces, ceux de Versailles et enfin les plus modestes d’entre eux qui viennent du collège militaire de La Flèche. Il étudie aussi les origines religieuses des élèves au cours du XIXe siècle mais on peut regretter qu’elles concernent uniquement les élèves qui se déclarent de religion catholique (2 en 1847,90 en 1869 et 140 en 1886) et que l’étude n’ait pas été poursuivie au-delà de 1900. Il ne donne, non plus, aucune indication sur la composition sociologique des promotions et sur son éventuelle modification dans le temps. Nous apprenons que la pension pour un élève était de 1 000 francs en 1900 et que les élèves boursiers en étaient exonérés, mais on ne connaît pas la proportion de ces élèves par promotion. Il étudie aussi l’enseignement à l’École, notamment l’évolution des cours théoriques et de la formation militaire. Il cite un ancien, le général Beaufre, qui dans ses mémoires regrette l’absence de culture politique dans la formation. Il montre l’accroissement de l’encadrement militaire qui passe de 20 officiers en 1823 à 124 en 1921. Il en profite pour dresser le portrait de quelques enseignants marquants comme le capitaine de Gaulle en 1921, et de ceux qu’il considère comme les quatre grands commandants qui ont marqué l’École de leur empreinte, les généraux Bellavène, Baraguey d’Hilliers, Hanrion, et Frère.
À travers l’histoire des promotions, il évoque les grandes figures, que ce soit pour de hauts faits militaires ou parce que devenues de grands chefs militaires ou politiques comme les maréchaux Mac Mahon, Pétain ou le général de Gaulle. L’auteur donne en annexe 56 biographies des « figures marquantes de Saint-Cyr ».
Une grande partie de l’ouvrage est aussi consacrée à la vie à l’École. Pierre Montagnon traite aussi bien de la discipline, de l’emploi du temps des élèves, de l’hygiène, de l’installation d’un chauffage central en 1929, des repas, des loisirs, de la messe dominicale imposée dès la création par Bonaparte et qui devient facultative en 1880 (la chapelle é t a i t a p p e l é e p a r l e s é l è v e s l a « mosquée »). Il aborde aussi la topographie de Saint-Cyr (un plan des bâtiments de la fin du XIXe siècle est fourni ainsi que des photographies dans un cahier central), la transformation des bâtiments, leur évolution au cours des années comme la création d’un manège pour former les futurs cavaliers, ou la construction de nouveaux amphis, et même la décoration avec la mise en place de sculptures et de bas-reliefs.
L’auteur montre également l’introduction progressive d’une tradition par les é lèv e s co m m e le b ah u tag e p ar le s anciens, la commémoration de la bataille d’Austerlitz (2 décembre 1805) dit le « 2S », rituel du triomphe, qui se fixe en 1905 avec le fameux : « À genoux les hommes » suivi du « Debout les officiers », les chants comme La Galette et Le Pékin de bahut. Il explique le fonctionnement interne d’une promotion, l’invention de tout un vocabulaire spécifique aux élèves dont il fournit, en annexe, un glossaire. On suit aussi l’évolution vestimentaire avec le grand uniforme (GU), l’instauration du port du plumet (le fameux casoar rouge et blanc) sur les shakos en l’honneur de la reine Victoria lors de sa visite à Paris le 24 août 1855. Toutes ces questions sont abordées, pas toujours d’une façon systém a t i q u e, a u c o u r s d e s d i f f é r e n t e s périodes de la vie de l’École. Un index thématique aurait été très utile pour suivre l’évolution non seulement institutionnelle de l’École mais aussi de la tradition.
Le dernier chapitre, consacré à la période de l’après-guerre, passe un peu trop rapidement sur les nombreuses évolutions que l’École a connues depuis les années cinquante, à savoir la réforme des études, la diversification des modes de recrutement et la féminisation. Ces réformes ne risquent-t-elles pas d’avoir des conséquences sur l’esprit de promotion et la tradition ? L’auteur pose un certain nombre de questions sur la vocation du Saint-Cyrien ou sur le futur rôle social de l’officier mais reste malgré tout optimiste pour l’avenir.
Dans sa conclusion, il se demande si Saint-Cyr représente une caste ou un ordre. L’auteur n’apporte pas de réponse précise, car pour cela il lui aurait fallu étudier les familles ou les lignées de S a i n t- C y ri e n s, c e u x i s s u s d’a u t r e s familles militaires (officiers, sous-offi-ciers), à partir de données statistiques, puis approfondir les engagements politiques des Saint-Cyriens, ce qui lui aurait permis d’apporter des éléments de réponse.
On peut regretter que Pierre Montagnon n’ait pas référencé plus souvent citations ou données à partir des sources utilisées comme les archives du Service historique de l’armée de terre, les livres d’or de l’École, des annuaires ou les entretiens avec des anciens dont il donne la liste en annexe mais il est vrai qu’il s’adresse à un large public. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage est une mine d’in fo r m at io ns p o u r t o us c eu x q u i veulent étudier cette École.
Patrice Buffotot
CRIS – Université de Paris I
 
Bessin (Marc) (dir.). – Autopsie du service militaire 1965-2001. Paris, Autrement (Mémoires, 76), 2002, 215 p., 19,95 €.
 
 
La fin de la conscription n’est pas le simple remplacement d’un mode de recrutement par un autre, c’est aussi la fin d’une institution, le service national, auquel on a longtemps prêté, à tort ou à raison, des vertus : brassage géographique et social, rôle dans l’établissement d’un lien armées-nation fort, dans le passage à l’âge adulte, dans l’accès à la citoyenneté. L’annonce de la suspension du service national a fait craindre à beaucoup une désagrégation, voire une rupture, du lien armées-nation. Pendant plus d’un siècle des millions de jeunes ont répondu à l’appel sous les drapeaux, établissant ainsi un lien physique entre les armées et la nation. Le service faisait figure de socle de l’unité française. La mythologie républicaine a véhiculé l’image révolutionnaire du peuple en armes et du soldat-citoyen et l’a plusieurs fois réactivée au gré des impératifs politiques, notamment à la veille des deux conflits mondiaux.
L’ouvrage collectif dirigé par Marc Bessin se propose de faire « l’autopsie du service militaire ». L’avis de décès, prononcé par Jacques Chirac le 22 février 1996, est apparu à certains comme une mise à mort brutale et même inattendue. Les auteurs de cet ouvrage voient plutôt dans cette décision la conséquence d’une longue maladie latente déclarée dans les années soixante et entrecoupée de pics (les contestations des années soixante-dix) et de rémissions (aménagements institutionnels). Pour eux, la décision de 1996 ne représente pas tant une rupture que la continuité de phénomènes qui ont peu à peu vidé le service militaire de sa s u b s t a n c e : c h o i x d e l a p o l i t i q u e nucléaire, diminution de sa durée, reports et exemptions croissants, formes civiles de service, etc. Les auteurs partent de 1965 pour montrer le lent déclin « de ses fonctions réelles et symboliques ». Entre mythes et réalités, ils démontent et analysent les mécanismes et les ressorts de cette institution qui lui ont assuré une relative pérennité.
Quatorze auteurs ont contribué à ce travail. Composé de six sections, qui reprennent le cheminement du service militaire, l’ouvrage mêle les approches anthropologiques, historiques, sociologiques et littéraires. Les témoignages, par le biais de journaux intimes, lettres ou nouvelles littéraires, offrent un aperçu de l’expérience ordinaire des appelés du contingent. Les autres contributions tentent de donner à cette expérience singulière une portée universelle.
La guerre d’Algérie marque une r u p t u r e d a n s l’h is t o i r e d u s e rv i c e national. Après elle, les appelés ne participeront plus aux conflits engageant la France. « L’impôt du sang » est remplacé par « l’impôt du temps » de moins en moins accepté. En outre, l’accent mis sur la politique nucléaire limite les besoins des armées en hommes. Le service passe à seize mois en 1963 puis à douze en 1970. Dans les années soixante-dix, un vent de contestation souffle sur la jeunesse qui aura des répercussions dans les casernes. Il faut attendre les mobilisations de 1973 contre la loi Debré, relative aux sursis d’incorporation, pour que les c rit iq u e s an ti a ut o rit a ire s a tt ei g ne n t l’institution militaire. Mais ce n’est pas tant le service militaire dans son principe qui est remis en cause que son fonctionnement. L’armée est ébranlée par le mouvement général de contestation sociale, mais le service national demeure avec quelques aménagements. Dans les années quatre-vingt, l’éloignement des risques et les difficultés économiques font apparaître le service comme une contrainte anachronique, injustifiée et inutile. L’armée devient un acteur de la lutte contre le chômage. Les pouvoirs publics ne parviennent pas à endiguer le flot des réfractaires et des objecteurs de conscience. La suppression des tribunaux militaires et les alternatives civiles au service permettent cependant de désamorcer les pôles de fixation de l’antimilitarisme.
Le « sursis » dont a bénéficié le s e r v i c e n a t i o n a l s ’e x p l i q u e p a r l e consensus dont il fait l’objet dans la société française en ce qu’il est porteur de traditions et de rites, et véhicule des valeurs communément acceptées et intégrées. Il est entré dans les mœurs et « sorti du champ de la conscience claire » comme l’écrit Daniel Pennac. Il a ses rites et ses traditions tels que les fêtes de conscrits ou le conseil de révision, examen physique chargé d’attester qu’un individu est « bon pour le service », supprimé en 1966 mais remplacé par les « trois jours ». Il prend la forme d’un rite initiatique qui consiste à déplacer la soumission à l’autorité paternelle vers une soumission à l’autorité nationale. La force de l’institution est de fonctionner alternativement sur deux modes : la régression, qui prend la forme d’une infantilisation de l’appelé, en même temps que la valorisation de soi, nécessaire au passage à l’âge adulte.
Marc Bessin insiste sur la dimension temporelle du service. Le service constitue pour l’appelé une parenthèse temporelle dans son parcours de vie et spatiale par l’éloignement des siens. Il est un temps particulier que l’appelé cherche avant tout à faire passer avec comme seul point de mire la libération. La quille, les calendriers ou les chaînes manifestent ce poids omniprésent du temps dans le quotidien des appelés. La gestion du temps, maîtrisée par l’institution qui dicte les rythmes entre période d’activité et d’inactivité (voire d’ennui), échappe aux appelés. Ceux-ci récupèrent une marge de manœuvre en fonction du temps passé sous les drapeaux. La relative prise de distance vis-à-vis des règles est en effet le privilège des anciens. Le temps procède en quelque sorte du grade. Le service s’inscrit dans une temporalité linéaire. Il s’insère dans les « calendriers individuels » et représente une étape transitoire entre l’adolescence et l’âge adulte, le début ou la poursuite de la vie professionnelle et le mariage. Celui qui, jadis, n’effectuait pas son service se voyait en proie à l’opprobre générale et au déni de sa virilité. Peu à peu les étapes et leur ordonnancement sont moins socialement déterminés et prescrits, et le service militaire n’est plus considéré comme la condition sine qua non de l’arrivée à la maturité. Dans les années quatre-vingt-dix, il semble plus perturber les vies affective et professionnelle qu’il ne leur ouvre la voie.
Le service militaire se veut une « hi b er na ti o n » vi s- à- v is d u m o nd e social. Cependant, il est inscrit dans l’histoire des familles, dans l’histoire de la société. Bien loin de n’impliquer que le jeune appelé, il mobilise familles et proches, comme le montrent les contributions portant sur les permissions avec le rituel du linge laissé à la mère ou à la compagne au début de la permission et récupéré au moment de reprendre le train. Les permissions ne sont que des parenthèses éphémères qui mettent en exergue, parfois de manière douloureuse, le décalage qui s’opère entre l’appelé et le reste de la société. Et les trains de permissionnaires sont le théâtre de l’expression des frustrations de la vie de reclus et des co m p or tem e n ts in té rio ri sé s d a ns la caserne.
Anne-Marie Devreux décrit les mécanismes de construction de l’identité masculine par opposition à une identité féminine considérée comme inférieure. Elle montre comment, à travers les tâches quotidiennes et dans les discours, l’institution militaire a véhiculé les normes de division sexuelle des tâches et contribué à leur intériorisation par les appelés. L’absence des femmes, en réalité omniprésentes dans cet univers, participe de cette intériorisation. Présentes dans l’imaginaire des appelés, elles le sont également dans les discours et dans le quotidien. Les tâches ménagères et le maniement des armes, notamment par le biais de l’assimilation fréquente entre le Famas (fusil d’assaut) et la femme, sont les vecteurs principaux de diffusion de ces normes. On demande en effet souvent aux appelés de considérer ce Famas comme leur femme, de dormir avec lui et de le protéger de la convoitise de l’ennemi.
L’ouvrage revient également sur les mythes du caractère universel et égalitaire du service militaire et du brassage social qu’il était censé opérer. Les différentes périodes d’incorporation dans l’année aboutissent en réalité à une homogénéité des contingents. C’est ainsi que les contingents d’étudiants se constituent plutôt en août ou en octobre. En outre, les divers sursis dont les universitaires bénéficient ainsi que la multiplication des formes civiles de service ont peu à peu mis à mal la réalité du brassage social. Depuis les années soixante, la massification scolaire a changé la donne au sein des régiments. Le rôle social jadis reconnu à l’institution militaire est ici largement remis en cause. Les analyses montrent une difficulté à appréhender des publics fragiles tels que les jeunes issus de l’immigration ou les illettrés.
Cet ouvrage, riche de ses contributions pluridisciplinaires, évite l’écueil qui consistait à porter un regard nostalgique sur le service militaire. Il dresse un tableau sans concession de l’institution service militaire. Si l’on peut regretter le caractère parcellaire de certains articles et la difficulté à établir un lien entre eux, l’ensemble fournit au lecteur de bons éclairages sur divers aspects de la vie de caserne.
Caroline Verstappen
Centre d’études en sciences sociales de la défense
 
NOTES
 
[(1)]La dernière étude récente est celle du colonel Camus (Histoire des Saint-Cyriens, Limoges, Lavauzelle, 1980).
[(2)]Raoul Girardet, La société militaire dans la France contemporaine (1815-1939), Paris, Plon, 1953. Une récente édition actualisée a été publiée : La société militaire de 1815 à nos jours, Paris, Perrin, 1998. Pierre Chalmin, L’officier français de 1815 à 1870, Paris, Librairie Marcel Rivière, 1957. William Serman, Les origines des officiers français (1848-1870), Paris, Publications de la Sorbonne, 1979. Jérôme Bodin, Les officiers français : grandeur et misères (1936-1991), Paris, Perrin, 1992. Vincent Monteil, Les officiers, Paris, Le Seuil (Le Temps qui court, 8), 1958.
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