2003
Revue française de sociologie
Les livres
Montagnon (Pierre). – Saint-Cyr.
Deux siècles au service de la
France.
Paris, Pygmalion, 2002,302 p., 18,50 €.
L’auteur, lui-même ancien Saint-Cyrien et officier, a publié de nombreux
ouvrages d’histoire militaire dont notamment une histoire de la Seconde Guerre
mondiale en dix volumes, et trois autres
sur la guerre d’Algérie, l’armée française
et la légion étrangère. Cette histoire de
Saint-Cyr a été écrite à l’occasion du
2e centenaire de sa création et s’adresse,
nous dit l’auteur, à un très large public.
Son objectif premier est d’évoquer tous
les Saint-Cyriens qui se sont illustrés
dans l’Histoire ; c’est un mémorial pour
les 10 000 Saint-Cyriens morts pour la
France sur les 60 000 sortis de cette école
militaire.
Aussi curieux que cela puisse paraître,
on trouve très peu d’études portant sur
l’École spéciale militaire (ÉSM), plus
connue sous le nom de Saint-Cyr
[1],
dont les élèves ont fourni une grande part
de l’encadrement de l’armée française.
Nous avons à notre disposition l’étude
générale de Raoul Girardet sur les relations entre la société militaire et la
société civile et sur le corps des officiers
proprement dits, deux études sur les officiers français avant 1870 de Pierre
Chalmin et de William Serman, une autre
sur la période contemporaine de Jérôme
Bodin ainsi qu’une étude plus générale de
Vincent Monteil mais déjà ancienne
[2].
L’approche de Pierre Montagnon est
historique. Il retrace en quinze chapitres
chronologiques l’histoire de cette école
destinée à former les officiers de l’armée
de terre française. Elle est créée par la loi
sur l’instruction publique du 11 floréal
an X (1er mai 1802) qui prévoit dans son
titre VI la mise en place d’une École
spéciale militaire. Celle-ci est implantée
en 1803 à Fontainebleau et reçoit son
drapeau dont la devise inscrite à son verso
est : « Ils s’instruisent pour vaincre ». Elle
prend alors le nom d’École impériale militaire. Elle est transférée à Saint-Cyr, près
de Versailles, le 24 mars 1808. C’est de là
que vient le nom qu’elle gardera même
après son déménagement en 1945. Il est
vrai qu’elle verra passer en ses murs
134 promotions jusqu’à la défaite de 1940.
La Seconde Guerre mondiale va fortement
perturber l’École puisque trois promotions
seront formées sous le gouvernement de
Vichy à la caserne Miollis à Aix-en-Provence jusqu’au 5 décembre 1942
(842 élèves promus), alors que cinq autres
promotions, formées de volontaires ayant
rejoint le général de Gaulle en Grande-Bretagne, passeront par l’École des Cadets
de la France Libre (201 promus) et deux
promotions seront instruites à l’École des
élèves aspirants de Cherchell en Algérie,
école qui ne donne pas automatiquement
le titre de Saint-Cyrien (5 000 élèves
formés pour 1 305 Saint-Cyriens). Les
bâtiments de Saint-Cyr sont en grande
partie détruits à la suite des bombardements de juillet-août 1944 ; les armées
décident en juin 1945 d’installer l’École
au camp de Coëtquidan dans le Morbihan.
Depuis cette date, 56 promotions sont
passées dans ces nouveaux bâtiments
jusqu’à la date du bicentenaire de l’École.
Elle devient en 1945 l’École spéciale militaire interarmes (ÉSMIA) et regroupe les
élèves du concours direct et ceux du corps
de troupe. En 1951, la distinction entre
l’ÉSM dont la scolarité est de deux ans, et
l’ÉSMIA, recevant les élèves du corps de
troupe pour un an, est rétablie.
Les pertes des Saint-Cyriens (extrait
du livre d’or des Saint-Cyriens) données
en annexe de l’ouvrage sont importantes :
10 264 morts au combat, ce qui représente 17 % de la totalité du corps. Un
tableau en annexe indique les pertes pour
chaque promotion et un tableau récapitulatif les regroupe par grande période.
L’auteur, à travers son approche historique, aborde des questions qui touchent
à la fois à la sociologie et à l’ethnologie.
En effet, il traite de l’évolution du
concours d’entrée à l’École (les différentes épreuves) et des origines scolaires
des élèves. L’auteur donne, pour quelques promotions, la répartition des élèves
e n t r e l y c é e s p a r i s i e n s, l y c é e s d e
provinces, ceux de Versailles et enfin les
plus modestes d’entre eux qui viennent
du collège militaire de La Flèche. Il
étudie aussi les origines religieuses des
élèves au cours du XIXe siècle mais on
peut regretter qu’elles concernent uniquement les élèves qui se déclarent de religion catholique (2 en 1847,90 en 1869 et
140 en 1886) et que l’étude n’ait pas été
poursuivie au-delà de 1900. Il ne donne,
non plus, aucune indication sur la composition sociologique des promotions et sur
son éventuelle modification dans le
temps. Nous apprenons que la pension
pour un élève était de 1 000 francs en
1900 et que les élèves boursiers en
étaient exonérés, mais on ne connaît pas
la proportion de ces élèves par promotion. Il étudie aussi l’enseignement à
l’École, notamment l’évolution des cours
théoriques et de la formation militaire. Il
cite un ancien, le général Beaufre, qui
dans ses mémoires regrette l’absence de
culture politique dans la formation. Il
montre l’accroissement de l’encadrement
militaire qui passe de 20 officiers en
1823 à 124 en 1921. Il en profite pour
dresser le portrait de quelques enseignants marquants comme le capitaine de
Gaulle en 1921, et de ceux qu’il considère comme les quatre grands commandants qui ont marqué l’École de leur
empreinte, les généraux Bellavène,
Baraguey d’Hilliers, Hanrion, et Frère.
À travers l’histoire des promotions, il
évoque les grandes figures, que ce soit
pour de hauts faits militaires ou parce que
devenues de grands chefs militaires ou
politiques comme les maréchaux Mac
Mahon, Pétain ou le général de Gaulle.
L’auteur donne en annexe 56 biographies
des « figures marquantes de Saint-Cyr ».
Une grande partie de l’ouvrage est
aussi consacrée à la vie à l’École. Pierre
Montagnon traite aussi bien de la discipline, de l’emploi du temps des élèves, de
l’hygiène, de l’installation d’un chauffage central en 1929, des repas, des
loisirs, de la messe dominicale imposée
dès la création par Bonaparte et qui
devient facultative en 1880 (la chapelle
é t a i t a p p e l é e p a r l e s é l è v e s l a
« mosquée »). Il aborde aussi la topographie de Saint-Cyr (un plan des bâtiments de la fin du XIXe siècle est fourni
ainsi que des photographies dans un
cahier central), la transformation des
bâtiments, leur évolution au cours des
années comme la création d’un manège
pour former les futurs cavaliers, ou la
construction de nouveaux amphis, et
même la décoration avec la mise en place
de sculptures et de bas-reliefs.
L’auteur montre également l’introduction progressive d’une tradition par les
é lèv e s co m m e le b ah u tag e p ar le s
anciens, la commémoration de la bataille
d’Austerlitz (2 décembre 1805) dit le
« 2S », rituel du triomphe, qui se fixe en
1905 avec le fameux : « À genoux les
hommes » suivi du « Debout les officiers », les chants comme La Galette et
Le Pékin de bahut. Il explique le fonctionnement interne d’une promotion,
l’invention de tout un vocabulaire spécifique aux élèves dont il fournit, en
annexe, un glossaire. On suit aussi
l’évolution vestimentaire avec le grand
uniforme (GU), l’instauration du port du
plumet (le fameux casoar rouge et blanc)
sur les shakos en l’honneur de la reine
Victoria lors de sa visite à Paris le 24
août 1855. Toutes ces questions sont
abordées, pas toujours d’une façon systém a t i q u e, a u c o u r s d e s d i f f é r e n t e s
périodes de la vie de l’École. Un index
thématique aurait été très utile pour
suivre l’évolution non seulement institutionnelle de l’École mais aussi de la
tradition.
Le dernier chapitre, consacré à la
période de l’après-guerre, passe un peu
trop rapidement sur les nombreuses
évolutions que l’École a connues depuis
les années cinquante, à savoir la réforme
des études, la diversification des modes
de recrutement et la féminisation. Ces
réformes ne risquent-t-elles pas d’avoir
des conséquences sur l’esprit de promotion et la tradition ? L’auteur pose un
certain nombre de questions sur la vocation du Saint-Cyrien ou sur le futur rôle
social de l’officier mais reste malgré tout
optimiste pour l’avenir.
Dans sa conclusion, il se demande si
Saint-Cyr représente une caste ou un
ordre. L’auteur n’apporte pas de réponse
précise, car pour cela il lui aurait fallu
étudier les familles ou les lignées de
S a i n t- C y ri e n s, c e u x i s s u s d’a u t r e s
familles militaires (officiers, sous-offi-ciers), à partir de données statistiques,
puis approfondir les engagements politiques des Saint-Cyriens, ce qui lui aurait
permis d’apporter des éléments de
réponse.
On peut regretter que Pierre Montagnon
n’ait pas référencé plus souvent citations
ou données à partir des sources utilisées
comme les archives du Service historique
de l’armée de terre, les livres d’or de
l’École, des annuaires ou les entretiens
avec des anciens dont il donne la liste en
annexe mais il est vrai qu’il s’adresse à
un large public. Il n’en demeure pas
moins que cet ouvrage est une mine
d’in fo r m at io ns p o u r t o us c eu x q u i
veulent étudier cette École.
Patrice Buffotot
CRIS – Université de Paris I
Bessin (Marc) (dir.). – Autopsie du
service militaire 1965-2001.
Paris, Autrement (Mémoires, 76), 2002,
215 p., 19,95 €.
La fin de la conscription n’est pas le
simple remplacement d’un mode de
recrutement par un autre, c’est aussi la fin
d’une institution, le service national,
auquel on a longtemps prêté, à tort ou à
raison, des vertus : brassage géographique et social, rôle dans l’établissement
d’un lien armées-nation fort, dans le
passage à l’âge adulte, dans l’accès à la
citoyenneté. L’annonce de la suspension
du service national a fait craindre à beaucoup une désagrégation, voire une
rupture, du lien armées-nation. Pendant
plus d’un siècle des millions de jeunes
ont répondu à l’appel sous les drapeaux,
établissant ainsi un lien physique entre
les armées et la nation. Le service faisait
figure de socle de l’unité française. La
mythologie républicaine a véhiculé
l’image révolutionnaire du peuple en
armes et du soldat-citoyen et l’a plusieurs
fois réactivée au gré des impératifs politiques, notamment à la veille des deux
conflits mondiaux.
L’ouvrage collectif dirigé par Marc
Bessin se propose de faire « l’autopsie du
service militaire ». L’avis de décès,
prononcé par Jacques Chirac le 22 février
1996, est apparu à certains comme une
mise à mort brutale et même inattendue.
Les auteurs de cet ouvrage voient plutôt
dans cette décision la conséquence d’une
longue maladie latente déclarée dans les
années soixante et entrecoupée de pics
(les contestations des années soixante-dix) et de rémissions (aménagements
institutionnels). Pour eux, la décision de
1996 ne représente pas tant une rupture
que la continuité de phénomènes qui ont
peu à peu vidé le service militaire de sa
s u b s t a n c e : c h o i x d e l a p o l i t i q u e
nucléaire, diminution de sa durée, reports
et exemptions croissants, formes civiles
de service, etc. Les auteurs partent de
1965 pour montrer le lent déclin « de ses
fonctions réelles et symboliques ». Entre
mythes et réalités, ils démontent et analysent les mécanismes et les ressorts de
cette institution qui lui ont assuré une
relative pérennité.
Quatorze auteurs ont contribué à ce
travail. Composé de six sections, qui
reprennent le cheminement du service
militaire, l’ouvrage mêle les approches
anthropologiques, historiques, sociologiques et littéraires. Les témoignages, par
le biais de journaux intimes, lettres ou
nouvelles littéraires, offrent un aperçu de
l’expérience ordinaire des appelés du
contingent. Les autres contributions
tentent de donner à cette expérience
singulière une portée universelle.
La guerre d’Algérie marque une
r u p t u r e d a n s l’h is t o i r e d u s e rv i c e
national. Après elle, les appelés ne participeront plus aux conflits engageant la
France. « L’impôt du sang » est remplacé
par « l’impôt du temps » de moins en
moins accepté. En outre, l’accent mis sur
la politique nucléaire limite les besoins
des armées en hommes. Le service passe
à seize mois en 1963 puis à douze en
1970. Dans les années soixante-dix, un
vent de contestation souffle sur la jeunesse
qui aura des répercussions dans les
casernes. Il faut attendre les mobilisations de 1973 contre la loi Debré, relative
aux sursis d’incorporation, pour que les
c rit iq u e s an ti a ut o rit a ire s a tt ei g ne n t
l’institution militaire. Mais ce n’est pas
tant le service militaire dans son principe
qui est remis en cause que son fonctionnement. L’armée est ébranlée par le
mouvement général de contestation
sociale, mais le service national demeure
avec quelques aménagements. Dans les
années quatre-vingt, l’éloignement des
risques et les difficultés économiques
font apparaître le service comme une
contrainte anachronique, injustifiée et
inutile. L’armée devient un acteur de la
lutte contre le chômage. Les pouvoirs
publics ne parviennent pas à endiguer le
flot des réfractaires et des objecteurs de
conscience. La suppression des tribunaux
militaires et les alternatives civiles au
service permettent cependant de désamorcer les pôles de fixation de l’antimilitarisme.
Le « sursis » dont a bénéficié le
s e r v i c e n a t i o n a l s ’e x p l i q u e p a r l e
consensus dont il fait l’objet dans la
société française en ce qu’il est porteur
de traditions et de rites, et véhicule des
valeurs communément acceptées et intégrées. Il est entré dans les mœurs et
« sorti du champ de la conscience claire »
comme l’écrit Daniel Pennac. Il a ses
rites et ses traditions tels que les fêtes de
conscrits ou le conseil de révision,
examen physique chargé d’attester qu’un
individu est « bon pour le service »,
supprimé en 1966 mais remplacé par les
« trois jours ». Il prend la forme d’un rite
initiatique qui consiste à déplacer la
soumission à l’autorité paternelle vers
une soumission à l’autorité nationale. La
force de l’institution est de fonctionner
alternativement sur deux modes : la
régression, qui prend la forme d’une
infantilisation de l’appelé, en même
temps que la valorisation de soi, nécessaire au passage à l’âge adulte.
Marc Bessin insiste sur la dimension
temporelle du service. Le service constitue pour l’appelé une parenthèse temporelle dans son parcours de vie et spatiale
par l’éloignement des siens. Il est un
temps particulier que l’appelé cherche
avant tout à faire passer avec comme seul
point de mire la libération. La quille, les
calendriers ou les chaînes manifestent ce
poids omniprésent du temps dans le
quotidien des appelés. La gestion du
temps, maîtrisée par l’institution qui dicte
les rythmes entre période d’activité et
d’inactivité (voire d’ennui), échappe aux
appelés. Ceux-ci récupèrent une marge de
manœuvre en fonction du temps passé
sous les drapeaux. La relative prise de
distance vis-à-vis des règles est en effet
le privilège des anciens. Le temps
procède en quelque sorte du grade. Le
service s’inscrit dans une temporalité
linéaire. Il s’insère dans les « calendriers
individuels » et représente une étape transitoire entre l’adolescence et l’âge adulte,
le début ou la poursuite de la vie professionnelle et le mariage. Celui qui, jadis,
n’effectuait pas son service se voyait en
proie à l’opprobre générale et au déni de
sa virilité. Peu à peu les étapes et leur
ordonnancement sont moins socialement
déterminés et prescrits, et le service militaire n’est plus considéré comme la
condition sine qua non de l’arrivée à la
maturité. Dans les années quatre-vingt-dix, il semble plus perturber les vies
affective et professionnelle qu’il ne leur
ouvre la voie.
Le service militaire se veut une
« hi b er na ti o n » vi s- à- v is d u m o nd e
social. Cependant, il est inscrit dans
l’histoire des familles, dans l’histoire de
la société. Bien loin de n’impliquer que le
jeune appelé, il mobilise familles et
proches, comme le montrent les contributions portant sur les permissions avec le
rituel du linge laissé à la mère ou à la
compagne au début de la permission et
récupéré au moment de reprendre le train.
Les permissions ne sont que des parenthèses éphémères qui mettent en exergue,
parfois de manière douloureuse, le décalage qui s’opère entre l’appelé et le reste
de la société. Et les trains de permissionnaires sont le théâtre de l’expression des
frustrations de la vie de reclus et des
co m p or tem e n ts in té rio ri sé s d a ns la
caserne.
Anne-Marie Devreux décrit les mécanismes de construction de l’identité
masculine par opposition à une identité
féminine considérée comme inférieure.
Elle montre comment, à travers les tâches
quotidiennes et dans les discours, l’institution militaire a véhiculé les normes de
division sexuelle des tâches et contribué à
leur intériorisation par les appelés.
L’absence des femmes, en réalité omniprésentes dans cet univers, participe de
cette intériorisation. Présentes dans
l’imaginaire des appelés, elles le sont
également dans les discours et dans le
quotidien. Les tâches ménagères et le
maniement des armes, notamment par le
biais de l’assimilation fréquente entre le
Famas (fusil d’assaut) et la femme, sont
les vecteurs principaux de diffusion de
ces normes. On demande en effet souvent
aux appelés de considérer ce Famas
comme leur femme, de dormir avec lui et
de le protéger de la convoitise de
l’ennemi.
L’ouvrage revient également sur les
mythes du caractère universel et égalitaire du service militaire et du brassage
social qu’il était censé opérer. Les différentes périodes d’incorporation dans
l’année aboutissent en réalité à une
homogénéité des contingents. C’est ainsi
que les contingents d’étudiants se constituent plutôt en août ou en octobre. En
outre, les divers sursis dont les universitaires bénéficient ainsi que la multiplication des formes civiles de service ont peu
à peu mis à mal la réalité du brassage
social. Depuis les années soixante, la
massification scolaire a changé la donne
au sein des régiments. Le rôle social jadis
reconnu à l’institution militaire est ici
largement remis en cause. Les analyses
montrent une difficulté à appréhender des
publics fragiles tels que les jeunes issus
de l’immigration ou les illettrés.
Cet ouvrage, riche de ses contributions pluridisciplinaires, évite l’écueil qui
consistait à porter un regard nostalgique
sur le service militaire. Il dresse un
tableau sans concession de l’institution
service militaire. Si l’on peut regretter le
caractère parcellaire de certains articles
et la difficulté à établir un lien entre eux,
l’ensemble fournit au lecteur de bons
éclairages sur divers aspects de la vie de
caserne.
Caroline Verstappen
Centre d’études en sciences sociales
de la défense
[(1)]
La dernière étude récente est celle du
colonel Camus (Histoire des Saint-Cyriens,
Limoges, Lavauzelle, 1980).
[(2)]
Raoul Girardet, La société militaire dans
la France contemporaine (1815-1939), Paris,
Plon, 1953. Une récente édition actualisée a été
publiée : La société militaire de 1815 à nos
jours, Paris, Perrin, 1998. Pierre Chalmin,
L’officier français de 1815 à 1870, Paris,
Librairie Marcel Rivière, 1957. William Serman,
Les origines des officiers français (1848-1870),
Paris, Publications de la Sorbonne, 1979. Jérôme
Bodin, Les officiers français : grandeur et
misères (1936-1991), Paris, Perrin, 1992.
Vincent Monteil, Les officiers, Paris, Le Seuil
(Le Temps qui court, 8), 1958.