Revue française de sociologie
Ophrys

I.S.B.N.9782708012332
230 pages

p. 31 à 62
doi: 10.3917/rfs.501.0031

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Volume 50 2009/1

L’acteur et la mesure

Le comptage de la délinquance entre données administratives et enquêtes  [*]

Renée Zauberman Philippe Robert Sophie Névanen Emmanuel Didier
Depuis que la délinquance a émergé comme problème de société, il a fallu en estimer l’importance et l’évolution. On a d’abord recouru exclusivement aux mesures de l’activité des professionnels de l’action pénale. Au cours de la seconde partie du XXe siècle, le doute sur la suffisance de ces données institutionnelles n’a cessé de monter – surtout avec l’émergence du débat sur la peur du crime et l’insécurité – amenant la création d’enquêtes en population générale. Dès lors, le problème de la mesure de la délinquance est devenu celui de la confrontation de différentes sources d’information, comptages d’activité institutionnelle d’un côté, enquêtes de l’autre. L’article montre comment comparer, dans le cas français, les données fournies par les enquêtes nationales de victimation disponibles et les statistiques policières éditées par le ministère de l’Intérieur, et quelles leçons tirer de cette confrontation. Finalement, il apparaît que la mesure ne doit pas servir à clore le débat sur la délinquance mais plutôt à l’ouvrir. As soon as crime has emerged as a social problem, estimating its level and trend has become a central issue. Historically, these estimates were based on the records of criminal agencies’ activity. Along the 20th century, growing uncertainty as to the adequacy of these institutional data, along with the surfacing debate on fear of crime and insecurity led to the designing of general population crime surveys. From then on, measuring crime has increasingly entailed confronting a variety of sources like institutional data bases on the one hand, general population surveys on the other. The article draws upon French national victimisation surveys and police statistics to learn lessons from their comparison. The authors’ conclusion is that reaching an estimate of crime should not close the debate but open it instead. Seit Auftreten der Delinquenz als Gesellschaftsproblem, war es notwendig ihre Bedeutung und ihre Entwicklung einzuschätzen. Zunächst berücksichtigte man ausschließlich die Messungen der Aktivität des im Penalbetrieb tätigen Personals. In der zweiten Hälfte des zwanzigsten Jahrhunderts wurde der Zweifel am Genügen dieser institutionellen Daten immer größer – besonders bei der auftretenden Debatte zur Angst vor Verbrechen und Unsicherheit – und folglich wurden Untersuchungen in der allgemeinen Bevölkerung eingeführt. Damit wurde das Problem der Messung der Delinquenz zum Problem der Konfrontierung verschiedener Informationsquellen, institutionelle Aktivitätszählungen einerseits, und Untersuchungen andererseits. In diesem Aufsatz wird gezeigt, wie man im Falle Frankreich, die durch verfügbare nationale Untersuchungen zur Viktimisierung gelieferten Daten und die Polizeistatistiken vergleicht, die vom Innenministerium ausgegeben werden und welche Erfahrungen aus dieser Konfrontierung gezogen werden. Es zeigt sich schließlich, daß die Messung nicht dazu dienen darf, die Debatte zu Delinquenz abzuschließen sondern sie im Gegenteil zu eröffnen. Desde que la delincuencia ha surgido como problema de sociedad, ha sido necesario considerar la importancia y su evolución. Primero, se a recurrido exclusivamente a las medidas de la actividad de los profesionales de la acción penal. En el transcurso de la segunda parte del siglo XX la duda sobre la suficiencia de esos datos institucionales no ha cesado de aumentar – sobre todo con la aparición del debate sobre el miedo del crimen y la inseguridad – induciendo a realizar encuestas en la población general. Desde ese momento, el problema de la evaluación de la delincuencia se ha convertido en el de la confrontación de las diferentes fuentes de información, contajes de actividad institucional de un lado y encuestas del otro. En el caso francés el artículo nos muestra como comparar, los datos disponibles suministrados por las encuestas nacionales de las víctimas y las estadísticas policiales editadas por el Ministerio del Interior, como también las lecciones que se pueden sacar de esta confrontación. Finalmente, resulta que la medida no debe servir cerrar el debate sobre la delincuencia, si no mejor para abrirlo.
• Position du problème
• État des données
• Comparer deux séries
Les atteintes aux biens : distance et convergence
Les agressions : distance et divergence
• RÉFÉRENCES


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