Romain Bertrand, politiste, enseigne à l’Institut d’études politiques de Paris. Sa thèse de doctorat (octobre 2000), analyse la construction de l’État colonial néerlandais à Java à la fin du xixe siècle. Ses travaux actuels portent sur la place des répertoires de l’invisible et des pratiques magiques dans la vie politique en Indonésie. Parmi ses articles, on peut mentionner « Indonésie, le désordre nouveau », Critique internationale, n° 8, été 2000 et « Ki Gendeng, un sorcier en politique. Réflexions sur les dimensions occultes de l’espace public en Indonésie », Politix, à paraître au cours du premier semestre 2001.
Laurent Dartigues, anthropologue, a publié : « La notion d’arène en anthropologie politique », Das Arabische Buch, Working papers n° 18, 1997 ; « L’émergence de l’approche économique dans la problématique de l’illettrisme » in Christiane El hayeck (éd.), Illettrisme et monde du travail, La Documentation française, 2000 (en coll. Emmanuel de Lescure) ; « La corruption, de l’économie de bazar au bazar de l’économie ? », Nouveaux cahiers de l’IUED, n° 9, 2000 (en coll. E. de Lescure).
Alain Desrosières, administrateur de l’Institut national de statistique et d’études économiques, a travaillé à l’histoire et à la fabrication des nomenclatures socioprofessionnelles françaises. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire des techniques et des institutions statistiques. Il a notamment publié La politique des grands nombres (La Découverte, 2000) et Les catégories socioprofessionnelles, La Découverte, 2000 (en coll. Laurent Thévenot).
Georges Diener, historien, est actuellement conseiller de coopération et d’action culturelle près de l’ambassade de France en République de Moldavie. Il est l’auteur, entre autres, de : « Histoire des relations culturelles franco-hongroises », Cahiers d’études hongroises, 1990 (Éd. Centre interuniversitaire d’études hongroises-université Paris III) ; Une histoire de l’Institut français en Hongrie de 1947 à 1989. Relations culturelles franco-hongroises, Paris, L’Harmattan-Magvetö, 1990 ; Francofonia, o punte a sinceritatii (Francophonie, le pont de la sincérité), Iasi, Éd. Cronica, textes réunis par Valeriu Stancu et G. Diener, 1996 (2 vol.) ; Roumanie, l’autre communisme (l’Harmattan, 2001, à paraître).
Michel Freyssenet, sociologue au CNRS (CSU-Iresco) est co-directeur du réseau international Gerpisa (EA 2542 Histoire des entreprises, EHESS, université d’Evry). Il a notamment publié La division capitaliste du travail (Savelli, 1977), One Best Way ? (Oxfrod University Press, 1998, en collaboration), Les modèles productifs, La Découverte, 2000 (en coll. Robert Boyer).
Jean Joana, politiste, est chercheur associé au Centre d’études des politiques publiques et des espaces locaux (université Montpellier I). Il est l’auteur de Pratiques politiques des députés français au xixe siècle. Du dilettante au spécialiste (L’Harmattan, 1999). Il a publié récemment « La sociologie historique face au local. Enjeux problématiques d’une analyse de l’action publique municipale sous la iiie république », in Curapp, Les méthodes au concret, Paris, Puf, 2000. Outre une recherche sur l’activité politique des commissaires européens, il travaille actuellement sur les processus de professionnalisation des armées en Europe.
Isabelle Merle est historienne au CNRS (Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles, Marseille). Spécialiste de l’histoire du Pacifique sud, elle travaille plus précisément dans le domaine d’une histoire comparée des systèmes coloniaux franco-anglais des sociétés de peuplement (Australie, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie). Elle a notamment publié « Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie, 1853-1920 » (Belin, 1995) et prépare actuellement avec Michel Naepels, la publication d’un recueil d’articles consacré à la question de l’histoire et de l’anthropologie dans le Pacifique (à paraître, L’Harmattan, 2001).
Marie Pinau-Salaün, sociologue, enseigne dans le secondaire. Elle est actuellement chargée de cours à l’université Paris VIII-Saint-Denis et participe au programme de recherche interdisciplinaire « Études océaniennes d’aujourd’hui » de l’EHESS. Elle a publié « Histoire et mémoire d’une institution coloniale : la scolarisation des Kanak au temps de l’indigénat », in Alban Bensa et Isabelle Leblic (éd.) En pays kanak, Paris, Mission du Patrimoine ethnologique, coll. « Ethnologie de la France », Éd. de la MSH-ministère de la Culture, 2000 ; « Être Kanak à l’école » in « Repenser l’école. Témoignages et expériences éducatives en milieu autochtone », Ethnies, n° 22-23, Paris, 1997-1998.