Hélène Blais enseigne l’histoire à l’université de Reims. Elle a soutenu en 2000, à l’École des hautes études en sciences sociales, une thèse sur les voyages français dans le Pacifique dans la première moitié du xixe siècle. Ses recherches portent sur les interactions entre les savoirs géographiques et l’expansion coloniale, et sur l’histoire de la géographie au xixe siècle. Elle est l’auteur de « Comment trouver le meilleur nom géographique ? La question de la dénomination des îles océaniennes », L’espace géographique, n° 4, t. XXX, décembre 2001.
Yves Dezalay est sociologue au CNRS (MSH, Paris) Après s’être intéressé à la restructuration des champs juridiques sous l’effet de l’internalisation (« Marchands de droit », 1992 ; « Professional Competition and Professional Power », 1995), il a poursuivi ces recherches en collaboration avec Bryant Garth (« Dealing in Virtue », 1996), avant de les élargir à l’internationalisation des champs nationaux du pouvoir d’État « Internationalization of Palace Wars », et « Global Prescriptions » à paraître en 2002.
Bryant Garth enseigne le droit à l’American Bar Foundation Research Centre (ABF, Chicago). Après s’être intéressé au thème de l’accès à la justice (« Access to Justice », 1980-1985, en coll. Mauro Capelletti), il a travaillé avec Y. Dezalay, d’abord sur la question de l’arbitrage commercial international (« Dealing in Virtue », 1996) puis sur l’internationalisation des champs nationaux du pouvoir d’État (« Internationalization of Palace Wars », et « Global Prescriptions »).
Liora Israël prépare une thèse de sociologie historique, portant sur la Résistance dans les milieux judiciaires pendant la Seconde Guerre mondiale. Doctorante au Groupe d’analyse des politiques publiques (CNRS), associée à l’Institut d’Histoire du Temps Présent (CNRS). Elle est l’auteur de « Les mises en scène d’une justice quotidienne », Droit et Société, n° 42-43, 1999 ; « Le chercheur en sciences sociales comme acteur du procès ? », Droit et Société, n° 44-45, 2000, (en coll. Guillaume Mouralis) ; « Cadres et motifs de l’action résistante : l’exemple du Front national des juristes (1940-1944) », Raisons pratiques, Paris, EHESS (à paraître, décembre 2001).
Stephen Jacobson, historien, enseigne au Département d’études hispaniques et hispano-américaines à King’s College, Université de Londres. Il a déjà publié divers articles sur le droit catalan à Barcelone au xixe siècle, et prépare actuellement un ouvrage sur le sujet.
Olivier Masclet, sociologue, enseigne à l’université de Metz et il est membre de l’Erase (Équipe de recherche en anthropologie et sociologie de l’expertise) et du CSE (Centre de sociologie européenne). Ses principales recherches et publications portent sur les transformations des conditions d’existence des classes populaires et leurs incidences sur « l’intégration » des populations immigrées algériennes et marocaines. Il a publié sur ces sujets dans le Journal des anthropologues, Critiques sociales, Autrement et Actes de la recherche en sciences sociales.
Didier Péclard prépare un doctorat à l’Institut d’études politiques de Paris. Sa thèse traite de l’influence des missions chrétiennes sur l’histoire du nationalisme dans le centre de l’Angola au xixe siècle. Il est également chercheur associé à l’université de Bâle, où il mène une recherche sur les relations entre la Suisse et l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.
Ronen Shamir enseigne la sociologie à l’université de Tel-Aviv. Il a mené des recherches et publié de nombreux articles concernant des questions de sociologie du droit et de sociologie politique. Son dernier récent (The Colonies of Law, Cambridge University Press, 2000) traite des origines de l’attitude sioniste relativement au droit dans la Palestine des années 1920. Actuellement, ses recherches portent sur le rôle des ONG comme entrepreneurs moraux et sur la rationalisation de la moralité dans le capitalisme avancé.
Antoine Vauchez est politiste au CNRS rattaché au CURAPP. Il a soutenu en décembre 2000 une thèse consacrée aux conditions d’émergence d’un nouveau modèle d’excellence judiciaire dans la lutte contre le crime organisé en Italie (LGDJ, coll. « Droit et société », à paraître). Ses travaux ont à ce jour porté sur la sociologie des professionnels du droit (« Parler d’expérience(s). La formation d’un nouveau modèle d’excellence judiciaire en Italie », in Juger le politique, Presses universitaires de Rennes, 2001) et des entreprises savantes de collaboration entre droit et sciences sociales (« Traduire en justice. La naissance d’une sociologie du droit dans l’Italie des années 1960 », in Les sciences du gouvernement en Europe au xixe et xxe siècles, Economica, à paraître).