Genèses
Belin

I.S.B.N.2701134390
176 pages

p. 114 à 127
doi: en cours

Veille sur la revue
Vous consultez

Dossier

no51 2003/2

Les mots de la ville

L’histoire coloniale constitue un angle mort de l’historiographie française. Cette histoire au contenu flou, largement discréditée, a pourtant produit un savoir qui, en certains domaines, a pu servir à l’histoire de l’Afrique écrite après les indépendances. Cet article étudie l’émergence de ce sous-champ disciplinaire directement soutenu par les milieux coloniaux. Il analyse sa laborieuse affirmation (1880-1930) – tant sur le plan strictement scientifique qu’institutionnel – au sein de l’Université française. Colonial history constitutes a blind spot in French historiography. This history, with its vague, largely discredited content, nevertheless produced knowledge which, in some areas, was useful in writing the history of Africa after the colonies became independent. This article examines how this sub-field within the discipline emerged, directly supported by colonial circles. It analyses its laborious establishment within the French University (1880-1930) both from a strictly scientific as well as an institutional standpoint.
• La laborieuse affirmation de l’histoire coloniale : une imparfaite reconnaissance institutionnelle
— La constitution d’un champ disciplinaire
— Une stratégie d’institutionnalisation soutenue par les milieux coloniaux
• Une légitimité scientifique en demi-teinte
— Une apparente réussite
— « La maison, les écuries » : un statut subalterne
— Des doutes épistémologiques persistants
— Entre science et propagande : une tache indélébile


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis