2003
Genèses
Dossier
Auteurs
Sophie Dulucq enseigne
l’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-le Mirail et mène ses
recherches dans le cadre du SEDET (Paris VII-CNRS). Elle a publié
La France et les villes d’Afrique noire
francophone, quarante ans d’intervention (1945-1985), L’Harmattan,
1997 et Émile Dussaulx. Journal du Soudan
(1894-1898), L’Harmattan, 2000. Elle a codirigé, avec Colette
Zytnicki, un ouvrage sur les historiographies africaines et latino-américaines
: Décoloniser l’histoire ? De l’histoire
coloniale aux histoires nationales en Amérique latine et en Afrique (Nord et
Sud du Sahara), xixe-xxe siècles, à paraître en 2003
aux publications de la Société d’histoire d’outre-mer. Elle travaille
actuellement sur l’écriture de l’histoire de l’Afrique subsaharienne.
Mona Harb est politologue
et urbaniste ; elle enseigne à l’université américaine de Beyrouth, où elle est
responsable du programme de masters en urbanisme. Actuellement, elle achève sa
thèse en science politique (« Formes alternatives de l’action publique au Liban
: le cas des acteurs communautaires chiites en banlieue sud de Beyrouth ») à
l’université de Montpellier I. Parmi ses publications, on note : « Urban
Governance in Post-War Beirut : Resources, Negotiations, and Contestations in
the Elyssar Project », in Seteney
Shami (éd.), Capital Cities : Ethnographies of
Urban Governance in the Middle East, Toronto University Press,
2001.
Alain Faure, historien,
chercheur à l’université de Paris X-Nanterre, mène des recherches sur
l’histoire sociale des espaces urbains, aux xixe et xxe siècles, tout particulièrement
l’espace parisien. La formation de la population urbaine est naturellement
incluse dans ce projet et fait l’objet de publications à paraître en ce
printemps 2003, un livre : La mobilité d’une
génération de Français (Ined, en collaboration avec Jean-Claude
Farcy) et un article : « Paris, “gouffre de l’espèce humaine” ? », à paraître
dans le numéro de French historical
studies consacré à Paris.
Marco Folin, historien,
enseigne l’histoire des villes et de l’urbanisme à la faculté d’architecture de
l’université de Gênes. Ses recherches portent sur l’histoire urbaine italienne
à la période de la Renaissance. Il est l’auteur de nombreuses publications,
dont récemment : Rinascimento estense. Politica,
cultura, istituzioni di un antico Stato italiano, Bari-Roma,
Laterza, 2001.
Nicolas Puig est
spécialisé en anthropologie urbaine et travaille sur la question des sociétés
citadines dans les villes du monde arabe et musulman. Il a effectué une longue
enquête sur les recompositions territoriales et sociales affectant l’espace
social du Sud tunisien et notamment la ville de Tozeur (ouvrage sous presse aux
éditions Karthala). Il conduit actuellement une recherche sur les musiciens
populaires au Caire.
Paul-André Rosental,
historien, chercheur associé à l’Ined, enseigne à l’EHESS et travaille sur
l’histoire sociale et politique des populations. Il a publié
Les Sentiers invisibles. Espace, familles et
migrations dans la France du xixe siècle, Paris, EHESS, 1999
et L’Intelligence démographique. Sciences et
politiques des populations en France, 1930-1960, Odile Jacob,
2003.
Brigitte Studer enseigne
l’histoire contemporaine à l’université de Berne. Ses recherches portent en
particulier sur l’histoire du stalinisme et de l’Internationale communiste, sur
celle des femmes et de la construction des genres, ainsi que sur une histoire
sociale du national et de l’État. Elle a notamment publié sur les relations
entre le Komintern et le Parti communiste suisse (Un parti sous influence, L’Âge d’homme, 1994),
la formation du cadre stalinien au sein du parti communiste soviétique, du
Komintern et des écoles internationales de cadres (Der stalinistische Parteikader, Böhlau, 2001) et
les formes de discours de soi en Union soviétique et dans les partis
communistes (Parler de soi sous
Staline, Paris, MSH, 2002).
Christian Topalov,
sociologue, est chercheur au CNRS (Cultures et sociétés urbaines) et enseignant
à l’EHESS. Parmi ses publications récentes (directions d’ouvrages) :
Laboratoires du nouveau siècle (Paris,
EHESS, 1999), La ville des sciences
sociales (avec Bernard Lepetit, Belin, 2001),
Les divisions de la ville (Paris, MSH,
2002).
Colette Zytnicki enseigne
l’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-le Mirail et appartient au
laboratoire Diasporas (université de Toulouse-le Mirail-CNRS). Elle a publié
Les Juifs à Toulouse (1945-1970). Une communauté
toujours recommencée, Presses universitaires du Mirail, 1998, et a
dirigé avec Sophie Dulucq : Décoloniser
l’histoire ? De l’histoire coloniale aux histoires nationales en Amérique
latine et en Afrique (Nord et Sud du Sahara),
xixe-xxe siècles (parution 2003).
Elle travaille actuellement sur l’institutionnalisation de l’histoire coloniale
en France (fin xixe-années 1950).