Nicolas Beaupré, historien, spécialiste d’histoire culturelle et comparée, enseigne à l’université de Nanterre. Sa thèse soutenue en 2002, intitulée Les écrivains combattants français et allemands de la Grande Guerre (1914-1920). Essai d’histoire comparée, doit être publiée en décembre 2003. Il est, entre autres, l’auteur de « Marginaux, marginalités, marginalisation », dossier thématique, 14-18 Aujourd’hui-Today-Heute, n° 4, 2001 (en coll. Christian Ingrao).
Agnès Bensussan, sociologue, est doctorante à l’IEP de Grenoble et rattachée au Cerat (Centre de recherche sur la politique, l’administration, la ville et le territoire). Elle poursuit actuellement ses recherches au Centre Marc Bloch (Berlin). Sa thèse porte sur Domination communiste et répression de l’opposition. L’exemple de la RDA entre 1970 et 1989. Elle a publié « La RDA de 1949 à 1989 : entre pouvoir du politique et société sans pouvoir », Communisme, n° 64, 2000.
Sébastien Chauvin, élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé de sciences économiques et sociales, étudiant au DEA de sciences sociales ENS-EHESS, est notamment l’auteur de, « Norbert Elias, The Society of Individuals », Contemporary Sociology, vol. 32, n°4, 2003. Il travaille actuellement sur les humoristes en France et aux États-Unis.
Dorota Dakowska, politiste, est doctorante à l’IEP de Paris, rattachée au Ceri (Centre d’études et de recherches internationales). Après trois ans de recherches au Centre Marc Bloch de Berlin elle est actuellement Junior Fellow au Collegium Budapest (Institute for Advanced Study). Sa thèse porte sur Le rôle des fondations politiques dans la politique étrangère de l’Allemagne à l’égard de la Pologne après 1989. Elle a publié récemment « Usages et mésusages du concept de gouvernance appliqué à l’élargissement de l’Union européenne », Politique européenne, n° 10, 2003.
Konrad. H. Jarausch enseigne à l’université de Caroline du Nord (chaire de civilisation européenne) et est codirecteur du Centre de recherche d’histoire contemporaine de Potsdam. Ses travaux portent essentiellement, depuis une dizaine d’années, sur les processus de l’unification allemande, sur l’historiographie est-allemande, sur les débats scientifiques relatifs à la nature du régime est-allemand et, enfin, sur les questions d’interprétation de l’histoire allemande au xxe siècle. Il a récemment publié La mémoire blessée. Culture du souvenir et histoire du temps présent en conflit, Francfort, Campus, 2002 (en coll. Martin Sabrow) ; Shattered Past : Reconstructing German histories, Princeton, Princeton University Press, 2003 (en coll. Michael Geyer).
Thomas Lindenberger est historien et chercheur au ZZF (Zentrum für Zeithistorische Forschung, Centre de recherche d’histoire du temps présent). Il enseigne également à l’université de Potsdam. Il est spécialisé en histoire allemande des xixe et xxe siècles et notamment en histoire des médias et en histoire sociale de la RDA. Il a notamment publié : « La police populaire de la RDA de 1952 à 1958. Une micro-étude sur la gouvernamentalité de l’État socialiste », Annales. Histoire, sciences sociales, n° 1, 1998 ; Herrschaft und Eigen-Sinn in der Diktatur. Studien zur Gesellschaftsgeschichte der DDR, Köln, 1999 ; Volkspolizei. Herrschaftspraxis und öffentliche Ordnung im SED-Staat, 1952-1968, Köln, Weimar, Wien, Böhlau, 2003.
Martine Mespoulet, sociologue, enseigne la sociologie et la démographie à l’université d’Angers. Ses travaux de recherche ont porté jusqu’ici sur l’histoire des institutions et des formes de la production statistique en Russie et en URSS du xixe siècle à nos jours. Elle a écrit plusieurs articles à ce sujet, notamment dans les Cahiers du monde russe, la Revue d’études comparatives Est-Ouest, le Mouvement social et Science in Context. Elle est l’auteur de Statistique et révolution en Russie. Un compromis impossible (1880-1930), Pur, 2001 ; L’anarchie bureaucratique. Statistique et pouvoir sous Staline, La Découverte, 2003 (en coll. Alain Blum).
Andrzej Paczkowski, historien, directeur de la section d’Histoire politique du temps présent à l’Institut d’études politiques de l’Académie polonaise des sciences (ISP PAN), enseigne au Collegium Civitas et est également membre du comité scientifique de l’IPN. Il est auteur, entre autres de « La presse polonaise de 1918 a 1939 » (1980), « StanisÅ‚aw MikoÅ‚ajczyk, échec du réaliste » (Varsovie, 1991), « D’une victoire falsifiée à une véritable défaite. Esquisses d’un portait du PRL » (Cracovie, 1999), « Un demi-siècle d’histoire de la Pologne » (Varsovie, 2000). Ses récentes recherches portent sur l’histoire du temps présent en Pologne, en particulier sur la période communiste et sur l’appareil de sécurité d’État, ainsi que sur la gestion du passé récent dans la vie publique dans la Pologne d’aujourd’hui.
Ulrike Poppe étudia l’histoire, la pédagogie de l’art (Kunsterziehung) et la muséologie avant de participer à divers groupes de la scène oppositionnelle de RDA. Elle fut en particulier cofondatrice du mouvement « Femmes pour la paix » en 1982, de l’« Initiative paix et droits de l’homme » en 1985, puis de « Démocratie, maintenant ! » en 1989. Depuis 1991, elle est chargée d’études en histoire du temps présent au sein de l’Académie évangélique de Berlin et participe, entre autres, à différents travaux de recherche sur l’opposition en RDA. Elle a en particulier coédité, en 1995, Entre auto-affirmation et adaptation. Les formes de résistance et d’opposition en RDA, Berlin, Links, 1995