Les avatars du « travail à la CHAÎNE » dans l’œuvre de Georges Friedmann (1931-1966)
Gwenaële Rot
François Vatin
Georges Friedmann est connu comme le fondateur d’une sociologie du travail « humaniste », critiquant les effets délétères sur l’homme du travail industriel moderne. Ce n’est que très progressivement qu’il devient le critique radical et pessimiste du travail déshumanisé que l’histoire a retenu. Mais, si l’orientation idéologique de cet auteur n’a cessé d’évoluer, le modèle de la chaîne de montage est toujours resté pour lui une référence canonique du travail moderne. En retraçant systématiquement les analyses qu’il mène, pendant près de quarante ans, de cette forme d’organisation, on peut donc suivre assez précisément les méandres de l’histoire d’une œuvre, marquée par les engagements de son auteur dans son siècle.
Georges Friedmann is known as the founder of a “humanistic” sociology of work critical of the deleterious effects of modern industrial work on human beings. It was only gradually that he became the radical, pessimistic critic of dehumanised work that history remembers. Although Friedmann’s ideological orientation continually evolved, the assembly line model always remained for him the canonical standard of modern work. By systematically going over the analyses of this form of organisation he conducted for nearly forty years, it is possible to follow with a fair degree of accuracy the twists and turns in the history of a work marked by Friedmann’s commitments to his century.
• 1934. Le soleil se lève à l’Est
• 1941. La chaîne et le parapluie
• 1950. Chaînes classiques, chaînes modernes, chaînes sociales
• 1956. Le travail en miettes