Genèses
Belin

I.S.B.N.2701141794
170 pages

p. 5 à 27
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Dossier : Histoire et oubli

no 61 2005/4

L’exilé et le témoin. Sur une enquête autobiographique et son oubli

Anna Iuso
En août 1939, trois professeurs de Harvard invitent les Allemands exilés après la victoire de Hitler, en 1933, à rédiger une autobiographie pour participer à un concours. Deux cent trente-quatre exilés, en majorité des Juifs, enverront leur récit de vie. Ceux-ci ne seront pas analysés par les enquêteurs ni édités après la guerre par leurs auteurs. La publication posthume, en 1986, du récit de Karl Löwith révèlera ce fonds d’archives. L’article se propose d’éclairer trois paradoxes : Qu’est-ce qu’écrire sa vie sur injonction ? Pourquoi les exilés n’ont-ils pas assumé après guerre leur statut de témoin ? Pourquoi ces vies sont-elles aujourd’hui redécouvertes ? In August 1939, three Harvard professors asked Germans exiled after Hitler’s victory in 1933 to write an autobiography for a contest. Two hundred and thirty-four exiles, most of them Jews, sent in their life stories, which were neither analysed by the interviewers nor published after the war by their authors. The posthumous publication of Karl Löwith’s account in 1986 revealed the existence of the archive collection. This article proposes to shed light on three paradoxes: What does it mean to write one’s life on command? Why did the exiles refrain from assuming their status as witnesses after the war? Why have these autobiographies been rediscovered today?
• Odyssées
• La face cachée de l’autobiographie
• De simples témoins
• Karl Löwith parmi les autres
• Les intermittences de l’oubli
• Ouvrages cités


© Cairn 2007 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
À propos | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis