Ocnophile ou philobate ?
Marie Boutrolle
Y a-t-il une position gestaltiste concernant la régression ?
L’invitation au lâcher-prise pourrait la favoriser, alors que
l’insistance sur les notions de choix et de responsabilité
semble lui faire obstacle. La position du Gestalt-thérapeute,
ainsi que sa sensibilité personnelle, nous ont semblé centrales à interroger.
Dans son livre « Les voies de la régression» M. Balint propose une théorie concernant deux façons d’être au monde,
qui concernent aussi bien le thérapeute que le thérapisant.
Elles vont infléchir la relation thérapeutique, et entraîner
une certaine forme de régression. Cette théorie nous a
semblé intéressante parce qu’elle mettait l’accent sur la
sensibilité du thérapeute au delà de ses positions théoriques.
Après avoir présenté l’analyse de M. Balint, nous avons
poussé plus loin notre réflexion à la lumière de notre expérience de Gestalt-thérapeute et de superviseur. Nous avons
tenté de cerner de plus près la position de la Gestaltthérapie concernant la régression. Le plus important pour nous a
été de montrer, au-delà de la théorie, le rôle de l’implication
personnelle de chacun des protagonistes dans le déroulement de la thérapie.
• LES DEUX MODÈLES DE LA RÉGRESSION
CHEZ BALINT
— Du côté du thérapeute
— Du côté du thérapisant
— Pour résumer
• POUR ALLER PLUS LOIN
• ET LA RÉGRESSION ?
• CONCLUSION
• BIBLIOGRAPHIE