2002
Revue de la Société Française de Gestalt
Théorie clinique de la régression
Analyse bioénergétique
Guy Tonella
Docteur en Psychologie Clinique, Psychothérapeute, Membre de la Faculté de l’Institut international d’Analyse bioénergétique (New-York), Membre Titulaire Didacticien du SNPPSy (Paris). Anime des séminaires de thérapie de groupe en couple de thérapeutes centrés sur la construction du lien intersubjectif. Auteur deL’analyse bioénergétique, Ed. Bernet-Danilo, Col. Essentialis, 1994.
Le concept de régression appartient au champ théorique
psychanalytique. Un cas clinique, Rafaël, ouvre sur une
réflexion critique du concept de régression, y substituant le
concept d’actualisation. Ce changement terminologique
s’étaye sur une redéfinition de l’archaïque. L’archaïque est
ici conçu comme force vive, logeant dans les espaces
interstitiels de l’être et imprègnant ses tissus, donnée
immédiate de l’expérience, dans son sens phénoménologique.
Il génère une conception du travaildanslelienthérapeutique qui implique la présence active du thérapeute comme
objet d’attachement et d’interaction et une rencontre ici et
maintenant, créant un entre-deux initiateur d’intersubjectivation, de mise en forme puis de mise en sens.
D’un point de vue terminologique, régression signifie « mar-cher en faisant retour en arrière ». Il s’oppose donc à la
progression qui est « marche vers l’avant ».
Freud emprunte le terme existant de régression pour en faire
un concept psychodynamique central en psychanalyse.
Laplanche et Pontalis ( Vocabulaire de la Psychanalyse), le définissent ainsi : « Dans un processus psychique comportant un
sens de parcours ou de développement, on désigne par régression un retour en sens inverse à partir d’un point déjà atteint jusqu’à un point situé avant lui ».
Le concept de régression, comme beaucoup d’autres
concepts psychanalytiques, est devenu un concept théorique et
clinique dépassant le champ de la théorie et de la pratique psychanalytiques. Beaucoup d’autres méthodes thérapeutiques
l’utilisent.
En dehors du cadre et de la pratique psychanalytiques, reste-t-il cependant pertinent ?
Rafaël a 28 ans lorsqu’il commence sa thérapie avec moi.
Il me parle d’un état de « stress » général, profond et permanent, mais il ne peut distinguer aucune sensation ni
émotion : il gère sa vie, il la pense de manière rationnelle, il
n’a aucune vie affective et sexuelle et, en dehors des
heures de travail, il exécute des programmes d’activité qu’il
s’est préparés.
Il vient parce que sa vie est vide, vide de sensations, de
sentiments et de sens, et parce qu’il a envie d’aimer et
d’être aimé sans vraiment savoir ce que c’est ni comment
s’y prendre. Il a soif d’amour et en est en même temps
effrayé.
Rafael ne s’est jamais senti aimé par ses parents exclusivement préoccupés par leurs devoirs. Il décrit sa mère
comme une préceptrice froide, exigeante, critique et excessivement frustrante. Il décrit son père comme quelqu’un de
routinier, sans présence et soumis à sa femme. Il me dira :
« J’ai été élevé dans un bidonville doré ; on m’a donné à
manger et quelques jouets pour que je me taise... mais personne ne m’a aimé. » Son seul lien affectif vivant était avec
son frère de 2 ans son cadet ; mais il en est séparé lorsqu’il
entre en internat. Il me décrit alors ses efforts pour quitter la
vie. Entre 7 et 10 ans, se sentant vide, seul et sans existence, il commence à se mettre à l’épreuve en réduisant au
maximum sa respiration et en pratiquant des apnées de
plus en plus longues. Puis il commence à réduire ses battements cardiaques, passant de 50 à 40, puis 30 et enfin 19
battements/minutes. Il est alors au bord de l’évanouissement, avec des vertiges et des troubles de la vision. Entre
12 et 18 ans, il cherche à réduire son sommeil. Vers 15 ans,
il ne dort plus que 2 h par nuit, s’y est habitué, mais il est
devenu zombie. Personne, cependant, ne s’est aperçu de
rien durant cette dizaine d’années où il s’est mis en grève
de la vie.
J’ai éprouvé très vite un sentiment d’attachement à son égard.
Je lui ai réappris à respirer, bouger, me regarder, se laisser être
regardé par moi, dans la distance intime, œil à œil. Il était au
début gelé, sans sensations ni émotions, et je perçevais une
immense terreur en lui. Je lui lançais un coussin et nous jouions;
il commençait à y prendre plaisir et à entrer dans la relation, à
sortir de l’inexistence, à avoir besoin de venir me voir plutôt que
d’y être obligé par son programme mentalement décidé. J’ai
senti le lien qu’il construisait avec moi dans son regard et la liberté qu’il prenait à me dire qu’il commençait à avoir peur et qu’il
avait toujours manqué de contacts physiques. Alors, sans lui
demander s’il avait envie de mes bras, je l’ai pris dans mes bras,
encore et encore, et sa tête dans mes mains, la soutenant, la
berçant, soupesant l’abandon qu’il se permettait, attentif à sa terreur de perdre la tête. Il découvrira la sensation de chaleur physique, sous une couverture, parfois lové contre moi, la sensation
de sécurité puis de confiance car je ne lui demande rien. Il
découvrira le sentiment de chaleur qui deviendra tendresse et un
sens de l’existence qui émerge.
Il faudra encore du temps, beaucoup de temps, pour que son
agressivité s’éveille, qu’il affirme ses besoins, ses désirs et sa
propre subjectivité. Nous nous battrons ensemble et il hésitera
longtemps avant de donner la pleine mesure de sa force. Les
angoisses de mort, de chute dans le néant, la terreur de l’annihilation sous le regard noir de sa mère, sa haine meurtrière à
l’égard de cette mère dont il ne peut s’approcher que difficilement, l’amèneront plus d’une fois au bord de l’insoutenable,
mais dans tous ces moments, de mon propre chef ou de sa
propre initiative, il sait retrouver mon regard, mes bras, mon
corps, mes paroles qui donnent un sens ou mettent en forme
imagée ce qu’il vit dans la vérité dénudée du frisson, des tremblements, du cri ou du retrait dans la congélation pré-mortem.
QUESTIONNER LE CONCEPT DE RÉGRESSION
Alors, peut-on parler d’un processus de régression ayant
amené Rafael à découvrir ses sensations propres, ses émotions, ses mouvements spontanés, le lien intersubjectif fait de
moments de fusion et de moments de distance ?
Est-ce parce que, comme un petit enfant, parfois un bébé, il a
eu besoin d’un soutien proche et tendre de ma part, de contacts
physiques de mes mains et de mon corps, que l’on peut parler
de régression ?
Est-ce parce qu’il a eu besoin d’éprouver le plaisir partagé qu’il
ne connaissait pas, parce qu’il avait besoin de construire des
« working model » dont parle Bowlby (des modèles affectivocognitivomoteurs, référents et efficaces), parce qu’il nécessitait
de ma part la confirmation encore et encore exprimée qu’il avait
le droit de partir à la conquête du monde et de l’amour, que nous
pouvons décrire ce trajet thérapeutique comme régressif ?
Je ne le crois pas.
Si je regarde Rafael de l’extérieur, peut-être pourrais-je trouver
qu’à bien des moments, Rafael était en régression, couché en
position foetale, les yeux fermés, quasi-dormant, mes bras passés autour de lui.
Mais si je repense ces séquences à partir de la relation d’implication et d’interaction que j’avais avec lui dans ces moments,
ce n’est pas le langage que j’utiliserais. Je dirais qu’un besoin en
lui, jusqu’alors inexprimé et inexprimable s’actualisait par une
posture, un état de vitalité, un lien affectif dont j’étais partie prenante. Dans ces moments, il ne faisait pas retour en arrière, il
laissait un état s’exprimer, telle une vérité non déguisée que je
prenais en l’état, dans le présent de son assomption, moi-même
acteur ou co-acteur de l’expérience en train de se vivre.
En ce sens, je trouve que la notion de régression est un
effet de langage : elle n’existe que dans le regard de l’autre, du
thérapeute ou du théoricien, par la distance qu’il a vis à vis de
l’expérience que vit son patient : le thérapeute voit son patient
régresser parce qu’il reste à distance émotionnelle du phénomène qu’il observe.
L’utilisation de la notion de régression peut aussi être un effet
de modèle théorique de référence. Le postulat serait : « tout
ce qui n’est plus manifesté dans l’ordre de la parole serait
régressif en renvoyant à des formes d’expression plus
anciennes ». En ce sens, le cadre psychanalytique, fondé sur
l’expression langagière, pourrait utiliser de manière appropriée
le concept de régression qu’il a créé, parce qu’effectivement la
suspension de l’état psychique, qui entretient la capacité à parler les expériences en train de se vivre, dénoterait une régression à un état et à des instruments de communication antérieurs
à la parole. La compréhension de l’expérience du patient est
toujours soumise à la loi du cadre et du modèle théorique
qui l’étaye.
« ACTUALISATION » CONTRE « RÉGRESSION »
Lorsque le cadre et le modèle de référence théorique et clinique changent, l’utilisation de la notion de régression reste-t-elle adéquate ? En analyse bioénergétique où l’expression posturale et l’expression tonico-émotionnelle sont fréquemment
mobilisées parce qu’elles font partie des cadres de référence
théoriques et techniques, l’absence d’utilisation de la parole
comme mode de communication n’est pas interprété comme fait
de régression. La dimension phénoménologique de l’ici et maintenant qui imprègne cette approche ne situe pas la manifestation
de phénomènes archaïques comme retour en arrière mais
comme émergence d’un actuel jusqu’alors inexprimé ou séquestré.
Ce que la terminologie psychanalytique appelle régression, je
le nomme émergence et actualisation. Emergence et actualisation de pulsions archaïques et/ou de polarités manquantes
dans la construction du soi.
Ce qui devient évident au fil de cette réflexion, est que le
concept de regression est intimement lié au concept d’archaïque.
LA PRÉSENCE -À -L’ARCHAÏQUE
Cela engage à revoir toute la conception de l’archaïque,
notamment par rapport à la compréhension qui en est faite en
psychanalyse classiquement.
On situe souvent l’archaïque comme en arrière, dépassé. Se
développer, gagner en maturité, est alors quitter l’archaïque, le
circonscrire pour laisser place à la pensée et la parole.
Et bien non ! L’archaïque est toujours là, comme donnée
immédiate de l’expérience, dans son sens phénoménologique. Il
nourrit les tissus, il stimule nos divers niveaux d’expérience et
d’intégration, ceux de la vitalité (l’énergétique), de la sensorialité, de la tonicité musculaire, de l’émotionnel et de la pensée.
L’archaïque imprègne toutes les formes les plus élaborées ou
« secondarisées » : nos postures, nos comportements, nos
gestes, nos réflexions et les théories que nous inventons. Il est
la toile de fond de notre psyché comme de notre corps et de nos
modes d’être et de communiquer.
L’archaïque n’est pas en arrière, en bas ou dans la profondeur : il est là, dans le présent, dans le moindre geste ou la
moindre pensée car il les irrigue. La pensée créative à soi-même
et au monde reste dialectiquement liée aux flux originaires. S’en
priver revient à apauvrir son Soi, le désaffecter, le fonctionnaliser, le rendre orphelin.
Cette conception de la présence-à-l’archaïque génère une
conception multimodale du travail-dans-le-lien-thérapeutique,
qui ouvre à la reconnaissance et à la mise en forme créative de
tout ce qui, de ces flux originaires, attendent de l’être. Car ces
flux originaires logent dans les espaces interstitiels de l’être et
imprègnent ses tissus. Ce sera donc la plupart du temps dans la
présentation agie et non parlée, dans le flux respiratoire et cardiaque, dans le soubresaut corporel, dans le tremblement qui
agite la colonne vertébrale ou l’étau qui enserre la nuque, dans
le courant émotionnel qui s’impose ou jaillit du dedans, dans le
regard qui se vitrifie ou qui s’obnubile que les forces séquestrées
jusqu’alors surgiront. Et c’est parce qu’elles surgiront ainsi, au
sein du lien thérapeutique, qu’elles seront enfin suceptibles de
prendre une forme intersubjective, et, plus tard, un sens personnel. De la présentation agie, de cette proto-symbolisation se
dessinera une autre forme, psychique, susceptible d’être parlée,
une re-présentation.
Cette attente secrète ou inconsciente de la part du patient, qui
maintenant émerge et s’actualise, est dépendante, j’en suis
convaincu, des références personnelles et professionnelles du
thérapeute : références quant à sa propre expérience de son
archaïque personnel, de sa folie et de sa fantaisie, références
quant à son modèle théorique et technique, référence quant à sa
liberté régulée d’implication et d’interaction avec le patient, c’est-à-dire référence à l’aménagement de son cadre de travail, et de
sa distance intime à l’autre personne présente.
LE TRANSFERT ET LE CONTRE TRANSFERT
En définitive, ce sont les résonances personnelles et les positions contre-transférentielles du thérapeute - comment il
accueille et réagit émotionnellement et psychiquement aux
expériences archaïques de son patient - qui ouvrent la possibilité à son patient de vivre et s’abandonner à ces expériences pour
en faire quelque chose de libérateur, de créatif, de constructeur
du soi en relation. Car le thérapeute est souvent bousculé émotionnellement, interstitiellement, par cet archaïque qui se présente de manière brute, non polie, parfois bruyante, parfois
congelante, mais toujours corporellement manifestée, agie,
immédiate, sollicitante.
Le transfert archaïque ici et maintenant secoue le thérapeute parce qu’il exige son implication affective et souvent physique
pour contenir et donner forme au pulsionnel archaïque en quête
de lien (avec l’objet transférentiel/thérapeute). Il lui faudra
répondre de manière juste et accordante pour rendre inopérantes ou inutiles les défenses archaïques du patient, défenses
prêtes à s’opposer à l’émergence de ce matériau pulsionnel originaire, auquel se mêlent les terreurs de l’annihilation, de la
chute dans le néant, du rejet par un contact-regard noir glaçant,
ainsi que la violence et la haine destructives, réactives, menaçant tout ce qui vit, y compris le lien-contact-avec-l’objet espéré.
Le transfert archaïque nécessite donc le regard vivant du thérapeute, ses mains, ses bras, son corps entier parfois, pour
assurer ce que Winnicott appelait le holding, handling et object
presenting, tout ce qui donne soutien, support, vitalité et lien au
patient, lorsque la force sans forme émerge de lui. C’est cela qui
rendra possible l’expérience innovante et rafraichissante pour le
Soi, et, ensuite, l’analyse et la compréhension de ces mouvements archaïques en instance de transformation ou déjà transformés.
Encore faut-il donc que le thérapeute n’ai pas peur de son
propre archaïque ou qu’il ne soit pas prisonnier de modèles qui
anesthésient, dévitalisent ou dévalorisent ces mouvements de
l’archaïque, parce qu’il les ressent inconsciemment comme
menaçants, ou parce qu’il les perçoit théoriquement comme non
souhaitables, l’inconscient et/ou la théorie dissimulant la difficulté à les accueillir, à les prendre en compte, et y répondre de
manière authentique et ajustée, initiant une co-création intersubjectivisante, première mise en forme transitionnelle entre
deux Soi. La psychothérapie est une affaire d’entre...
Nous atteignons là la question de la formation du psychothérapeute, toutes méthodes confondues, la question de sa propre
analyse ou thérapie personnelle, la question de sa propre sensibilité et de sa manière personnelle et subjective d’être, d’être
avec, d’être entre...
J’aimerais, pour conclure, qu’il soit certain qu’il ne s’est pas agi
ici d’un simple débat de mots entre régression et actualisation.
Non, la différence de mots explicite des différences de pratiques.
Je résume ma position.
Lorsque l’archaïque émerge, il ne suppose pas un mouvement
en arrière, ce que connote le concept de régression, mais il
dévoile la percée vers le dehors de quelque chose d’actuel, bien
qu’existant depuis longtemps. Ce quelque chose est une poussée énergétique, pulsionnelle, qui se libère par l’effet de l’entre-deux qu’est le lien thérapeutique intersubjectif. Il s’affirme alors
comme étant tout autant en quête de plaisir qu’en quête d’objet
d’attachement. Cette rencontre, ce contact, est créateur de
forme, d’abord posturo-émotionnelle, et, secondairement, de
sens, d’abord imagé. La rencontre est d’abord esthétique et poétique avant d’être pensée et symbolisée. L’archaïque est tout le
temps ici quand rien, du cadre, de la technique et de la qualité
du lien thérapeutique, ne vient le brider ou le barrer. Il va, il vient.
Et quand il vient, le sensori-émotionnel précède le pensé et
cherche le lien en l’état : ce n’est pas une régression, mais une
actualisation. Ce qui change est que cet archaïque, maintenant
lié, n’est plus archaïque : il est forme, Gestalt, intersubjectivisé,
appartenant définitivement à l’entre... cependant relié à l’originaire toujours là qui le fait vivre : l’énergétique.
La pertinence du concept psychanalytique de régression est
donc ici contestée ; y est substitué le concept d’actualisation. Ce
choix révèle sans doute une certaine appréhension de l’expérience humaine et une conception philosophique de l’êtreaumonde pour lesquelles l’arrière et l’avant appartiennent à l’ici et
à un maintenant encore discret.
On peut se demander si l’ensemble des thérapies psychocorporelles n’est pas concerné par ce questionnement et cette réévaluation terminologiques, à partir du moment où le centre de
gravité de « l’instant qui est thérapeutique » (le « now moment »
évoqué par D. Stern, conférence 2001) s’est déplacé de l’insight
psychique (au cœur de l’expérience psychanalytique) vers l’insight émotionnel (au cœur de l’expérience psychocorporelle).
Je ne suis pas Gestaltiste, mais j’ai le sentiment que tout
Gestaltiste serait aussi d’accord pour parler d’actualisation plutôt
que de régression. Ne parlerait-il pas « de situations inachevées
qui pilotent, du fond du ça, la rencontre avec l’environnement »
ou encore « d’actualisation du ça » ? Lorsque j’ai conduit, il y a
quelques années, trois séminaires théorico-cliniques pour des
Gestalt-thérapeutes, la plupart m’ont dit lors de l’évaluation finale, que je travaillais « comme un Gestalt-thérapeute »... Soit,
nous avons une certaine généalogie commune et beaucoup de
points communs qui s’originent dans la centration clinique sur
« l’ici et maintenant ». Mais peut-être qu’une certaine différence
s’établit à propos du travail sur le corps, avec le corps et son tréfonds énergétique. Ceci peut être un autre débat, mais ne ren-voie-t-il pas, « au fond du corps », à l’archaïque qui s’y tapit, à
l’émotion prête à en surgir ?
Et l’émotion, l’é-motion, n’est pas avant ou en arrière, elle est.
Ici et maintenant. D’où qu’elle vienne.
·
BOWLBY J. : Attachement et perte, 1978, Paris, PUF.
·
LAPLANCHE J. PONTALIS J.B. : Vocabulaire de la Psychanalyse,
1967, Paris, PUF.
·
STERN D. : The mutual regulation of activation, arousal, excitation
(energy) in the mother-child interaction as a key to the relationship and
the self concept. Conférence de l’Institut Internationale d’Analyse
Bioénergétique, Stresa, Italie, 10-13 mai 2001.
·
WINNICOTT D.W. : De la pédiatrie à la psychanalyse, 1969, Paris,
Payot.